DEVELOPPEMENT DES ENVELOPPES CEREBRALES
daire et le cerveau intermédiaire, se continue en avant, entre les deux hémisphères, par une lame falclforme, dirigée verticalement et antéro-postérieurement, la faux du cerveau proprement dite. Celle-ci se continue en arrière et de chaque côté en deux lamelles également falciformes qui s'insinuent entre la face interne des hémisphères et la paroi externe du cerveau intermédiaire et, circonscrivant les trous de Monro primitifs, parviennent jusqu'à la base du crâne oî^i elles se perdent. L'union de la faux cérébrale avec le prolongement méningé postérieur se fait de la façon suivante. Pendant l'expansion des hémisphères au-dessus du cerveau intermé- Fig. 32. diaire, la scissure interhémisphérique Coupe antéro-postérieure et médiane de la
, -j 1 f ' 'u 1 '11 + tète d'un embryon humain (demi-sché-
et par suite la laux cérébrale s allongent . ,, - n \
^ ° matique, d après Dursy).
d'avant en arrière. Quand les hémi- p»^, pUier moyen du rràne.- I, chambre anté-
SphèresSOnt parvenus au-dessus du cer- rieure du crâne subdivisée par la cloison médiane
r r ft. — 2, chambre moyenne limitée par les prolonge-
veau postérieur, la faux cérébrale s'unit ments méningiens 6 et c. - 3, chambre postérieure
^ ■ . . subdivisée par le prolongement meningien a en deux
avec le prolongement méningé postérieur, compartiments successifs. Le cerveau n'est pas repré-
Quant à celui-ci, qui devient la tente du cervelet, il s'enfonce entre le cerveau moyen et le cervelet et s'unit secondairement à la faux cérébrale. Les extrémités du croissant que représente la tente du cervelet descendent jusqu'au pilier moyen du crâne, par conséquent jusqu'à la selle turcique qui en dérive, et s'attachent à cette dernière.
Le tissu conjonctif qui entoure le cerveau et les prolongements de ce tissu qui viennent d'être décrits fournissent les ébauches des diverses enveloppes cérébrales ou méninges. Immédiatement à la surface du cerveau le tissu se distingue par la formation précoce d'un réseau capillaire serré, et devient la piemère. La couche de tissu qui est située immédiatement en dehors de celle-ci est pauvre en vaisseaux, lâchement constituée et étroitement unie à la piemère; c'est V arachnoïde. Elle est recouverte par une lame de tissu condensé, fibreux, la dure-mère. A la face interne de la dure-mère se développe un endothélium, grâce auquel l'ébauche durale se sépare de l'ébauche arachnoïdienne ; ainsi naît un interstice, Vesjjace subdural. Dans l'arachnoïde se forment çà et là des fentes et des lacunes, espaces subarachnoïdiens.
Le développement des enveloppes de la moelle ou méninges spinales n'offre rien de particulier ; on y retrouve la différenciation en pie-mère, arachnoïde et dure-mère'.
1 . Ce chapitre embryologique emprunte principalement ses matériaux aux ouvrages suivants, que l'on pourra consulter. pour de plus amples renseignements :
MiHALKOVics, Eniwioklungsgeschichte des Gehirns. Leipzig, 1880.
LoEVVE. Beiiresge zur Anatomie und Eniiuickelungsgeschichte des Nervensy stems, Leipzig, 1880.
His. r Die Formentwicklung des menschlichen Vorderhirns vom Ende des ersten bis zum Beginn des dritten. Monats. — 2° Zur Geschichte des Gehirns. — 3° Die Entwicklung des menschlichen Rautenhirns vom Ende des ersten his zum Beginn des dritten Monats. ^6/iond;i. d. maih.-phys. Kl. d. Kgl. Ssschs. Ges. d. TFws., 1888,89,90.
Nous renvoyons aussi à notre ouvrage {Éléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés, t. II, Organogénie. Paris, Steinheil, 1896. , , . .
[prenant: