‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 4)Chapitre 52 sur 84 · C. Cl ic, (arc · texte numérisé non relu

C. Cl ic, (arc

l''ig. IT.'i. — Le ffu'tila^'c lijymïdc Vue aiitcrieure.

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l'une interne plus large est recouverte presque en totalité par le m. tliyro-liyoïdien ; l'autre, externe et postérieure, est masquée parle constricteur inférieur du pharynx.

La, face interne est lisse dans presque toute son étendue. On trouve seulement quelques rugosités ou des épaississements du périchondre au niveau des points d'attache des ligaments et des muscles. Elle est en rapport avec les muscles thvroaryténoïdieu et crico-aryténoïdien latéral et avec la muqueuse pharyngienne. Le bord supérieur est mousse. H est dirigé horizontalement et présente quelques légères ondulations.

En arrière il se relève pour se continuer avec le bord antérieur de la corne supérieure (v. plus loin); en avant, au contraire, il s'abaisse en décrivant une courbe et se prolonge avec la partie du bord antérieur qui limite l'échancrure. Sur toute sa longueur se fixe la membrane thyro-hyoïdienne.

Le bord inférieur est également horizontal ; il est plus mince que le supérieur, parfois tranchant. Son trajet présente quelques sinuosités, variables selon les cas. A peu près à l'uuion de ses deux tiers antérieurs et de sou tiers postérieur on rencontre une saillie quelquefois peu accusée, assez souvent au contraire très proéminente et pouvant atteindre plusieurs millimètres. Cette saillie sur laquelle aboutit l'extrémité de la crête oblique ou le cordon fibreux qui la complète est le tubercule inférieur ou tubercule marginal. A sa surface vient s'insérer une digitation du m. constricteur inférieur du pharynx. Le bord inférieui' donne insertion, dans sa partie interne à la membrane crico-thyroïdienne, sur ses parties latérales au muscle crico-th3^roïdien .

Le bord postérieur ou externe, presque vertical, épais et arrondi, donne attache aux m. stylo-pharyngien et pliaryngo-stapliyliu. Il se continue en haut et en bas avec le bord postérieur de chacune des deux cornes.

Le bord antérieur ou interne comprend deux parties : l'une supérieure, libre, plus ou moins longue et séparée du bord correspondant de la plaque opposée par réchancrure,est oblique en bas et en avant et donne insertion à la zone moyenne de la membrane thyro-hyoïdienne. La seconde inférieure, plus longue, est inclinée en sens inverse, c'est-à-dire en bas et en arrière. Elle est fusionnée au bord antérieur de la plaque de l'autre côté (C).

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Tes deux anfiicR postérieurs so prolMUiiciil riiii cL l'aiilro par une saillie qui a reçu le nom de corne.

La corne Sî«pt/)'(6HJT ou irrjinile corne possède une ]oni:ueur d'environ I cm.

Irans\ersaieinenl. jiuis r\ lin(lri(|ue. elle s(i

diri

itre en

Corne siip.

Echnur.

h I cm. 5 D'ahiird aplali( haut, en arrière el en dedans, décrivani une courlie allininèe. Son somniel ai'i'ondi es|, rc'uni à Texl r(''ni i h' de la g'railde cnrne de l'ns liyoïde |)ar un inrdon libreux, le liuaiuenl I In ro-li VI )ïd len la li'ra I .

La coi'iir i II /'(.'■ricurc on pelile corne, loujours moins loni;iie (|ue

la supérieure, alleini ."■) \^ (-.^ Cunw mf.

à 7 mm. iVplalie laléralenienl ou presipie cylindri(jue elle s'in- — CarUlagi'. thyroïde, \ ii par sa l'acu poslci'icurc,

curve en avanl, el porle

sur le coté inlerne de son sommet une petite surface lisse, circulaire, jilaue on l'aihlement convexe (pii s'articule avec la facette articulaire iiii'érieure du e. crici lïde.

\j angle a nté rieur et supérieur est très arrondi. Il correspond à l'exln'mité sup(''i'ienre de r(''cliancrure liivroïdien ne.

ï^'aiiglc antérieur et inférieur n'a pas d'exislence propi'e jinisiprà son niveau les iilaipies carlila.iiineuses sont l'usionni'es.

m. — Cartilages aryténoïdes (11,-. 17S). — Ces carlilnj.;('s, au nond)re de deux, sont sitnè's ,'i droile et à gauche di^ la liiiiie uu'diane el reposent sur les surlaces articulaires snpr'rieures du i'. ci icoïde. Ils se ra |)prochen l ou s'è'carten t l'acilonicnt l'un de l'auti'e, aussi l'inleiN aile ipii les si-pare esl-il varialde; en movenue il s'i'dève à 1 cm.

Leur l'orme est irr(''L;ulH''re el- les anciens analoniisles l'aNaient ciimpai'éi^ à celle d'un hec d"ai,i;n ière ( yf.-jrc.'iva). Aclneileiuenl on les di'rnl counuuni'meul comme de petites pvramides t l iauiiulaires à hase inl'c'nenre. l'ourlant il serait |)lus exact de les envisager simpli'ment comme des laines triangulaires incurvi'es. mince dans leui- moi I il' supérieni'e. épaisses au contraire ilaus leur moitié I n IV'rien re. I;i seule qui ait f|uelipii^ ressem Itlance avec un(^ pyramide. Des coupes hori/onl;iles meiii'es snccessi \'emeii I de haut en lias an tra\ei's d'un larvnx intact montieiit en ellet f[iU' dans leur pai'tie supérieure les c. arviénoïdes ne possèdent que deux laces (fii;-. 1(19. 189 et 19i). ipii reiiardent l'une en avant, l'aulre en an-ière. el pai' suite deux liords. exlei'ue el interne ( \V). IMus ])as seulement la surface de section devient à peu près trianiiulaire. en nH''me temps ([ue plus étendue. Ce changement r(''sulte de ce (|ni^ le hord interne s'c'dareil et se prolonge en avant par une saillie. Vapophijsc vocale, d'où jiroilncl uni d'une

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troisième face, interne ; ensuite, de ce que le bord externe s'incline en arrière en s'épaississanl pour former Vapopliyse musculaire. Enfin la face antérieure a pris une direction oblique et regarde maintenant, non seulement en avant, mais encore en dehors.

Nous devons donc décrire aux c. aryténoïdes deux faces : l'une postérieure, l'autre aritéro-externe ; deux bords, externe et interne ; une base et trois angles.

La hauteur totale de ces cartilages mesurée en droite ligne est. en moyenne, chez l'homme de 15 mm., chez la femme de 12 mm.

La face postérieure est fortement concave, absolument lisse. Elle répond au muscle interaryténoïdieti transverse.

La face antéro-externe dans son ensemble est convexe mais partagée en trois zones bien distinctes, étagées l'une au-dessus de l'autre. Cette configuration est

Apop. DOC.--'

Fig. 178. — Le cartilage aryténoïdc.

A, face postérieure; B, l'ace antéro-externe; C. face interne; H, base.

due à ce que sa partie uioyeiiue s'excaN'e, par suite de l'amincissement de la lame cartilagineuse, et constitue ainsi une fossette à peu près hémisphérique. Une crête curviligne, la crête arquée de Luschka, limite cette fossette. Elle commence en haut sur le boi'd interzie du cartilage par un épaississemeut pyramidal, se dirige en dehors et en bas, atteint le bord externe, se recourlje alors en dedans et va se perdre sur le bord supérieur de l'apophj'se vocale.

La fossette hémisphérique loge un auiasde glandules groupées en une masse compacte qui adhère assez fortement au cartilage.

Au-dessus de la fossette hémisphérique la face antérieure est réduite à une petite zone triangulaire, lisse, légèrement bombée, et fortement inclinée en arrière et eu dedans.

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La région siliiéc :i ii-(lcss(iii> di' ci'lli' iiumiic l'i)ss(>il(' coitcsiioimI ;'i la |i,u'lio épaissie du c. a i'\i(''nn7(lc. De Infiuc sonslblcincnl I riaiigiiLnii'c. clip fsl conravc YPrs le dehors (la lis SCS deux ticr-> aiiir'riciirs, plane (in ]iliis son\"cnl cnnx-cxc dans son tiers postcricur. Celle sinTa( (' donne niserlinn aux lilires du umscle lliyi-oarylénoïdieu .

Le borJ inleriie, verlioal cl presque rei liligne. s"('lai'gil dans son liers inl'erieur au poini de consliluer inu' \ r'rilable l'ace, la face interne de» ailleurs. A niveau il se continue en ari'ièi'c avec la l'ace posléi'ieiirc. en se l'ccdurlia ii I à an,:.;lc droit, et représente la l'ace inlerne de rapo])liyse \iicalc.

Le boriJ externe a ITccle la r( ii'inc d'un S a I Imi gi'' di m I la ]ia i l ic i ii IV'rieiii'c. ci nicave eu deliors. fail a\'ci: la parlic sup('Ticiire. cdiiNcxc dans h' iM("'iiie sens, un angle olilns ouxci l en arrière cl en ilelinrs.

base i]c \;i la me I na ngiila i re ca rl ilagi iiciise esl . a\'ons-nniis dil. IVirleincnl, épaissie. Sa lai'gcur esl de !» à ."i luin .. la iidis (|iie sa longueur al Icinl 11 à 1 3 luiu . Elle est di\'isée en deux ri\:: k ins. l'une posl(''i'ieurc. l'anlrc anlérieiirc. La r(''gioii p(is|i''rieure. dirig(''e en arrière cl en delinrs. a reiMi le uinii d'apupliNse m use. nia ire ; la région anl(''rieure dlrig(''cen a\aiil siil\aiil un plan sagillal csl, désignée sous c(dui d"apopli ysc \'ocalc.

L' apophyse musculaire, appelée encore apoplujse ariiculaire, est, nue saillie pi'isnialique inciir\(''e en dedans cl en lias. On jiciit lui distinguer Irois l'aces i-L une i'xlréniit('' lilire. luoiissc. Les l'a ces supi''rieii rc cl exlerne lu' sont, respecliveniciil. cpie des régimis des faces [Kisti'rieiirc cl exlerne du cartilage, La Iroisicme, inrérii'ur(\ cousiilue une l'acelle articulaire (|ui enire l'ii i'ap|M)rt, a\ec la facétie supérieure du c. cricoïde. l^lli[)li(|iie. fpielquefois j)liis ('li'oile à sa partie antérieure. cetl(^ l'acelle esl concave dans le sens de son grainl axe qui est oldique en arrière et en didnirs : plane ou faihli'inent coiix'exc en sens iiivci'se. L"a |)opli\'se musculaire donne allaclie aux muscles ci'ico-ai"\ li''noïd len posli''rieui- et lali''ral ainsi qu au.x libres de la capsule de rarliculation crico-ai'\"((''noïd len ne.

L'apopli ijse vnctde conqu'end la moilié antérieure de la base du c. a r\ii''iio'ùle. Sa forme est, celle d'uni' p\ rainide à .'5 |)ans dmit le somini't se |iei'(l en a\ant dans l'épaisseur du ligameni l'iasl Kpie de la corde \ocale inférieure {v. pl. loin). Sa l'ace exlerne ap|iarlienl à la /.one i ii fi'rli'ure de la l'ace extei'iie du cartilage ; sa face inlerne a (''U' di'MTile plus liaul à [»ro|ios du bord interne de celui-ci; quant à sa face inl'é'rieure. siliM'c au-de\ ant de la lacet le ariiculaire. idie dépiMut Ion t en tière de la ])ase.

Des trois angles, run correspond au sommet aigiide l'a po|ili\ se Xdcale. l'autre au somincl mousse de r;ipo|di\se musculaire, le troisième esl su pi'rieur. aigu (d réuni par des traclus c(Hii(niclils au cartilage de Sauloriiii.

IV. — Cartilage épiglottique ( fit;. 170). — Le cartilage épiglottique est situé dans l'épaisseur du repli mu(|ueux (pu s(''pare la base de la langue de la cavité du larvnx. et qni^ nous avons (l(''cril plus baul sous le nom (["(''juglol le. Il eu constitue le squelette.

Débarrassé complètement de la muqueuse qui lui adli(''re et du tissu con jonctif graisseux qui recouvre une grande partie de sa face antérieure, le c. épiglottique se présente sous l'aspect d'une lame souple, jaunâtre, épaisse au plus de 2 mm.. ])lus mince sur ses bords que dans sa partie médiane. Les diverses cour-

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bures que présentait Tépiglotte iiitacle ont alors presque complètement disparu car elles étaient dues à la présence de liens fibro-élastiques que le scalpel a détruits.

Sa forme a été comparée à celle d'une feuille munie de son pétiole ou d'un cœur de carte à jouer très allongé. On peut donc lui décrire une hase et des côtés latéraux curvilignes, un sommet inférieur effilé en pointe et deux faces, antérieure et postérieure.

La hase est habituellement échancrée en son milieu et répond au bord libre de l'épiglotte. Lesbords latéraux sont souvent irréguliers, dentelés, même quand la dissection est soigneusement faite, ce qui tient à ce que le cartilage s'amincit et se conlinue insensiblement avec le tissu piu-ement flbro-élaslique des replis aryténo-épiglottiques.

Le sommet est rattaché par un ligament résistant à l'angle rentrant du c. thyroïde.

La face postérieure, dans toute son étendue, est tapissée par la muqueuse laryngée. La face antérieure, libre et revêtue par la muqueuse buccale dans sa moitié supérieure, déborde en haut l'os hyoïde ; dans sa moitié inférieure elle est en rapport avec le tissu cellulo-adipeux et les glandes qui remplissent l'espace tiiyro-hyo-épiglottique.

La surface du c. épiglottique n'est pas plane ; elle est au contraire irrégulièrement bosselée et criblée de fossettes plus ou moins profondes et larges qui occupent toute son étendue et sont surtout abondantes dans sa partie moyenne, de chaque côté de la ligne médiane. Lorsqu'on enlève minutieusement le tissu qui comljle ces fossettes on peut se convaincre qne la plupart d'entre elles représentent en réalité des trous creusés au travers de la lame cartilagineuse. Les uns

Fig. 179. — Le cartilage épiglotliijue vu par sa face postérieure, laryngée.

livrent passage à des vaisseaux, à des filets nerveux et à des conduits excréteurs de glandes ; les autres, ainsi que les simples fossettes, logent des glandules muqueuses (F).

V. — Cartilages de Santorini ou c.coniicuZes (fig. 178). — Ces deux cartilages se présentent sous l'aspect de petits nodules coniques ou de bâtonnets longs de 4 à 5 jum., rattachés chacun au soniuu'tdu cartilage aryténoïde correspondan t par des tractus fibreux. Généralement incurvés en forme de crochets ils se recourbent en dedans et en arrière, arrivent souvent ainsi à se toucher par leur sommet et même à chevaucher l'un sur l'autre.

I^es cartilages de Santorini recouverts directement parla muqueuse font saillie en arrière, de chaque côté de la ligne médiane, sur le bord de l'orifice pharyngien du larynx à l'union de cet orifice et de l'espace interarylénoïdien (tubercules de Santorini).

VI. — Cartilages de Moi^gagni on c. cunéiformes (fig. 171 et 179). — La plupart des auteurs classiques désignent ces cartilages sous le nom de c. de

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