‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 72 sur 481 · MY0L0G1U · texte numérisé non relu

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et meme plus considérable que le précédent, vient du bord inférieur de l’orbiculaire des paupières, dont il se détache à angle aigu. Constitué par la réunion de ces deux faisceaux, le petit zygomatique se dirige obliquement en bas et en avant, puis se joint à angle aigu au bord postérieur de l’élévateur commun profond, pour aller s’insérer avec celui-ci à la face profonde des téguments de la lèvre supérieure.

Rapports. — Recouvert par l’orbiculaire des paupières et la peau, il recouvre la veine faciale et le muscle canin. Une couche cellulo-graisseuse plus ou moins épaisse l’entoure ordinairement de toutes parts, et le sépare des parties qui précèdent.

Action. — Le petit zygomatique attire la partie moyenne de la moitié correspondante de la lèvre supérieure en haut et en dehors. Sous ce point de vue il est congénère de l’élévateur commun profond, dont il pourrait être considéré comme une dépendance. Duchenne (de Boulogne) a fait remarquer que ce muscle, loin de combiner son action avec celle du grand zygomatique pour concourir à l’expression des sentiments gais, s’associe au contraire aux deux élévateurs pour exprimer la tristesse dans toutes ses nuances, un simple attendrissement lorsqu’il se contracte à peine, une douleur vive accompagnée de larmes lorsque ses contractions deviennent plus énergiques.

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