‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 77 sur 368 · C.caU · texte numérisé non relu

C.caU

hi'pp.

liinb.

Pôle tenip.

Lob fusif

FiG. 221. — Lobe temporal et lobe occipital. Face interne.

La face inférieure de rhémisphère est redressée pour permettre de voir O-* et T*. Le lobe occipital en bleu, Ik cuneus en bleu foncé, le lobule paracentral en rose.

mentaire ; de là le nom de scissure collatérale donné par quelques auteurs à t^, de là aussi son classement dans les scissures totales des embryologistes, celles qui se traduisent par un pli intra-ventriculaire, comme la calcarine avec l'ergot de Morand. — Ce sillon est ordinairement entier, il n'est que rarement coupé par des anastomoses entre 7^'' et T"".

5" Cinquième temporale r% ou circonvolution de l'hippocampe. — La cinquième temporale ou c. uncinée, unciforme, c'est-à-dire à crochet, plus connue sous le nom de circonvolution de l'hippocampe, parce qu'elle correspond au grand hippocampe ou corne d'Ammon, occupe le bord interne et inférieur du lobe temporal. Elle est nettement limitée à sa partie externe par le quatrième sillon temporal constant et profond, à sa partie interne par la fente de Bichat dont elle constitue la lèvre inférieure. Son extrémité

[charpy:

318 NÉVROLOGIE.

postérieure effilée se continue par deux branches avec le lobe du corps calleux et avec la cinquième occipitale ou lobule lingual 0-\ On réunissait autrefois ces deux circonvolutions T'' et 0'' dans une même description sous le nom de deuxième cire, temporo-occipitale ou occipito-temp. interne; elles sont cependant bien distinctes. L'extrémité antérieure n'arrive pas jusqu'au pôle temporal, elle en est séparée par le sillon limbique.

La circonvolution de l'hippocampe se fait remarquer par sa largeur insolite, par l'aspect de sa surface et par la forme de sa partie antérieure. A l'état frais, sa partie antérieure présente un aspect verntqueux, chagriné, dû à de petites saillies papillaires dont la signification est encore inconnue. Sa partie moyenne et postérieure est couverte d'un délicat réseau blanc pointillé de gris ou substance réticulée blanche d'Arnold, qui ne dépasse pas en • haut le sillon de l'hippocampe, et qui s'étend jusqu'au bourrelet du corps calleux sous lequel elle disparait.

L'extrémité antérieure de T' se replie sur elle-même de bas en haut et forme un coude brusque dont les deux branches supérieure et inférieure se mettent au contact. Ce coude ou genou porte le nom de pli unciné, plus usuellement de lobule de l'hippocampe; il a 25 à 30 millimètres de long sur 18 à 20 de large; il est situé en dedans et en arrière du pôle temporal. La branche directe est la tète de la 5'= temporale ; la branche réfléchie dont l'extrémité, apex^ regarde en arrière est Vunciis ou crochet. Entre les deux branches le sillon de l'hippocampe se prolonge en formant le sillon de Vunciis.

L'uncus a une forme conique; son sommet paraît libre, mais se continue en réalité avec le corps godronné et avec la fimbria ; sa base est soudée au genou du lobule. Il présente des incisures antéro-postérieures qui se traduisent sur la corne d'Ammon sous-jacente par des digitations ou grifTes. Zukerkandl fait observer que l'uncus n'est bien marqué que chez les animaux anosmatiques, car c'est un reploiement de la corne d'Ammon, dû à l'atrophie ou à la rétraction de cette même corne. Retzius tend plutôt à le rattacher au lobe calleux. Il subdivise sa surface en deux portions, auxquelles se rendent les deux faisceaux de la racine olfactive externe : le gyrus semi-lunaris en dedans, et le gyrus ambiens en dehors. Un léger sillon les sépare.

Le lobule de l'hippocampe est séparé, en dehors, de T* et du pôle temporal par le sillon limbique (Broca), scissure rhinique de Retzius, incisure temporale de Schwalbe. Reste de la scissure limbique, ce sillon forme une encoche à 2 centimètres en arrière du pôle temporal, et s'avance plus ou moins loin sur la face inférieure du lobe à la rencontre du quatrième sillon temporal f", mais sans se confondre ordinairement avec lui. Souvent il est représenté par une incisure isolée ou à son défaut par une fossette. Broca le considère comme le prolongement de la grande scissure limbique sur le lobe temporal ; ce serait un vestige de l'arc inférieur de cette scissure.

Le bord interne de la circonvolution de l'hippocampe, qui forme la marge de l'écorce cérébrale à ce niveau, présente une disposition compliquée à cause de l'enroulement de ce bord en volute, enroulement réel pour les uns, apparent pour les autres, qui y voient l'accolement de deux circonvolutions distinctes.

Il est nécessaire de s'orienter d'abord sur une coupe transversale passant un peu en arrière du lobule de l'hippocampe (fîg. 222). Nous remarquons de

CIRCONVOLUTIONS CEREBRALES.

haut en bas sur cette coupe : la base du cerveau sur laquelle se détache à ce niveau la bandelette optique, la fente de Bichat au fond de laquelle pénètre la pie-mère, puis du côté interne, libre, extra-ventriculaire, une bandelette blanche, la fimbria, un cordon gris, le corps godronné, et la forte saillie du corps de T^ séparée du corps godronné par le sillon de l'hippocampe ; — du côté externe, la corne inférieure du ventricule latéral, dont la paroi externe est concave, tandis que la paroi interne, convexe, renflée, constitue la corne d'Ammon, accompagnée quelquefois en dessous par une .seconde saillie semblable, appelée éminence coUaté7'ale, qui résulte de la projection du sillon f" dans la cavité ventriculaire. De toutes ces parties, la corne d'Ammon seule est intra-ventriculaire ; tout le reste, fimbria et corps godronné, appartient à l'écorce, au manteau de l'hémisphère, qui a pour limite la fente de Bichat.

A. Corne d'Ammon. — La description de la corne d'Ammon ou grand liippocampe se rattache à celle du ventricule latéral, mais comme cette saillie est due au refoulement de la paroi ventriculaire par le sillon de l'hippocampe, sillon cortical, nous indiquerons dès maintenant ses traits fondamentaux. Le ventricule étant ouvert, elle se présente comme un bourrelet de la paroi interne, et s'étend d'avant en arrière en un croissant à concavité antérieure ou interne, qui embrasse le pédoncule cérébral sur une longueur de o centimètres environ. Elle a une forme conique. Sa partie antérieure ou tête, courte et large de la à 18 millimètres, engagée dans la partie la plus antérieure de la corne temporale, est limitée en dedans par l'uncas, dont la sépare une gouttière qui loge le plexus choroïde. Elle présente sur son bord antéro-externe des incisures qui la divisent en digitations {griffes ou ongles) au nombre de deux à quatre ; la plus constante de ces incisures répond à une branche secondaire du sillon de l'hippocampe. Ces digitations manquent chez le fœtus et chez les animaux osmatiques ; elles tiennent à une atrophie évolutive. La partie postérieure ou queue, plus étroite, large de 8 à 10 millimètres, mais plus longue, s'étend jusqu'au carrefour du ventricule latéral ; elle est unie en dedans à la fimbria. Cette partie est notablement atrophiée chez l'homme et chez les primates (voy. fig. 261 et 263).

On appelle alveus ou lit la couche de substance blanche qui revêt la corne d'Ammon. La substance médullaire et la substance grise de la corne se continuent sans démarcation avec celles de l'uncus.

B. Fimbria. — La synonymie n'en est que trop riche : corps bordé, tœnia de l'hippocampe, corps frangé ; nous adoptons le terme de fimbria qui tranche mieux sur celui de corps godronné.

Fente de Bichat Band. opf. / Noyau caudê

C d'Avu

Fimbria

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