‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 140 sur 194 · I. — ECORCE DD CERVELET · texte numérisé non relu

I. — ECORCE DD CERVELET

L'écorce du cervelet est plisscc |>lusi(>urs fois sur elle-même [lour constiluer les lobules, les lames et les lamelles, [.es plis élémentaires, c'est-à-dire les plus petits et de l'orme simple, ([ni jiar leur ri'union lormcnl les lames, ellesmènu's éléments des lobules, sont les hniiellcs ou circoiivolitl ioiis. Il y en a de (illlj à 81)1) dans le cervelet tout entier. Il est important de remarquer (|ue presque toutes sont alignées transversalement, ( fimnie des vagues piesséesles unes derrière les autres ; elles ont |)ar consé([uent une oriodatioii f roulai c (\u'i iniluence le sens d'extension des cellules nerveuses qu'elles contiennent. Cha- ([ue lanu'Ile ou circiHivohilioii mesure en moveiine !î mm. en longueur sur 2 mm. au puint li> |)lus large ; elle a deux faces libres, uiu' crête élargie qui est son bord libr(% une base étroite (|ui est son j)édiculi> ; un sillon interlamellairc la sé|)are de la lamelle adjacenle.

Lue nappe cijntinue de subslance grise recouvre la surface du cerxclet, se ui 3iS

NÉVROLOGIE

moulant sur toutes les saillies et sur toutes les dépressions, comme sur la surface du cerveau. La coupe d'une lamelle nous présente donc son revêtement extérieur de substance grise et son axe central de substance blanche ; le revêtement gris est plus considérable qu'au cerveau, il représente en poids et en volume le tiers de l'écorce totale.

Nous renvoyons l'étude de la couche médullaire de l'écorce au paragraphe suivant qui traite de la substance blanche du cervelet, et nous décrirons uniquement la substance grise corticale.

Substance grise corticale. — l.asubstance grise corticale ou écorce proprement dite a une épaisseur de 1 mm. à 1 mm. et demi, et moins de 1 mm. au fond des sillons inlerlamellaires.

Elle se compose de trois couches, qui sont, de la surface à la profondeur :

La couche moléculaire, ou granuleuse externe; La couche inter)nédiaire, ou des cellules de Purkinje ; La couche granuleuse, ou granuleuse interne.

Les couches extrêmes ont à peu près la même épaisseur. La couche moléculaire mesure 0 mm. 5 ; la couche intermédiaire, i dixième de millim. au plus, et la granuleuse, qui est la plus profonde, 0 mm. 5.

1° Couche moléculaire. — Appelée encore granuleuse externe, couche externe, couche superficielle, cette zone otTre une teinte grisâtre, et au microscope un aspect très finement grenu que l'on a rapporté tantôt à la présence d'un ciment interstitiel, tantôt, et c'est l'opinion la plus généralement admise, à la coupe d'un plexus serré de filaments cylindraxiles, névrogliques et protoplasmiques. Elle renferme comme éléments caractéristiques \espetites cellules étoilées, cellules nerveuses de petite dimension, de forme aplatie, qui occupent surtout les deux tiers internes de la couche. Leur cylindre-axe très long, non myéliné, court en sens transversal par rapport au sens des lamelles, c'est-à-dire en sens antéropostérieur pour le cervelet, parallèlement à la coupe sagittale d'une lamelle et au plan des arborisations des cellules de Purkinje. 11 émet dans son trajet des collatérales ascendantes insignifiantes et d'importantes collatérales descendan-

^ . molécul.

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