C. opt
FiG. 252. — Les trois ganglions, noyau caudé, noyau lenticulaire et couche optique.
Vus en place par leur face externe, côté gauche. (D'après Féré.)
sur une longueur de 20 à 25 mm., depuis le corps calleux dont le genou la contourne jusqu'au trou de Monro. Sa face interne, libre, regarde la cloison transparente et appartient au plancher ventriculaire ; sa face externe et son sommet antérieur sont continus avec la substance blanche du lobe frontal ; sa base adhère à l'espace perforé antérieur, par conséquent à l'écorce cérébrale; elle fait même saillie
extérieurement en avant de la bandelette diagonale, sous le nom de colliculu>i du noyau caudé.
Le tronc ou corps, ou partie moyenne, division que tous les auteurs n'admettent pas, a pour limite conventionnelle l'étendue antéro-postérieure du ventricule moyen, soit .30 à 35 mm. ; il est juxtaposé à la couche optique. Il a lui aussi une face interne, libre, recouverte par l'épendyme, et une face externe adhérente au centre ovale. Son bord externe, convexe, festonné, répond à l'union du plancher du ventricule avec la voûte calleuse ; son bord interne, concave, circonscrit la couche optique, séparé d'elle par le sillon opto-strié qui renferme la bandelette demi-circulaire et la veine du corps strié.
La queue, qui fait suite insensiblement au corps, s'effile peu à peu jusqu'à n'avoir plus que 3 mm. de D.; elle contourne latéralement la couche optique, passe dans la corne inférieure du ventricule et se prolonge vers la pointe du lobe temporal. Dans cette portion réfléchie, sa face libre de supérieure est devenue interne ; elle occupe la partie externe du toit ventriculaire, sous forme d'un ruban de 3 mm. de large, tantôt saillant sous l'épendyme, tantôt caché par la substance blanche ; elle arrive à la partie postérieure du noyau amygda-
[CHABPY.]
lien. Clicz les singes elle s'y termine par un nouveau renflement en massue ; un petit renflement irrégulier existe quelquefois chez l'homme.
Le noyau caudé a donc une forme arquée ou plutôt annulaire; il est enroulé autour du prolongement du pédoncule cérébral et occupe toute l'étendue du ventricule latéral, en bas comme en haut. C'est pourquoi, sur un grand nombre de sections horizontales ou vertico-transversales de la couche optique, il est coupé deux fois et forme dans le dessin deux champs distincts et éloignés.
Il présente deux faces : une face libre, ventriculaire, une face adhérente à la capsule interne; et deux bords, un bord interne qui répond au sillon optostrié, un bord externe qui suit l'angle latéral du ventricule.
Sa coupe transversale est biconvexe. Au niveau du tronc, elle semble se proonger en crochet sur la voûte du ventricule (fig. 254) ; mais ce crochet appartient à la substance grise ventriculaire dont il est un épaississement local. Sa
T) onc
N caude
Tête
Tub. olj .
• Pédonc.
N. ainygd.
FiG. 233. — Le noyau caudé.
Face interne du côté droit.
couleur est gris rougeâtre. La substance grise est finement striée par la pénétration des fibres médullaires.
2° Noyau lenticulaire. — Le noyau lenticulaire, en forme de lentille convexe, ou noyau extra-ventriculaire, parce qu'il est dans toute son étendue en dehors du ventricule latéral, est un ganglion situé en dehors et en dessous du noyau caudé, entre la couche optique et l'insula de Reil.
On a comparé sa forme à un segment d'ovoïde à grosse extrémité antérieure, ou encore à une lentille biconvexe en coupe horizontale. En avant et en arrière, le noyau lenticulaire ne présente en efl^et que deux faces, externe et interne, et sa coupe frontale est presque semi-lunaire, la face interne étant plutôt concave ; mais dans toute sa partie moyenne, cette face interne se projette en une saillie arrondie dirigée en bas et en dedans, qui donne aux coupes frontale et horizontale une forme plutôt en coin ou en triangle; à ce niveau qui est d'ailleurs le plus caractéristique, le noyau lenticulaire a la forme d'une pyramide à sommet interne et présente trois faces, externe, interne et inférieure.
La face externe, convexe, verticale, est la base du coin; elle regarde l'insula, auquel Cruveilhier en raison de ce rapport avait donné le nom de lobule du