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Testut. Anat. humaine, 3° édit., t. III, p

NERFS CRANIENS. 911

non seulement les ganglions ophtalmique, sphéno-palatin et otique, mais encore les ganglions plexiforme, pétreux et géniculé dont la nature cérébro-spinale n'est plus discutable aujourd'hui.

L'histologie peut seule fournir un critérium certain pour affirmer la nature d'un renflement ganglionnaire. Or, des recherches récentes, exécutées à l'aide des nouvelles méthodes de coloration du système nerveux, montrent nettement que le ganglion ophtalmique et le ganglion sphéno-palatin présentent la structure des ganglions sympathiques, c.-à-d. sont essentiellement formés de cellules multipolaires (Retzius\ d'Erchia, MicheP, Kœlliker^ Apolant'% Lenhossek^); il nous semble logique d'admettre jusqu'à nouvel ordre cju'il en est de même du ganglion otique et des ganglions sous-maxillaire et sublingual.

Il importe cependant de remarquer que, récemment, Holtzmann^ étudiant la structure du ganglion ophtalmique, aurait constaté que la nature de ce ganglion varie suivant les espèces. Exclusivement formé de cellules sympathiques chez le chat, de cellules à type cérébro-spinal ^^^^ ^^^ ç^gjj^,,^^ ^^^ ganglion ophtalmique chez le lapin, les oiseaux, il aurait une ^^ ^,^^j (j, .. ^ Retzius).

constitution mixte chez le chien et les vertébrés inférieurs. Ces conclusions de

Holtzmann ont besoin d'être confirmées et, en nous basant sur les résultats obtenus par lès auteurs déjà cités, nous croyons pouvoir continuer à admettre jusqu'à nouvel ordre la nature sympathique du ganglion ophtalmique.

Disposition générale. — La disposition générale du sympathique céphalique est sensiblement la même que celle du sympathique du tronc. Comme ce dernier, il peut être considéré comme formé de deux parties : l'une centrale, l'autre périphérique.

1° La partie centrale comprend elle-même: a) les trois ganglions ophtalmique, sphéno-palatin et otic[ue, qui sont les homologues des ganglions de la chaîne du sympathique du tronc ; b) les filets cj[ui réunissent ces ganglions aux nerfs crâniens ; ces filets sont de véritables rami communicantes. On les désigne ordinairement sous le nom de racines et, depuis Arnold, on les distingue en racines motrices, sensitives et sympathiques, suivant la nature du nerf dont elles émanent. Prises au pied de la lettre, ces dénominations sont manifestement erronées. Toutes ces racines sont essentiellement formées par des fibres centrifuges venant se terminer dans les ganglions. Les fibres centripètes, si tant est qu'elles existent, ont un trajet encore indéterminé et rien ne prouve qu'elles passent plus spécialement par la racine dite sensitive. Aussi pensons-nous que ces termes de racines sensitives, motrices et sympathiques doivent être abandonnés.

1. Retzius. Ueber das Ganglion ciliare. An. Anz., Bd. 9, n° 21, p. (>-iZ-6Zl . — Biologische Unlersuchungen, Bd. VI, 1894.

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