‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 70 sur 481 · I. — Muscle grand zygomatique · texte numérisé non relu

I. — Muscle grand zygomatique

Situé dans l’épaisseur de la partie centrale de la joue ; obliquement dirigé de l’angle postérieur de l’os malaire vers la commissure des lèvres ; allongé, aplati, très étroit (fig. 284).

Insertions. — Le grand zygomatique s’attache en haut sur la face externe de l’angle postérieur du malaire par de courtes fibres aponévrotiques. De cet angle il se porte en bas et en avant, traverse une couche adipeuse qui l’entoure de tous côtés, et vient se terminer au niveau de la commissure des lèvres où ses fibres se mêlent à celles du petit zygomatique et du muscle canin, et semblent se continuer pour la plupart avec celles du triangulaire des lèvres. Mais en réalité elles se partagent en deux ordres, les unes superficielles, les autres profondes. Les premières , en général plus nombreuses, vont s’insérer aux téguments qui recouvrent la commissure. Les secondes se joignent à celles du buccinateuret s’attachent comme ces dernières à la muqueuse buccale.

Rapports. — Ce muscle est recouvert supérieurement par l’orbiculaire des paupières, et dans le reste de son étendue par la peau, dont le sépare une couche adipeuse plus ou moins épaisse. Il recouvre l’angle postérieur du malaire, l’angle antérieur et supérieur du masséter, la veine faciale et le buccinateur.

Action. — Le grand zygomatique attire la commissure des lèvres en haut et en dehors; sous l’influence de ses contractions, le sillon nasolabial, dont l’extrémité inférieure se relève, décrit une courbe à convexité inférieure. Ce muscle est celui qui prend la plus grande part à l’expression de la gaieté : « C’est le seul, selon Duchenne (de Boulogne), qui exprime complètement la joie, à tous les degrés et dans toutes ses nuances, depuis le simple sourire jusqu’au rire le plus fou. »

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