V. interc
A.diaph.sup.
A. rén.
Gr. splanchn.
Pneumo. droit.
G semi-lunaire.
FiG. 502. — Pneumogastriciue droit. — D'après Hirschfeld.
Oplilalin Ma.c. S1I/I
Lingual, J- G[.pharjj7ig Cni'ot. ait
Gr. hypngl ) ^^^
A', iliyrn-hyind
PU'j:. pharijng
■-jfjAr Facial
Prieumog.
Br. int. spin.
Br. exi. spm.
^ Gr. hypogl.
2° cerv.
G cm sup.
Tronc des
-■inierc. svp.
gauches
FiG. 50Î. — Pneumooahliique gauche. — D'après Hirschfeld.
2" Rameau sensitif du conduit auditif externe. — Nous connaissons déjà ce rameau qui a été étudié avec les branches collatérales intra-pétreuses du facial, et nous savons sa riche synonymie : o^ameau auriculaire du vague (Arnold), rameau de la fosse jugulaire (Cruveilhier), rameau anaslomotique du pneumogastrique.
Rappelons brièvement qu'il se détache du pneumogastrique immédiatement au-dessous du ganglion jugulaire. Il se porte en dehors, croise la face antérieure du spinal et de la veine jugulaire et pénètre dans un canalicule spécial qui le conduit dans le conduit stylo-mastoïdien ; il débouche dans celui-ci à environ 5 millimètres au-dessus de son orifice inférieur. Il s'applique au tronc
y, ^ 1 R. auric. posl.
Jug. ext.
FiG. 504. — Rameau sensitif du conduit auditif externe (d'après Frohse).
Le nerf facial gauche est vu par sa face postérieure [après ouverture du conduit stylo-mastoïdien. Le pavillon de l'oreille est fortement récliné en avant.
du facial et sort avec lui du temporal (Frohse). Il contourne alors le bord antérieur de l'apophyse mastoïde ; puis, montant verticalement, croise la face externe de l'artère auriculaire postérieure. Il perfore ensuite le fibro-cartilage du pavillon près de son insertion osseuse et se termine dans la peau de la conque et de la moitié postérieure du conduit auditif externe. (Pour plus de détails, voy. Facial, p 848).
3" Rameaux pharyngiens. — Les rameaux pharyngiens sont ordinairement au nombre de deux, l'un supérieur, l'autre inférieur.
Le nerf "pharyngien supérieur, le plus volumieux, naît de la partie supérieure du ganglion plexiforme. La simple dissection permet parfois de con-
stater qu'une partie de ses fibres lui est fournie par la branche interne ou anastomotique du spinal. — Le nerf pharyngien inférieur se détache de la partie moyenne du ganglion plexiforme. Il naît à quelques millimètres au-dessus du nerf laryngé supérieur avec lequel il s'unit par de nombreux filets.
Les deux nerfs pharyngiens se portent sur le pharynx et s'anastomosent avec les rameaux fournis au pharynx par la 10'^ paire et le grand sympathique. Il en résulte la formation d'un plexus, qui est placé sur la face externe du constricteur moyen : c'est le 'plexus pharyngien. De ce plexus partent de nombreuses fibres qui assurent l'innervation motrice, sensitive, vaso-motrice et sécrétoire du pharynx. Leur mode de terminaison sera étudié avec cet organe (Voy. Pharynx, t. IV. p. 169).
Var. — Il n'existe souvent qu'un nerf pharyngien. Par contre, on rencontre parfois entre les deux nerfs pharyngiens normaux, de petits nerfs supplémentaires, les rameaux pharyngiens moyens. — Le nerf pharyngien peut recevoir une racine supplémentaire du spinal, mais c'est à tort que Spence regarde cette racine comme normale (Voy. Volkmann, Miiller's Arch., 1844, p. 337).
Rameau lingual du nerf vague. — Sous Ile nom de rameau lingual du nerf vague, Luschka décrit un rameau très grêle qui se détache de l'un des deux nerfs pharyngiens du pneumogastrique. Souvent renforcé par un filet, venu du nerf pharyngien de la 9= paire, il se porte en has et en avant, puis se divise en 2 filets terminaux. L'un se porte vers l'hypoglosse qu'il aborde au moment où ce nerf, devenu horizontal, s'applique sur la face latérale de la langue. L'autre va se jeter dans le plexus sympathique qui entoure l'artère carotide interne.
4° Nerfs cardiaques cervicaux ou supérieurs. — Les nerfs cardiaques cervicaux du pneumogastrique se détachent à des niveaux différents de la portion cervicale de ce nerf. On les désigne quelquefois sous le nom de nerfs cardiaques supérieurs ; nous verrons plus loin qu'on donne le nom de nerfs cardiaques moyens aux filets qui se détachent de l'anse du récurrent et de nerfs cardiaques inférieurs à ceux qui naissent de la portion thoracique du vague.
Les nerfs cardiaques supérieurs, dont le nombre varie de un à trois, descendent en avant des carotides primitives ; ils croisent la face antérieure ou gauche de la crosse aortique et aboutissent au plexus cardiaque en s'anastomosant à ce niveau avec les autres nerfs cardiaques fournis par le pneumogastique et par le grand sympathique.
Nert de Cyon. — En 1866, Ludwig et Cyon* découvrirent chez le lapin un filet cardiaque, doué de propriétés absolument spéciales. Après section de ce nerf, l'excitation de son bout périphérique restait sans effet. Par contre, l'excitation de son bout central produisait une chute considérable de la pression ai'térielle (d'où le nom de nerf dépresseur) et consécutivement une accélération des battements du cœur. La baisse de la pression est la conséquence d'une vaso-dilatation énorme se produisant dans le territoire des splanchniques; cette vaso-dilatation est le fait d'un réflexe dont le nerf de Cyon, véritable nerf sensible du cœur, représente la voie centripète. Quant à l'accélération elle est le résultat du principe, expérimentalement démontré par Marey, de l'uniformité du travail du cœur.
Anatomiquement le nerf de Cyon du lapin naît par deux racines dont l'une se détache du laryngé supérieur et dont l'autre vient du pneumogastrique lui-même. 11 descend le long de la carotide primitive et vient se jeter dans le plexus cardiaque.
Bernhardt^ a retrouvé chez le chat un rameau analogue. Le même auteur et Kreidmann^ ont décrit chez le chien un nerf de même valeur physiologique que le nerf de Cyon ; ce
1. Ludwig et Cyon. Ber. der sâchs. Gesellsch. der Wissensch., 1866, oct.
2. Bebnhardt. An. u. phys. Uniers. ûber den N. depressor bei der Katze. Dorpat, 1868.