III. — ÉVOLUTION DE L'ÉCORCE CÉRÉBRALE
Nous exposerons à grands traits l'évolution phylogénique, c'est-à-dire celle de la série animale, et ri'xolutiou ontogénique du cerveau humain.
IP Evolution phylogénique. — L'étude de l'hémisphère chez les vertébrés nous apprend deux choses, d'abord que la pri''sence d'une écorce cérébrale n'est pas nécessaire à la manifestation des phénomènes psychiques, conscience, volonté, mémoire, puisque cette écorce
Grenoinlh' Lézard l\at Homme
Fig. 3.58. — Evolution phylogénique et ontogénique do la cellule psychique.
Cellule pyramidale de la grenouille, du lézard, du rat et de l'homme: — a, b, c, d, e, phases progressives du développement de la cellule pyramidale. D'après Cajal.
fait défaut chez les vertébrés inférieurs ; ensuite que le développement du manteau cortical n'est pas continu, régulièrement progressif selon les échelons de nos classifications, mais que l'on constate ici des lacunes, là des évolutions divergentes. Il reste pourtant un fait général ; la formation et l'extension de l'écorce hémisphérique marchent de pair avec l'accroissement de l'activité cérébrale^ et surtout dans cette écorce la cellule pyramidale ou psychique, qui ne fait jamais défaut, est d'autant plus compliquée dans ses expansions, d'autant plus riche en hbres d'association que l'intelligence est plus élevée. Les poissons seuls n'ont pas de cellules pyramidales, encore en observe-t-on chez certains d'entre eux. L'homme possède les cellules corticales sans comparaison les mieux organisées sur toute l'étendue de son manteau, et dans certaines régions de ce manteau elles constituent d'immenses associations presque personnelles au cerveau humain; telle est la vaste écorce du lobe frontal, siège des phénomènes psychiques supérieurs, et la sphère visuelle du lobe occipital avec ses radiations optiques qu'on ne retrouve que très amoindries chez les autres animaux.
STRUCTURE DU CERVEAU
« Nos roclierclics compaivalivos sur les propri(Hcs do la ccllulo pyraiiiidalo nous ont appris quo, plus on desccnil dans leclioIlL' des vertejbrés, moins l'appareil protoplasinique apparaît dilTércnciù, et moins nombreuses, longues et raniilices se montrent les collatérales des cylindre-axes. Ainsi, chez les oiseaux la pyramide manque de tige railiale et de véritable panache externe; chez les reptiles, la tige elle panache périphérii[ua existent, mais les expansions basilaires et latéi'ales sont encore absentes, ou
Epiph.