‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 175 sur 190 · LYMPIIATIOUKS DE LA TÈTE ET DU COU · texte numérisé non relu

LYMPIIATIOUKS DE LA TÈTE ET DU COU

joue et va alxxilir au plus poslrricMii- des ganglions soiis-niaxillaires (Sapj)ev).

ï>e réseau lyni{)lKiti(|ue des geneives se coul'uuie (>n dehors avec celui de la face muqueuse des lèvres et des joues, en dedans a\'ec le réseau de la muqueuse du plaiiclier d(i la bouche pour la màclidlre iulV'rli'ure, avec celui de la voûte |)alaline pour la niàclidlre suj)éiieuie.

Lymphatiques des dents. — <hi n'a pas encore démontré la présence de vaisseaux lyiuphali(iues dans la jHiljie dentaire. Saj)pey a essayé vainement de les injecter. (Juelques auteurs mettent cependant l'e-xistence de ces vaisseaux hors de doute (Arkowy, Odenthal, Wangermann, etc.). Mais leur opinion s'appuie sur des conceptions a prioi'i ou sur des déductions pathologiques et non sur (les ciinstatations directes. Budecker (1 890) aurait cependant aperçu dans la pidpe dentaire des vaisseaux ayant les caractères histologiques des capillaires lymphatiques. Plus récemment Partsch et Kcirner ont repris la question. Korner a essayé d'injecter les lymphatiques de la pulpe après mise à nu de celle-ci; il a employé la méthode de Gerota. Il a échoué dans toutes ses tentatives; lah masse passait exclusivement dans les vaisseaux sanguins. En- revanche, eir dé])Qsant siuq)leHieut des jKirticules colorées sur la pulj)e deuÉ^ire de jeunes chiens, il a retmuvé, au bout de quelque temps, ces particules dans les ganglions sous-niaxillaires. jNIais si cette constatation nuuitreque les espaces interl'asciculaires ào la pulp(^ sont en relations directes avec le système lvmphali<|ue, elle est insullisante pour ])ernietlre d'alfirmer l'existence de vaisseaux lymphali([U('S dans cetle pulpe. ^

Au demeurant, ces recherches sont Incompièles. Korner eût dû examiner non seulement les ganglions sous-maxlllaires, mais encore les ganglions parotldlens. Les lymphatiques des dents, si tant est qu'ils exlslent, doivent en effet logiquement se reudie à ces ganglions j)ar(>ti(]ieiis, en suix ant hîs vaisseaux dentaires.

I.cs relations des lésions dcnlaires el de ceitiiines adeuoiintliies, nig-ucs ou chroni([ues, des panglions sDns-iiiaxillaires ne sont cependant pas douteuses. Mais rcxistence de vaisseaux lynipiiali(|\ies dans la pulpe n'est point nécessaire à leui- explication. Les lésions du périoste alvéolo-dentaire et de la portion adjacente de la gencive, suite rréqucnte sinon fatale de la carie dentaire, suffisent à cxi)lii|ucr rinllamniation îles ganglions sous-niaxillaires.

Bibliographie. — Bœukckkii. f)ii- Aiiiiiiniiir itii'l l'ulhnhii/ir (la- /nlnir (W ien u. Leipzig-, Willieni Brauniûller, 1890). — Kokuxhu. Uelierdie Ue/,ieluuigen der ErlvranUungen derZahne zu lien chronisclien Scinvcllungen der regionaren Driise, Berlin, 1897. — Oi.i.endohkk. l'elier den ZusaMuucnhang- der Scinvcllungen der i-egiiin;iren I>yin|ilidrusen... elc. Drulsrhc Moim/scliriff fiif /:ilinlicUkniL'U\ juin tS'.IS. — I' au i -r.ii. ' ;</n',//o/,.,,;Nr/,,' l',l,,llrr, 1811'.).

Lymphatiques de la langue. — l'.n raisiui de leur huporlance prali(|ue, les lvm[iiialH|urs de la langue nous arriMeront plus longTeiups.

T. Rkskai x o'iuuiaNi:. — Les lym[)liatlques de la langue \-leiineiit les uns de la uui(|neuse ( ! \ niphall([ues superhclels), les autres des muscles (Ivniphalnjues pndoiuls).

l) Lymphatiques superficiels. — Le réseau muqueux s'étale sans inleri'uptlf)n sur toute Télendue de la muqueuse linguale; aux confins de celle-ci, il se eimlinue sans ligne de dén>arcatiou bien nelle axcc le réseau luunoldgue des uniq*ieuses adjac(Mites. Sappey a dduni'^ de ce rideau mnqiicnx une desi ri|il uni demeurée classi(Hie.

« L(U'sqiu'. après avoir Injecté les \-alsseaux lymuliaiiqnes de la langue sur

[ivii!ii:i: ET clWLo:

ÉTUDE SPÉCIALE DES LYMPHATIQUES

toute la surface libre de sa membrane muqueuse, on examine le réseau qui la recouvre, on remarque qu'il diffère assez notablement selon qu'on le considère, sur le tiers antérieur, le tiers moyen ou le tiers postérieur de sa face dorsale, ou sur ses bords et sa face inférieure. — Sur le tiers antérieur de la face dorsale, le réseau se distingue par l'aspect uniforme qu'il présente, par la grande ténuité des radicules qui contribuent à le former, et l'extrême petitesse de ses mailles. — Sur le tiers moyen, il est plus développé et d'un aspect bien différent. Les papilles du .3* ordre étant disposées sur cette partie de la face dorsale en séries linéaires et parallèles à la double série des papilles caliciformes. . . , on voit, de chaque côté du sillon médian, le réseau se décomposer en sail-

la

— Vaisseaux lymphatiques de la face dorsale langue. (Fig. de Sappey.)

1, 1. Réseau lymphatique du tiei-s antérieur de la langue constitué par des liesparallèlescomme

radiculaires d'une extrême ténuité. — 2, i>. Réseau lymphatique de la partie ]gg nerVUreS d'une moyenne, formé par des radicules plus grosses, surtout sur les bords de la langue,

lesquelles convergent d'arrière en avant et de dehors en dedans, comme les feudle et ayant pOUr

sillons papillaires. — 3, 3. Réseau qui répond aux papilles caliciformes : il est (.gj^^j.g commUU CC composé de troncules beaucoup plus gros qui serpentent autour de ces papilles

et qui les encadrent. — 4, 4. Troncs lymphatiques qui naissent des parties laté- Slllon qUl leS relie à

raies de ce réseau. — 5, 5. L'un de ces troncs qui se porte en dehors des amyg- i -, 1 j 1 +'

dates pour se rendre dans les ganglions moyens du cou. — 6, 6. Vaisseaux manière Cie la lige

lymphatiques antérieurs du voile du palais s'anastoniosant avec les troncs laté- sur laquelle SOllt im-

raux de la face dorsale et formant avec ceux-ci un petit plexus. — 7, 7. Autre i < - i i i

tronc latéral qui passe en dedans de l'amygdale correspondante. — 8, 8. Troncs pltintees ICS J)arnes

qui partent de cette partie médiane du plexus. — 9, 9. Autres troncs, moins d'une plume Plus

volumineux, dépendant des précédents, et disparaissant comme ceux-ci au moment où ils s'engagent dans l'épaisseur des parois du pharynx. Olî Se rapproche des

papilles calicifoA'mes

et plus aussi le réseau acquiert d'importance. Au devant des papilles caliciformes, les troncules sous-papillaires offrent dt^à un calibre considérable; on les dis-

LVMriIATlQUES DE LA TÉTE ET DTJ COU.

tingue sans peine à l'œil nu. En passant entre ces papilles, ils se dévient pour les contourner, les uns cheminant sur leur côté interne, les autres sur leur côté ■externe, en continuant à s'anastomoser sur tout leur trajet. Arrivés en ari'ière des papilles calicifornies, ils reçoivent encore une foule de rameaux et ramuscules émanés des papilles coniques qu'on oliserve sur leur partie postérieure, ■dans l'étendue d'un demi-centimètre, puis convergent alors pour donner nais-

•sance à G ou 8 troncs voliunineux — Sur le tiers postérieur, verticalement

•dirigé, il n'existe que des papilles du quatrième ordre ou hémisphériques d'une ■extrême petitesse. Les radicules lymphatic[ues qui en partent sont très nombreuses; elles se jettent presque aussitôt dans les troncs sous-jacents.

« Sur les bords de la lanijne, la muqueuse a pour attributs particuliers des plis per|ieucliculaires à leur direction, surmontés de tubercules ou simples j)apilles et séparés par des sillons l)ien manifestes. Tous ces plis sont le point de •départ d'inninubrables ramuscules lymphatiques, formant sous la base des 2ia]>illes un réseau des plus riches, réseau qui se continue en haut avec celui de la face dorsale et en bas avec celui de la face inférieure. — Ce dernier diffère peu de celui de la face dorsale, il est surtout caractérisé par la direction trans- Tersale de ses mailles. » (Sappey.)

Tous les lymphatiques muqueux du corps^ de la langue communiquent les ams avec les autres, et, sur certains sujets, on peut par une seule piqûre les dnjecter en totalité. Par contre, les lymphatiques de la base de la langue présentent une certaine indépendance et demandent, pour être injectés, une ou plusieurs piqûres spéciales (Kûttner). Cette autonomie est-elle le fait de l'origine ■eml)ryologiciue différente du corps et de la base? — Ajoutons que l'injection franchit toujours sans difficulté la ligne médiane et qu'une piqûre unilatérale peut injecter les collecteurs des deux côtés.

2) Lymphatiques profonds. — Il est presque impossible de mettre en évidence les lym])hatiques musculaires avec l'injection au mercure. On peut par ■contre les injecter sans trop de peine avec le Gerota. Grâce à ce procédé, nous avons pu nous assurer, après Kûttner, que leurs troncs collecteurs s'unissaient ajirès un court trajet avec les ellerents du réseau mu([ueux.

II. TuoN(.s COLLECTEURS. — De CCS réscaux d'origine éuianent lui nombre considérable de collecteurs. On peut les répartir en 4 groupes :

1) un groupe antérieur ou apical;

2) un groupe latéral ou marginal; 2) un groupe postérieur ou basai; 4) un groupe médian ou central.

I) Troncs apicaux. — Nous réserverons le nom de troncs apicaux aux collecteurs naissant de l'extrême pointe de la langue. Ils sont ordinairement au nombre de deux de chaque côté (a et b, fig. 0.37). Presque toujours très grêles, ils se portent en bas et en avant en cheminant dans le frein, ou sur les côtés de ce dernier. Ils arrivent ainsi jusqu'au contact de la face postérieure du maxillaire. Ils se séparent en ce point. L'un {b), après s'être en quelque sorte réiléchi sur l'os, se porte en bas et en arrière, passe entre le génio-glosse et le mylo-

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