‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 4)Chapitre 9 sur 84 · DENTS TEMPORAIRES ET DENTS PERMANENTES · texte numérisé non relu

DENTS TEMPORAIRES ET DENTS PERMANENTES

Chacun sait que chez l'homme et la majorité des mammifères la plupart des dents sont remplacées une fois. 11 se fait, dans une première dentition, une série de dents temporaires ou de lait, qui tombent pour faire place dans une deuxième dentition à des dents permanentes ou de remplacement. Certaines dents font exception et ne se montrent qu'une fois ; telles, chez l'homme, les grosses molaires, qui ne paraissent que dans la deuxième dentition. Le rempla-

Fig. 19. — Figure demi-schématique représentant le développement, liistologique de l'ivoire.

0, 0, odontoblastes. — f, libre de Tomes. — g, gaine de l'ivoire. — t, tube de l'ivoire — /, ivoire déjà formé.

APPAREIL DENTAIRE

ceinonl dcnlairi' (Liiil les causps et les oriyini's dans riiisloirc des cspècos sniil. encore mal déterminées, [larail une modilicalion et une lédiietiau de celui (jui s'ellectue sans interruption dans les uiàclioires des vertébrés inférieurs. On sait (|ue par exeuijjle chez les sélaciens (requins), les dents touilicni inccssauinicnt et sont sans cosse renij)lacées par des él)anches dentaires nouvelles.

Un dit d'une dent ([u'eile est mo)io))hj/saire si elle est à un seul ternie, c'està-dire s'il ne s'en produit. i|u"u ne ilaus tnutc; la \ ie de l'an 1 niai ; i^i'clle est diiilii/- Srti/'C s'il y a deux ternies, savoir une dent de lait et une dent de i'euij)laceuient ; enfin ((u'elle est pohjplujsaire ou à plusieurs termes. Les molaires de l'homme sont monophysaires ; ses incisives, caniiu's et |)r(''molaii es sont dipliysaires ; les dents des requins sont polyphysaires.

(Jn dira de même ([u'un animal est ^lo/z/jO/e/fx/oy/fc, tlipht/odoïilc, )i>ojiO})hi/o- (?o»ï(', sui\antqu'il possédera des dents pi)l\- di- nu monophysaires. l/homnuj est à la fois di- et monophyodonto. On aduud généralement ([ui^ les étals mrino-

phyodonte et diphyodonte dérivent pai' réduction de l'état poly|)livod(

Nous avons à distini;uer le développement des dents temporaires et celui des d(Mits jieruuinentes.

La description donnée dans le parai^ra|)he précédent s'appli- (|ue aux dents temporain's. Il nous snflira, pour la compl(''ler, d'ajon tel' (j u('l(|ues détails relativement aux ra|)ports et aux moyens de lixation d(;ces dents.

A ré|K)queoù ils sont déjà bien formés, les germes dentaires sont .situés dans une gouttière osseuse, la gontHèfe alvéolaire du maxillaire, ({ui n'est feruu'e du côté de la cavité buccale que par la muqueuse buccale. A la naissance, la gouttière alvéolaire se montre subdivisée par des cloisons osseuses lrans\-er-

ite (I).

pijrls il iiiolairi' Riikse).

^Fiinlr représentant la ruriiii' cl les rap la iliMixiciiii' priMuiilai ri' l'I la prciiiirn \raii.' clii'Z un nDin raii-iu' ( il a|ir(S

p>n-, deuxième prémolaire. — première molaire vraie. — Id, lame dentaire a l'extrenute de laiiuelle le f;erme de l'email de la molaire .s'est l'orme et ilemeure appendu. p, pédieule de l'émail reliant le tri^rme adasales en un certain nombre de mantin de la prémolaire a la lame dentaire. — (•«i.eouelie , ■ 1 - Il I Malpitrhi de l'épitliélium Iniceal de laiiuelle proeede

loges indepentlantes, dont eha- la lame dentaire au moyen de plusieur.s ponts d'union.

cnne renferme unedentet |iorle

le nom d'alvéole dentaire, 'l'onte la masse du tissu connectif du sac dentaire, qui est em|)risonnée dans ralvéol(\ entre la dent et C(^ dernier, foi'me \(^ périoste alvéolo-dentaire, lequel sei'l à la lois d'organe nnirilif p uii' l'os et pour la dent, et de luoven de fixation de l'une à l'autre.

(I) Il e-;l possiltle ([ne riioinino ail idé an iiiuins I ripli \ oiloni e. F.n riTel. il apparail clic/ lui, dans (li's cas aniirinan\. des rii.linicnts diMitaircs siuis .■mail, i|nc l'un cmil pouvoir alli'ilmer à une tniisièinc (li'iilition ipii aurait pi'éc.'di'' la tleiUilion de lait.

DÉVELOPPEMENT DU TUBE DIGESTIF

Les processus odontogéniques décrits plus haut ne s'appliquent aux dents permanentes que pour ce qui concerne un développement déjà avancé, mais point pour les premiers stades de l'évolution de ces dents. Les premiers développements des dents permanentes sont d'ailleurs différents suivant que cellesci sont précédées ou non de dents de lait.

Pour ce qui est des dents de remplacement(incisives, canines etprémolaires), et spécialement de leurs organes de l'émail, la plupart des auteurs sont aujourd'hui d'accord pour admettre qu'ils proviennent de festons de la lame dentaire situés entre les pédicules ou collets des dents de lait, et ne sont pas des bourgeons émanés des organes adamantins des dents de lait elles-mêmes, comme on le pensait autrefois.

Pour ce qui est des molaires vraies, non précédées de dents temporaires, elles sont formées à l'extrémité postérieure de la lame dentaire, qui s'accroît continuellement d'avant en arrière sans contracter de connexions avec l'épithélium buccal. Ainsi la première grosse molaire naît sous forme d'un épaississement de la partie terminale de la lame dentaire (fi.g. 20, m').

Les sacs dentaires des dents permanentes adhèrent à ceux des dents de lait correspondantes, dont ils sont un prolongement ; ils sont placés en arrière et en dedans d'eux, à l'intérieur du même alvéole osseux. Plus tard, il se fait une cloison osseuse qui sépare l'alvéole commun en deux loges, l'une pour la dent temporaire, l'autre pour la dent permanente. Cette dernière est ainsi enfermée dans une coque osseuse propre, complète de toutes parts, sauf inférieurement où elle est perforée pour laisser passer les nerfs et les vaisseaux de la dent, et supérieurement où il existe un orifice osseux, appelé iiej" dentis. Cet orifice donne passage au cordon épithélial de l'organe adamantin de la dent permanente, entouré par une gaine de tissu fibreux appelée le gubernaculum de^itis, qui est un prolongement du sac dentaire.

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