‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 120 sur 190 · VEINES SACRÉES LATÉRALES · texte numérisé non relu

VEINES SACRÉES LATÉRALES

Ces veines sont, comme les artères, ordinairement au nombre de deux de chaque côté; l'une est supérieure, l'autre inférieure ; cette dernière présente une disposition plexiforme au niveau de l'échancrure sciatique. Elles suivent les bords du sacrum, le long des trous sacrés antérieurs, et se jettent dans l'hypogaslrique ou une de ses branches, ou même, pour la supérieure, dans la veine iliaque primitive. Leurs anastomoses avec la v. sacrée moyenne forment le plexus sacré antérieur. Par les trous sacrés antérieurs, elles reçoivent les veines émissaires des plexus intra-rachidiens du sacrum.

VEINES RACHIDIENNES Injection. — 1" Hyrtl. Cadavre d'enfant fortement chauffé. On injecte d'abord .par

VRINES RACHII)IENM=:s

l'cioile |K)ur avoif les arlèrcs. l'uis on lie les deux jugiil. intei'iios et la v. vorlcbi'ali' gaiiclir. On pousso en sens cenlririige par la v. cave ini'ériourc Immécliateirioiit au-ilessous du loie, pour pénétrer parles veines lombaires. L'injection doit revenir par l'azygos et par les V. vertébrales. Si cela n'arrivait pas, on pousserait une iiii(H'lioii coiMpUinientairo pnr l;i ci-osse de l'azygos et par la v. vertébrale droite.

2" Wnllhei-, — Un pousse deux injections, une par la v. fémorale api'ès ligatui-e de la \. cave inl'ér. au-dessous du diaphragme; une autre par la jugul. interne, après ligature de la v. cave supérieure à son origine. On peut plus simplement lier tout le pi^dicule du ciBur. Il est bon de compléter par une injection dans le sinus 1. sup.

3" Zah-ski. — On injecte les veines par les artères, en se servant de la niasse de Teicliiiiann.

Après avoir rempli les veines à la giHatine colorée, je coupe la colonne vertébrale en tronçons ([ue je fais tromper pendant une dizaine de jours dans une solution au 10'" d'ac. nilriquc; puis on lave à grande eau et on conserve dans l'eau pliéniquée. La colonni' décalciliée peut être coupée en tous sens avec les ciseaux elle scalpel : en vidantles veines di- leur gélatine, on étudie les brides et les valvules. Une seconde colonne semblablemenl traitée pourra être débitée en tranches horizontales.

Variations régionales des v. intra-rachidiennes. — 1" Jtéfjion rerc/ca/e. — An niveau de l'angle lali'ial. I;i, dure-mèri' s'attache par ili's traclus conii|ues au tissu dense du tiou de conjugaison el au cùté interne des v. longitudinales antérieures; puis elle se prolonge sur le ganglion rachidien qu'elle engainc. Le surtout ligam. postérieur est très largo sur les 4 premières Cervicales ; il émet sur ses bords îles expansions plus ou moins ;,'randes qui passent en arriére des v. longitudinales en leur adhérant et se terminent dans l'angle durai ou dans ses prolongenu'nts. La v. longitudinale principale, unique par places, est enchâssée entre l'os en avant elle surtout en arrière; elle est bé'anto sur toute sa longueur. On y trouve souvent des brides ou même des formations aréolaircs. Les plexus postérieurs sont l)ien tiéveloppés au niveau de l'angle postérieur.

2-^ Région dorsale. — Dès la Ts vertèbre cervicale, le surtout ligamenteux rétréci ne recouvre plus les v. longitudinales que sur le quart interne de leur face postérieure ou même sur leur bord interne seul ; ses expansions latérales très courtes s'engagent audessous du vaisseau. La veine antér. ordinairement unique de chaque cùté, et à type longitudinal continu bien mar((ué, est large, épaisse, blanche; elle est deini-béantc sur la coupe, c'est-à-dire que seule sa paroi antérieure juxta-osseuse et une faible étendue de sa paroi postérieure sont rigides. Les plexus postéi'ieurs sont très sinipliliés.

3» Réfjion lombaire. — La v. longitud. antérieure passe par-dessus l'expansion latérale du surtout fibreux sans lui adhérer et décrit de grandes arcades autour des pédicules. Klle est mince, alTaisséo, d'un D. de "> à 7 mm. Je remar([ue qu'elle se dilate dans la traction des apophyses épineuses, etc[ue probablement les mouvements do Ilexion et d'extension de la colonne vertébrale doivent inducncer la circulation veineuse, par des alterna- Il ves de resserrement et de dilatation dans les gros vaisseaux. Dans le trou de conjugaison, le ganglion rachidien, fixé assez lâchement au canal osseux, est entouré de veines nombreuses, molles, dont plusieurs à trajet Ilexueux rampent tians sa gaine. La grosso masse est toujours en avant du ganglion.

■i" Région sacrée. — Le surtout ligamenteux est condensé sur la ligne médiane. Les V. longituilinales n'ont plus aucun rapport avec lui : elles forment une double chaine verticale dont les longues arcades reçoivent à leurs extrémités les v. diploïi[ues et émettent leurs veines émissaires qui descendent très obliquement au trou de conjugaison. Les plexus postérieurs sont bien développés.

V. Jugulaire postérieure. — Je ne sais pourquoi la v. jugulaire postérieure, décrite par Cru\eilhier et ligui'ér ilaiis l'atlas de Bonainy, n'est pas mentionnée dans les auteurs iillemands.

Elle manque quelquefois ; des veines isolées la remplacent ; ou bien n'existe sous forme de tronc qu'à sa partie inférieure. — Assez souvent double ; les deux troncs s'anastomo- "^ent en plexus: — ou bien se dédouble seulement en bas pour embrasser dans sa bifurc.ition l'apophyse transverse de la 7e cervicale.

V. Vertébrale — Cl. Bernard avait remarqué que dans les opérations >ur les os du crâne, chez les animaux, on est exposé à voir la mort survenir par l'entrée de l'air dans Ir cœur. Fr. Franck a montré que les v. vertébrales sont béantes sur toute la longueur de leur Irajetetqu'à leur origine elles communiquent largement avec les sinus et les canaux iliploïques du crâne, surtout chez les animaux dont la jugulaire interne est rudimenlaii-e ; d a établi enfin par une série il'expérienccs que c'est bien par la vertébrale et non par les jugulaires que l'air pénètre dans les cas de plaies du crâne. (V. Fr. Franc!;, Transmission lie l'aspiration thorac. aux canaux veineux de< os du ci-'me. Soc. de Biologie. 1S81.)

Annfoniif II

SYSTÈME VEINEUX

Chez beaucoup de mammifères, chez le chien notamment, la v. vertébrale nait du sinus caverneux et du sinus pétr. inférieur, sort par le trou déchiré postérieur et au-dessous de cette ouverture s'anastoaiose avec la jugul. interne très grêle. Cette disposition est rappelée chez l'homme par l'anastomose un peu variable et inconstante que la vertébrale envoie à la jugul. interne au-dessous du trou déchiré (Luschka).

La V. vertébrale est unique, mes coupes concordent sur ce point avec celles qu'ont figurées les auteurs : mais fréquemment elle se dédouble sur un certain trajet en deux troncs égaux ou non. Souvent aussi, et de préférence dans les espaces intertransversaires, au débouché des trous de conjugaison, elle est accompagnée d'un plexus de 2 à S veines sec'ondaires, dont elle se distingue par son volume, sa forme semi-lunaire et sa position en dehors de l'artère. Ce plexus veineux entoure l'artère complètement ou sur une partie seulement. Il n'adhère pas, comme on l'a dit, à l'adventice artérielle, car l'artère est mobile et isolable, mais aux tissus fibreux du canal transversaire. D'après Rudinger, l'artère contient dans son adventice le plexus nerveux et tout autour un réseau lymphatique assez large chez le fœtus et chez les anin)aux.

Le calibre ne croit pas régulièrement. Une série de coupes transversales menées de haut en bas montre dans le plus grand D. des variations de 3 à 5 mm. Les rapports de l'artère et de la veine sont tels sur la plupart de ces coupes que la veine ne peut vraisemblablement pas se dilater complètement et prendre la forme cylindrique, et que l'artère ne peut battre sans communiquer ses pulsations à la veine qui embrasse sa face externe.

Le tronc veineux sort quelquefois par le 7e trou transversaire, qui est plus petit que les autres ; Wcber, qui considérait cette disposition comme normale, dit qu'elle explique la persistance de ce trou. Quaad la vertébrale sort par le 7e trou, il y a souvent une branche accessoire qui sort par le 4e, 5c ou 6e trou. — Peut embrasser l'artère sous-clavière dans un dédoublement du tronc terminal. Si cette forme est la forme originelle, elle explique comment, suivant que l'une ou l'autre des deux branches s'atrophie, la vertébrale passe lantôt en avant, tantôt en arrière de l'a sous-clavière (Dowel). — Souvent fusionnée à sa terminaison avec la jugul. postér. [Trolard). — Se termine assez souvent dans lav. sousclavière.

La V. cervicale ascendante est la vertébrale antérieure de Lauth. la vertébrale externe antérieure de Luschka. Elle représente morphologiquement les azygos et demi-azygos Ihoraciques. Elle manque souvent, remplacée par des plexus ou des rameaux isolés. S'ouvre quelquefois dans l'intercostale supérieure ou même dans la sous-cutanée postérieure du cou.

La V. cervicale profonde est la vertébrale externe ou vertébrale postérieure de quelques auteurs. Peut être remplacée par des rameaux en arcades ; — s'ouvrir dans la jugul. postérieure vers la 5e cervicale [Walther) ; — ou isolément dans le tronc innominé.

Veine azygos. — injection — On réussit souvent à injecter l'azygos en poussanl simplement par la v. crurale après avoir lié la v. cave supérieure au-dessus de l'azygos. Pour avoir une injection complète dos brandies, Hyrtl conseille trois procédés: 1° pousser par l'origine inférieure de l'azygos après ligature de son extrémité terminale ; 2° ou bien par le cœur, en poussant en haut dans la v. cave supér., en bas dans la v. cave infér. : 3° ou bien dans le tronc de l'azygos et de haut en bas, pour remplir les v. intercostales et les plexus racliidiens.

D'après Braune, on ne remplit totalement les veines intercostales, qu'à la condition de placer la canule dans leur partie moyenne qui est avalvulaire et d'où l'injection gagne les deux extrémités.

La V. azygos est ordinairement un peu rétrécio à son embouchure. Son D. extérieur, après une injection modérée, est de 6 à 7 mm. à 10 cm. de l'embouchure, et de 8 à 10 mm. au niveau de la crosse qui présente souvent une dilatation.

Valvules. — J'ai étudié ses valvules sur 17 sujets, dont 5 nouveau-nés et 12 adultes. Une injection d'eau ou de gélatine poussée modérément par la v. cave supérieure, par conséquent à contre-courant, montre qu'elles sont toujours insuffisantes, même chez les enfants ; en cas d'obstacle, le sang peut donc facilement refluer de la v. cave dans l'azygos et par celle-ci dans la plupart des veines intercostales dont les valvules ostiales sont rarement suffisantes.

J'ai rencontré 3 fois une valvule ostiale, c'est-à-dire à l'embouchure même ; mais 2 fois il n'y en avait que des traces sous forme d'un liseré peu saillant, et sur le troisième sujet, la valvule paire était petite et une de ses valves était fcnétrée. — La valvule de la crosse. c'est-à-dire de la portion comprise entre l'embouchure et lav. intercostale sup. droite faisait défaut sur 3 sujets : mais comme deux d'entre eux présentaient une valvule immédiatement au-dessous de l'orifice de l'intercostale supérieure, il s'ensuit qu'on trouve presque

VEINES RACHIDIENNES

toujours une valvule clans les 5 lierniers centimètres, et encore le troisième sujet était-il un vieillard de 89 ans. Le bord adhérent de cette valvule est à 23 à 30 mm. de l'embourhurc. Sur les 9 adultes qui la présentaient, elle était deux fois unique, et 7 fois paire, et parmi celles-ci 3 fois une des valves était très petite ou atrophiée. Je crois que cette valvule de la crosse se forme originairement au-dessous de veinules que l'on retrouve quelquefois au-dessus de son bord libre et qu'elle prend plus tard un grand développement pour compenser l'atrophie précoce de la valvule ostiale. — Immédiatement au-dessous du débouché de la v. intercost. supér. droite, j'ai observé 3 fois une valvule ; dans ces cas, celle de la crosse faisait défaut ou était unique. 11 est bon de noter que l'embouchure de la V. intercostale supér. est à peu prés toujours fermée par une valvule suffisante. — Enlîn sur le tronc même de l'azygos, il e.fistait 3 fois une valvule impaire à 7 cm. au delà de reiuboiichurc. (.l'ai observé depuis au même endroit une valvule paire et complètement suHîsante )

Ces résultats ditTèrent un peu de ceux de Gruber (l'eber die Valvulœ dcr Vcna azt/gos. Arch. f. Anat , 1866). Cet anatomiste, qui a étudié 100 sujets adultes, a constaté 78 fois des valvules. 11 est ti-ès rare que la même veine renferme -4 valvules.

Il y en avait 64 fois dans la crosse, 8 fois dans la portion oblique au-dessous de l'embouchure de l'interc. sup. droite, et 6 fois dans la portion ascendante ou prévertébrale. Il n'a jamais vu de valvule ostiale, à l'emboucliure dans la veine cave, mais 12 fois il y avait une valvule très rapprochée, juxta-ostiale. Il a remarqué aussi que les valvules étaient souvent uniques, ou petites ou asymétriques. Leur concavité regarde toujours la veine cave supérieure. Dans le plus grand nombre des cas, il a constaté leur insuliîsance ; mais contrairement à ce que j'ai observé, il a trouvé que sur un certain nombre de sujets elles étaient sutïisantes et empêchaient complètement au liquide injecté par la veine cave de refluer dans l'azygos.

L'azygos possède quelquefois une double origine ou racine, une racine externe qui est la lombaire ascendante, une racine interne qui est une forte branche d'anastomose avec la V. cave inférieure et qui passe par l'orilice aortique du diaphragme ou entre les faisceaux du pilier droit. Gruber, qui l'a constatée 5 fois sur 100 sujets, a observé en même temps que cette racine est munie d'une valvule ostiale qui empêche au sang de la v. cave lie refluer dans l'azygos. Ce n'est donc pas une origine de l'azygos, mais au contraire un débouché, une voie de décharge.

Anomalies. — La grande azygos est ordinairement très grosse ou même énorme dans les cas d'absence congénitale de la v. cave inférieure. — Elle commence quelquefois audessus du diaphragme, aux dépens de la dernière v. intercostale ou de la 1''" lombaire. — Elle peut se terminer à un niveau très variable : dans la sous-clavière droite ou le tronc brachio-céphalique droit (très rare) ; dans l'extrémité supérieure de la v cave descendante, en traversant un pli de la plèvre ou un sillon du poumon ; dans la portion intra-péricardique de la v. cave supérieure ou directement dans l'oreillette tiroilc (très rare) ; dans la V. cave inférieure (cas douteux de Sœmmering) : dans la petite azygos ijui est alors la plus grosse des deux et va s'ouvrir dans la v. innominée gauche.

Est transposée à gauche, sans transposition viscérale, et reçoit la petite azygos qui est à droite. La grande azygos gauche se recourbe sur la racine du poumon gauche et s'ouvre dans l'extrémité gauche du sinus coronaire (Gruber). — Est médiane et unique, et reçoit par paires les 10 dernières v. intercostales. Il n'y a pas de petite azygos. Le tronc médian peut naître par 2 branches égales recevant les 3 dernières intercostales. — Est double. Deux veines parallèles et égales reçoivent toutes les v. intercostales ; elles sont indépendantes l'une de l'autre ou bien communiquent par une ou plusieurs branches transversales. L'azygos droite se rend à la v. cave supérieure; Vaci/gos f/riiielie se jette ou dans l'azygos droite ou dans la v. cave supérieure ou plus souvent dans le tronc brachio-céphalique gauche. Gruber sur 100 sujets a observé 3 fois l'azygos gauche indépendante, à volume croissant de bas en haut et qui, après avoir reçu toutes les v. intercostales gauches, débouchait dans la v. innominée gauche. Deux de ces veines étaient valvulées.

Dans le cas de double v. cave supérieure, la grande azygos est tantôt double, tantôt unique et placée à droite comme d'habitude.

Petite azygos inférieure — D'après Brunn, elle s'ouvre dans l'azygos a la hauteur suivante (sur oi sujets) : à la 1 0^ v. dorsale, 21 fois; à la 9'", 15 ; à la 8", 8 ; à la 11''. f> : à la 7*, 3 ; à la 8°, 1. Ces chitTres indiquent par la même le nombi'e d'espace* intercostaux desservis par la p. a.

Quelquefois très grosse et représente l'origine principale de la grande azygos. — Très grosse aussi quand elle devient la branche gauche d'une azygos double. — Fait défaut dans le cas d'une azygos unique et médiane : ou bien les deux petites a. supérieure et inférieure sont remplacées ])ar 4 grosses branches recevant toutes les intercostales (Thei/eu — Peut s'ouvrir dan* l,-i v. r;i\ e infêTieure 'rare).

SYSTÈME VEINEUX

GruLei' (Arch. f. Anal., 186G) a publié 3 cas d'ouverture de la petite azygos dans loreillette droite ; deux de ces cas ont été observés sur une série de 200 cœurs. Cet état est normal dans plusieurs ordres de mammifères.

Reçoit la petite azygos supérieure et forme avec elle un tronc unique qui s'ouvre dans la grande v. a.; 11 0/0 d'après Brunn, sur 54 sujets, 30 0/0 Morison, d'après 23 sujets. Dans plus de la moitié des cas, il y a de 1 à 3 v. intercostales intermédiaires entre les deux petites azygos.

Petite azygos supérieure ou accessoire. — Reçoit des v. diaphragmât, sup. gauches et des v. médiastines. — S'anastomose avec la thyroïdienne ou la mammaire interne, ou lav. innominée gauche. — S'ouvre dans la p. az. inférieure (v. ci-dessus). — Assez souvent, forme un tronc ascendant qui débouche dans la v. innominée gauche, ou par deux branches dans celle-ci et dans la g. azygos.

Manque quelquefois (14 0/0 d'après 54 sujets, Brunn). Dans ce cas les v. intercostales des 6. 7 ou 8 premiers espaces se réunissent en un tronc commun ascendant (v. intercosl . mp. gauche), qui se jette dans la v. innominée gauche ou dans la s.-clavière.

Outre la p. az. supérieure, il existe (le plus souvent, Theile : 11 fois sur 16, Morison) au-dessus de celle-ci une v. intercnslale super, gauche qui reçoit les veines des l", 2^ ou 3" espaces intercostaux supérieurs, remonte avec l'artère homonyme et s'ouvre dans la v. innominée gauche ou dans une veine voisine, telle que la vertébrale. Cette v. intercostale supér. gauche est la partie supérieure persistante de lav. cave supérieure gauche embryonnaire ; elle est quelquefois reliée à la v. de l'oreillette gauche par un ligament fibreux qui l eprésente une portion oblitérée de cette même v. cave gauche (Gruber).

Gruber, dans son étude sur l'azygos qui a porté sur 100 cadavres, regarde Vinterc. sup. g. comme constante; 1 fois seulement elle possédait une valvule ostialc à son embouchure, et 2 fois des valvules pariétales.

(Sur les petites azygos: Von Brunn, Ueber das Verhœltniss . . . in Jahresber. von Schwalbe, 1879 ; — Morison, The arrangement of the azygos... in Journ. of Anat.,1879).

Veinés bronchiques. — Outre les v. bronchiques classiques, qui sont postérieures. Weber et ZuckerkandI ont décrit des r. bronchiques antérieures. Simples de chaque côté et situées sur la face antérieure de la bronche, de la trachée et du paquet ganglionnaire, ces veines s'unissent en un tronc unique qui peut dépasser 2 mm. de D. et se jette dans la y. azygos ou dans lav. bronchique postérieure. Elles naissent surlout des grosses bronches et des ganglions. Elles communiquent par 1 ou 2 v. émissaires avec les v. pulmonaires (V. ZuckerkandI, G. R. Ac. Se. de Vienne, 1882).

V. médiastines postérieures. — Ces veines forment autour de l'aorte un réseau, réseau ou plexus aortique, qui se prolonge jusqu'à la racine du poumon. A ce réseau prennent part des veines de provenances diverses : du péricarde, de la plèvre, de l'œsophage, de l'aorte, des bronches, du diaphragme. Il se déverse en partie dans l'azygos, en partie dans les v. pulmonaires (v. ibidem).

Sibliographie. — Les travaux île Breschet, qui sont du couuuencement de ce siècle, sont restés la base de la description des v. rachidiennes, et ses planches ont été partoui reproduites.

Voyez aussi : Walther, Recherches sur les veines du rachis. Thèse de Paris, 1885 ; — Trolard, les Sinus et les veines delà cavité rachidienne, 1892 ; — Zaleski, Ueber die Vertheilungder BlutgefcBSse aniler mensch. Wirbelsaûre. Morphol. Arb. v. Schwalbe. 1893.

TRAITÉ

DANATOMIE HUMAINE

QUATIllÈ.ME FASCICULE

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