IV. — VAISSEAUX SANGUINS
Nerfs périphériques et nerfs sympathiques. — Les nerfs les plus fins ne j)oss('tl('nt pas de Miisseaux projircs, mais les faisceaux isolés, ou groupés en nerfs plus volumineux, renl'erment des artères, des veines el des capillaires. Ces vaisseaux forment un sijslêi}ie Intrafaficicidaire , c'est-à-dire compris dans l'intérieur môme du faisceau nerveux en dedans de la gaine lamelleuse et un sysièiiie pcrifascicHlaire, bien entendu dans les nerfs composés de plusieurs faisceaux. Les branches qui viennent constituer le système intrafasciculaire traversent la gaine lamelleuse (ou en sortent). Toutes affectent une direction générale longitudinale, elles courent soit entre les tubes nerveux, soit entre les faisceaux et s'envoient des anastomoses transversales ou obliques. Les artérioles et les veinules du système intrafasciculaire sont comprises dans des latnes intrafasciculaires, tandis (pie les vaisseaux capillaires sont en rapport avec les tubes nerveux ou en sont seulement séparés par quelques fibres de tissu conjonctif (Ranvier).
Ganglions. — Les vaisseaux sanguins des ganglions sympathiques des mammifères présentent une disposition très intéressante mise en lumière par Ranvier. «Les artères sont petites, se divisent, se subdivisent et viennent se
NÉVROLOGIE
perdre dans un réseau capillaire dont les mailles, assez larges, renferment chacune plusieurs cellules ganglionnaires. »
Les veines, non seulement sont très volumineuses, mais elles sont tortueuses, variqueuses et se terminent le plus souvent par des culs-de-sac, dans lesquels viennent se jeter quelques-unes des branches efférentes du réseau capillaire. Les autres branches aboutissent à d'autres points du plexus veineux. Ranvier appelle ces veines dilatées « simis veineux des ganglions si/mpatliiques » et les compare aux sinus veineux de la dure-mère et aux plexus veineux rachidiens.
Dans les ganglions spinaux les mailles du réseau capillaire sont petites et ne circonscrivent qu'une seule cellule ganglionnaire. Les veines ne présentent rien de particulier, sauf chez certains animaux (Amphibiens).
Centres nerveux. — Nous n'aurons qu'un mot à dire des vaisseaux des centres nerveux. Leurs dispositions ditTèrent dans la substance blanche et dans la substance grise. D'une façon générale, dans la substance blanche les réseaux capillaires forment des mailles allongées dans le sens des faisceaux de fibres, tandis que dans la substance grise ces mailles sont beaucoup plus étroites et de dimensions à peu près égales dans tous les sens. La substance grise est infiniment plus vasculaii'e que la substance blanche, et cela se conçoit aisément puisque c'est dans son épaisseur que se trouvent les cellules, éléments actifs. Les échanges nutritifs doivent s'y faire beaucoup plus énergiquement qu'au niveau des conducteurs nerveux.