LYMPHATIQUES DÜ CU1K CHEVELU
qu’avec la plus extrême difficulté. Sur d’autres, ces radicules sont au contraire très développées et très rapprochées ; elles se superposent et s’accumulent en si grand nombre que le derme semble en être exclusivement composé : c’est sur la ligne médiane qu’elles atteignent ce haut degré de développement. Les téguments qui répondent à la suture bipariétale SQnt privilégiés sous ce rapport; viennent ensuite ceux de la région occipitale, puis ceux de la région frontale. Le riche réseau du sommet de la tête s’étale sur une largeur de 2 à 3 centimètres; à mesure qu’on s’éloigne de ces limites pour se rapprocher du pavillon de l’oreille, le réseau s’appauvrit, mais se prolonge cependant sur toute la superficie du cuir chevelu.
Ces vaisseaux sont pourvus de valvules, comme ceux des membres et de toutes les autres parties du corps. Ils se partagent en antérieurs ou frontaux, latéraux ou pariétaux, postérieurs ou occipitaux.
a. Les frontaux se portent obliquement en bas et en arrière, en suivant une direction d’autant plus horizontale qu’ils sont plus inférieurs. Ceux qui naissent de la peau des sourcils en général au nombre de trois ou quatre sont parallèles à l’arcade orbitaire. Tous convergent vers les ganglions parotidiens dans lesquels ils se terminent. Leur nombre est assez considérable ; il varie de dix à douze. Leur injection étant difficile, on n’en remplit le plus souvent que trois ou quatre; et l’on pourrait croire alors que les autres font défaut.
b. Les pariétaux se distinguent des antérieurs et postérieurs: 1° par leur calibre plus considérable ; 2° par leur longueur plus grande aussi ; 3° par leur direction verticale. Ces vaisseaux cependant ne sont pas rectilignes. Comme tous ceux du cuir chevelu, ils s’infléchissent en divers sens, marchent en serpentant, et s’anastomosent dans leur trajet soit entre eux, soit avec les frontaux et les occipitaux. Leur nombre est de six à huit. Us se terminent, les plus antérieurs, dans les ganglions parotidiens, les postérieurs dans les ganglions mastoïdiens.
c. Les occipitaux forment deux petits groupes bien distincts, l’un antérieur ou pariéto-occipital , l’autre postérieur ou sous-occipital.
Le premier comprend quatre, cinq ou six troncs qui descendent en convergeant, et qui se réunissent sur le splénius du cou pour former un tronc unique fort remarquable et constant. Ce tronc se dirige presque verticalement en bas, puis s’applique au bord postérieur du sterno-masloïdien, s’engage ensuite sous ce muscle et se termine dans l’un des ganglions qui entourent la veine jugulaire interne. Quelquefois il descend jusque dans le creux sus-claviculaire. D’autres fois, il ne dépasse pas la partie moyenne du cou.
Les vaisseaux du groupe sous-occipital convergent aussi en descendant et se rendent dans un ganglion situé sur le grand complexus, au-devant du
trapèze. De ce ganglion, souvent double, part un gros tronc qui s’engage presque aussitôt sous lesplénius et qui se porte horizontalement en avant, vers les ganglions mastoïdiens inférieurs dans lesquels il se termine.