CORPS STRIÉS
La signification des corps striés nous échappe entièrement. Ce sont pourtant des ganglions volumineux qui existent chez tous les vertébrés. C'est la première portion qui se différencie dans le cerveau antérieur ; les poissons ont un corps strié (ganglion basai) et pas d'écorce cérébrale, la vésicule hémisphérique n'ayant pour voûte qu'une simple lame épithéliale (fig. .334). Le noyau caudé et le putamen du noyau lenticulaire sont des formations corticales de la base enfouies dans l'hémisphère et superficielles seulement sur les côtés de l'espace perforé antérieur (fig. 255).
Le noyau caudé ou intra-ventriculaire est tapissé sur sa face libre par l'épendyme du ventricule latéral. Sa substance grise est traversée, dans sa partie externe, par des stries blanches, à direction sagittale, qui représentent la pénétration de faisceaux médullaires arrivant de la capsule interne. Elle envoie sur la face externe du septumlucidum un prolongement, qui l'entoure en gouttière sur une hauteur de quelques millimètres {noyau du septuni, de Meynert).
Le noyau lenticulaire est divisé en deux noyaux, le putamen en dehors, qui ressemble par sa couleur gris rougâtre et par sa structure au noyau caudé, et leglobus pallidus, de teinte ambrée, lui-même subdivisé en deux portions; il y a donc en tout trois segments, striés chacun par des fibres radiées transversales qui courent de dehors en dedans, et séparés par les lames médullaires externe et interne (fig. 254).
Les cellules nerveuses des corps striés sont de deux espèces : les unes, cellules ordinaires, du type de Deiters, de taille et de forme diverses, à cylindre-axe long; les autres, extrêmement abondantes, cellules de Golgi à cylindre-axe court. Ces dernières présentent des aspects variés, elles ont ordinairement des dendrites velues; il en est qui sont de vraies cellules géantes. Les éléments du globus pallidus sont un peu différents, et en général de petite taille. — Les fibres nerveuses sont : ou les cylindre-axes des cellules locales, ou des fibres de passage, très nombreuses, qui abandonnent seulement des collatérales au noyau qu'elles traversent.
Connexions du corps strié. — Elles sont en somme réduites, si l'on n'admet ni les fibres pédonculaires ni les fibres corticales, et consistent presque exclusivement dans les faisceaux d'union avec la couche optique, fibres striothalamiques. Déjerine considèi*e comme douteuses les relations du corps strié avec le locus niger de Sœramering, indiquées par Edinger; il croit que le locus reçoit directement ses fibres de projection de l'écorce cérébrale.
1" Connexions inter-striées. Les deux noyaux, caudé et lenticulaire, sont
unis entre eux par des fibres lenticulo-caudées qui traversent la capsule interne. Ces fibres sont beaucoup moins nombreuses qu'on ne le croirait à première vue, car la plupart de celles que l'on voit se rendre d'un noyau à l'autre sont des fibres de passage, qui ne s'arrêtent pas dans le noyau lenticulaire et sont destinées à la couche optique.
2'^ Connexions corticales. — Les coïps striés, écorce basale, ne sont pas unis au reste de l'écorce, ou ne le sont que par des fibres très rares. C'est ce qu'ont
■ N. caudé Ventr.
N. Icnlic. {put.) -
Lame m. cxt.
N. caudô
D. opl.
N. ainygd. .-
-. Caps. inl.