C. calleux
Bec
\oy. lentic.
( omm. bl.
La commissure blanche antérieure devrait logiquement être décrite avant le corps calleux, car elle paraît avant lui chez l'embryon humain, et elle existe même chez des vertébrés inférieurs, alors que le corps calleux ne se montre qu'avec les mammifères. Elle est une commissure de la base, tandis que le corps calleux est une commissure de la convexité du manteau.
Sa forme est celle d'un cordon compact, à section elliptique, mesurant 5 mm. dans son grand D. qui est vertical, et 4 mm. en sens transversal; elle a à peu près le volume du nerf optique, mais avec des variations individuelles assez marquées. Elle parcourt horizontalement la base du cerveau et s'étend d'un lobe temporal à l'autre, en décrivant un arc de
cercle en fer à cheval à concavité postérieure, comme la bandelette optique à laquelle elle est parallèle en arrière, et dont elle est séparée par l'espace perforé antérieur ainsi que par l'anse pédonculaire de Gratiolet.
On peut lui distinguer trois portions : une moyenne, une latérale et une terminale ou irradiée.
1° La portion moyenne, impaire et médiane, tantôt convexe, tantôt légèrement concave en avant, est très courte; elle mesure 7 mm. sur son bord infé-
Fio. 251, — La commissure blanche antérieure (d'après Foville).
[CHARPY.]
356 NÉVROLOGIE.
rieur qui est plus long que le supérieur à cause de la convergence des piliers antérieurs du trigone. Cette portion se voit sans préparation dès qu'on a ouvert le ventricule moyen ; elle est en effet située en avant de son hord antérieur, sous la cloison transparente, au-dessus de la lame terminale. Sa face postérieure est libre et tapissée par l'épendyme. Les deux piliers de la voûte qui la croisent en arrière limitent avec elle la fossette triangulaire du troisième ventricule (voy. fig. 189). A quelques millimètres de la ligne médiane, elle reçoit des tractus blancs qui proviennent de la racine olfactive moyenne, après avoir traversé l'espace pei-foré et la lame terminale.
2" La portion latérale, paire et symétrique, n'est libre nulle part ; elle est tout entière enfouie dans la base du cerveau, mais on l'isole facilement, car elle occupe un espace creux, appelé par Gratiolet le canal de la commissure, et constitué en haut par une gouttière du corps strié, en bas par une gouttière creusée dans l'espace perforé. Ramassée en un cordon cylindrique et compact, elle se dirige en arrière et en dehors, en suivant une ligne à concavité postérieure, passe au-dessus de l'espace perforé, au-dessous de la tête du noyau caudé, puis sous le noyau extra-ventriculaire. On la voit successivement sous le deuxième membre, plus loin entre le deuxième et le troisième segments (fig. 256).
3" La portion terminale ou irradiée ne peut être reconnue par la dissection seule. Au sortir du corps strié, sur la limite de l'espace perforé et de la partie postéro-inférieure de la capsule externe, le cordon devient lamelleux, se dissocie tout d'un coup, et déploie ses fibres en éventail dans la pointe du lobe temporal ; on les suit dans l'uncus, sur la face externe du noyau amygdalien et même dans la direction du lobe occipital. Leur terminaison, comme nous le verrons plus loin, est encore incertaine.
Les fibres de la commissure blanche ne sont pas parallèles, mais légèrement tordues sur l'axe du cordon, de telle sorte que les antérieures de la partie moyenne deviennent postérieures à leur extrémité, et inversement.
l IIL — FORMATIONS DE LA BASE. — CORPS STRIES. CAPSULE INTERNE
Tandis que les couches optiques sont d'origine centrale et représentent un épaississement des parois de la vésicule cérébrale moyenne, les corps striés, comme l'a montré Wernicke, sont d'origine corticale. Ils naissent de la base de la vésicule cérébrale antérieure, de l'écorce dont ils constituent une excroissance intérieure et à laquelle ils restent toujours attachés par leur face inférieure au niveau de la substance perforée ; cette substance ne prend elle-même qu'un développement imparfait.
Les corps striés, ainsi nommés des stries blanches de la capsule interne qui les traverse, comprennent de chaque côté deux ganglions ou noyaux gris distincts : le noyau caudé, qui se voit sans préparation dès qu'on a ouvert le ventricule latéral, et le noyau lenticulaire, placé contre la face externe du premier, et qui, étant enfoui dans la masse blanche de l'hémisphère, ne