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CIRCULATION ARTÉRIELLE DU BULBE

Les vaisseaux nourriciers du bulbe, issus des vertébrales, des spinales, de la cérébelleuse inférieure et de la partie initiale du tronc basilaire, peuvent être répartis en quatre groupes : artères radiculaires, centrales, périphériques et choroïdiennes. Toutes ces artères naissent directement des troncs vasculaires.

VAISSEAUX DES CEiNTRES NERVEUX.

Seules les artères périphériques destinées aux cordons proviennent surtout du réseau pie-mérien qui enveloppe le bulbe ; ce réseau est d'ailleurs loin d'être aussi développé que celui de la surface cérébrale; comme dans toutes les régions où elle recouvre de la substance blanche, la pie-mère est peu vasculaire et les vaisseaux nourriciers du bulbe sont principalement des vaisseaux directs, indépendants du réseau.

A. Artères radiculaires. — Très fines, de 1/3 à 1/4 de mm., elles abordent les racines nerveuses (hypoglosse, facial, auditif, moteur externe, nerfs mixtes) près de leur émergence et se divisent en deux branches : une branche

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N mirtes Acoust F. sol.

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A. rad.

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A. cent)'. Pyrain.'

FiG. 372. — Artères du bulbe (d'après Adamkiewicz).

Coupe transversale par l'olive. — Quelques noyaux de nerfs crâniens ont été indiqués. — La terminologie est celle du texte.

externe qui suit en direction centrifuge les filets radiculaires auxquels elle fournit, une branche interne qui remonte le long de la racine, pénètre avec elle dans le bulbe et la suit par trois ou quatre rameaux jusqu'à son noyau cellulaire. Au niveau des fossettes latérales du bulbe, elles forment de véritables buissons de rameaux perforants.

B. Artères centrales. — Ce sont les artères médianes ou des noyaiu:, de Duret ; elles sont analogues aux artères centrales de la moelle et méritent d'en conserver le nom. Adamkiewicz, comme pour la moelle, les décrit sous le nom d'artères dit sillon.

Chacune d'elles, très petite, de 1/4 à 1/6 de mm., naît isolément d'un tronc notable, disposition que nous retrouverons à la base du cerveau, s'enfonce immédiatement dans la substance nerveuse et va tout droit, en émettant de rares collatérales, jusqu'au plancher du quatrième ventricule, pour se terminer

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566 NÉVROLOGIE.

autour du noyau d'origine de l'hypoglosse en un réseau capillaire serré. Toutes sont sur la ligne médiane, comme pour la moelle ; elles sont donc échelonnées en hauteur et parallèles, et leur trajet est antéro-postérieur. On en reconnaît deux groupes, un groupe supérieur (a. sous-protubévantielles de Duret) qui naît du tronc hasllaire à son origine môme et pénètre dans les orifices du trou borgne ou fossette interpyramidale, un groupe inférieur qui provient des spinales antérieures et plonge dans le sillon médian du bulbe. Les artères de ce dernier groupe sont d'autant plus courtes qu'on se rapproche davantage de l'entre-croisement des pyramides, et s'arrêtent avant d'avoir atteint la face postérieure, le plancher ventriculaire n'existant pas à ce niveau.

D'après Adamkiewicz, le noyau de l'hypoglosse est alimenté principalement par la terminaison de l'artère centrale, accessoirement par l'artère du sillon médian postérieur au-dessous du calamus et par la terminaison des vaisseaux radiculaires.

C. Artères périphériques ou des cordons. — Ces artères sont réparties sur toute la périphérie du bulbe, à l'exception du plancher ventriculaire. Elles naissent, le plus grand nombre du réseau pie-mérien, les autres, plus rares mais plus fortes, de toutes les artères voisines, notamment des cérébelleuses, des spinales postérieures avec leurs branches ascendante et descendante. Elles sont destinées aux cordons et aux masses grises autres que les noyaux moteurs. Il faut mentionner à part celles des noyaux de Goll et de Burdach, L'olive reçoit ses vaisseaux de plusieurs sources : de rameaux périphériques ou artères olivaires, de l'artère radiculaire de l'hypoglosse, et même de collatérales de l'artère centrale.

D. Artères choroïdiennes. — La cérébelleuse inférieure, au moment où elle passe entre le bulbe et le cervelet, donne quatre artérioles distinctes, deux pour les plexus choroïdes, dont l'extrémité renflée et libre à la face externe du cervelet est d'autre part vascularisée par la cérébelleuse moyenne, et deux pour la toile choroïdienne. Les artères du plexus choroïde émettent en outre plusieurs rameaux qui vont au plancher ventriculaire, de même que celles des plexus choroïdes cérébraux fournissent à la couche optique et au corps strié.

Sur les artères du bulbe voy. : Duret, Sur la distribution des artères nourricières du bulbe rachidien. Arcli, de Physiol., 1873; — Adamkiewicz, Die Arterien des verlaeng-ertea Markes. Acad. des se. de Vienne, 1890. Ce dernier travail contient de fort belles planches. La terminologie de l'auteur est conforme à celle qu'il a adoptée pour la moelle.

J'ai suivi surtout la description de Duret.

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