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VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU CŒUR

cette artère et l’aorte, poursuit son trajet en passant verticalement audevant de la partie horizontale de la crosse aortique, et se termine dans l’un des ganglions qui entourent la partie terminale de la trachée. — A ces troncs viennent se réunir : 1° les troncules nés de la face antérieure du ventricule gauche ; 2° une partie de ceux qui émanent de la face antérieure du ventricule droit ; 3° un tronc qui parcourt le sillon ventriculaire postérieur, qui s’infléchit ensuite pour cheminer dans la partie gauche du sillon auriculo-ventriculaire et qui se jette dans l’un des deux troncs antérieurs au voisinage de leur fusion.

Le quatrième tronc parcourt de bas en haut le sillon ventriculaire postérieur. Au niveau du sillon auriculo-ventriculaire il se coude à angle droit pour pénétrer dans ce sillon, contourne alors l’oreillette droite, s’avance jusqu’à l’infundibulum, puis, se coudant de nouveau, il longe le côté droit de l’artère pulmonaire et se termine dans l’un des ganglions qui répondent à la bifurcation de la trachée-artère. Des quatre principaux troncs lymphatiques émanés des ventricules du cœur trois proviennent donc du ventricule gauche, et un seulement du ventricule droit; cette différence de nombre s’explique assez bien par la différence d’épaisseur des deux ventricules.

Les troncs lymphatiques accessoires, au nombre de six à huit, occupent surtout le voisinage des bords du cœur. On peut les distinguer par conséquent en gauches et droits. Ils se dirigent à peu près verticalement de bas en haut. Ceux du côté gauche vont s’ouvrir dans le tronc qui contourne l’oreillette gauche ; ceux du côté droit s’ouvrent dans le tronc qui contourne l’oreillette droite. Le système lymphatique superficiel des ventricules se termine, en résumé, chez l’homme, par deux troncs volumineux qui se trouvent séparés l’un de l’autre par l’artère pulmonaire, et qui se terminent dans le même groupe de ganglions. Chez les mammifères il offre une disposition semblable.

Les vaisseaux lymphatiques profonds des ventricules ont été très bien vus en 1866 par M. Belayeff qui a fait usage pour leur étude de l’azotate d’argent. On pourrait croire au premier aspect qu’ils tirent leur origine de l’endocarde, de même que les superficiels semblent naître du péricarde. En réalité ils naissent comme ces derniers des couches musculaires sous-jacentes. Le réseau qui constitue leurs premières radicules tapisse toute la surface interne des parois ventriculaires. M. Belayeff les a suivis jusque sur les valvules auriculo-ventriculaires et les valvules sygmoïdes. Chez le bœuf j’ai pu les injecter au mercure. J’ai pu constater en outre que le réseau remonte sur les cordages tendineux, et qu’il les entoure complètement sur toute leur longueur. Chez le cheval leur disposition est identique ; mais les vaisseaux sont plus fins. De ce réseau partent un grand nombre de troncules qui traversent les parois ventricu-

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laires à toutes les hauteurs, et sur tous les points de leur contour. Ils se jettent dans les troncs situés dans les sillons interventriculaires.

B. Vaisseaux lymphatiques des oreillettes . — On pourrait les distinguer aussi en superficiels et profonds. Mais les superficiels seuls ont été observés. Leur étude même s’entoure de très grandes difficultés. Cependant après de longs efforts j’ai eu la satisfaction de constater leur existence sur le bœuf et le cheval. Ils naissent comme ceux des ventricules par un réseau délicat duquel partent des troncules ; ceux-ci suivent des directions très différentes.’ Ils ont pour attribut commun de se porter vers le sillon auriculo-ventriculaire ; la plupart se terminent dans les vaisseaux qui contournent la base des oreillettes; deux ou trois vont s’ouvrir dans les troncs qui longent l’artère pulmonaire.

J’ai bien souvent tenté d’injecter aussi les vaisseaux des endocardes auriculaires, mais toujours sans résultat.

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