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FAISCEAUX PROPRES DU TRONC CÉRÉBRAL

Le tronc cérébral possède un certain nombre de faisceaux qui lui sont propres. La plupart sont encore mal connus et surtout n'ont pas été suffisamment contrôlés cliez l'homme. Nous ne mentionnerons que les principaux. Ils occupent tous la région de la calotte, fir dans celle-ci il n'existe, au point de vue anatomique, c'est-à-dire groupés en une masse plus ou moins compacte que l'on reconnaît sur des coupes colorées de pièces normales, en dehors des dégénérations, il n'existe, dis-je, que deux faisceaux, le ruban de Reil ou faisceau sensitif et le faisceau longitudinal postérieur, peut-être encore le faisceau central de la calotte.

Faisceau longitudinal postérieur. — Nous le décrirons avec les nerfs crâniens.

Faisceau de Schiitz ou faisceau longitudinal dorsal. — Ces fibres ont été mentionnées à propos de la substance grise centrale qu'elles parcourent (p. 37o).

Deux faisceaux descendent des tubercules quadrijumeaux antérieurs : 1° Le Faisceau prédorsal. — Syn. : faisceau longitudinal prédorsal (Thomas); f. descendant de la calotte (Cajal); f. mésencéphalo-bulbaire antérieur (Van Gehuchten); f. tectobulbaire (Mûnzer et Wiener; Pawlow; tecto, c'est-à-dire provenant du toit optique). — Ce faisceau dit prédorsal, parce qu'il est situé en avant du faisceau longitudinal postérieur, naît dans la couche superflcielle et externe du tubercule quadrijumeau antérieur, descend dans la calotte du pédoncule cérébral pour s'entre-croiser avec celui du côté opposé, audessous de l'aqueduc de Sylvius, dans ce que les Allemands appellent la décussation dorsale ou entre-croisement de Meynert, entre-croisement en fontaine; puis il passe dans la protubérance et dans le bulbe, et se termine suivant les uns dans la substance réticulée du bulbe, suivant d'autres dans le faisceau fondamental de la moelle cervicale. Dans son parcours, il fournit de nombreuses collatérales au noyau rouge, à la substance réticulée, et aux origines des nerfs moteurs de l'œil. C'est sans doute une voie réflexe optique et acoustiijue.

2" Le Faisceau tecto-protubérantiel ou Faisceau de Mûnzer. — Il s'étend des tubercules quadrijumeaux antérieurs aux noyaux gris du pont qui avoisinent le faisceau pyramidal.

Deux faisceaux descendent du noyau rouge :

1^ Le Faisceau ruhro-spinal ou Faisceau de V. Monakow. — Syn. : faisceau aberrant du cordon latéral (V. ^Monakow); f. de Monakow (Probst); f. intermélio-latéral(Lœwenthal); f. triangulaire prépyrauiidal (Thomas). — Ce faisceau naît dans le no)-au rouge dont les cellules subissent après sa section une chromolyse complète. 11 s'entre-croise avec celui du côté opposé dans la décussation ventrale de la calotte ou décussation de Forel, descend dans la protubérance et le bulbe à côté du faisceau de Cowers, plus ou moins mélangé avec lui, et arrive ainsi à la moelle. Dans celle-ci, il forme un faisceau triangulaire, enclavé entre les faisceaux de Flechsig et de Gowers, et entremêlé par ses fibres internes avec le faisceau pyramidal. Il diminue de haut en bas; on l'a suivi jusqu'à la partie inférieure de la moelle sacrée.

C'est sans doute une voie courte motrice, accessoire. Il ne contient que des fibres descendantes. On l'a constaté chez l'homme et chez les mammifères. C'est la dégénérescence de ses fibres qui fait que la dégénérescence du faisceau pyramidal est plus étendue en surface à la suite d'une lésion du bulbe ou de la moelle qu'à la suite d'une lésion corticale, ainsi qu'on l'avait reconnu depuis longtemps sans savoir d'où venaient ces libres surajoutées.

(Vax Gehcchtex. Les voies ascendantes du cordon antéro-latéral et leurs rapports avec le faisceau rubro-spinal. Le Névraxe, I90I).

2° Le Faisceau central de la calotte. — Il occupe le centre de la substance réticulée et s'étend du noyau rouge à l'olive' bulbaire.

Sur ces faisceaux : Thomas. Faisceaux descendants de la moelle. Journal de Physiologie. 1899. — Vax Gehcciitex. Analomie des centres nerveux, 3" étlition, II, p. 200. — Pawi.o\\'. Le Névraxe, 1900.

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