‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 120 sur 199 · IS · texte numérisé non relu

IS

OSTÉOLOGIE

delà gouttière fympanique. En arrière de cette crête il forme le toit et une partie de la paroi postérieure du conduit auditif externe ; il se soude au bord postérieur de la gouttière tympanale (scissure dite tympano-raastoïdienne),et des- ,cend verticalement jusqu'au sommet de l'apophyse mastoïde, l'écuille formant ainsi le tiers antérieur de l'apophyse. On remarque, immédiatement au-dessus et en arrière du méat auditif, une épine rugueuse, saillante, sorte de lamelle incurvée concentriquement au conduit; c'est ïépine tyinyanale, en arrière de laquelle est une fossette plus ou moins profonde (D).

La partie du champbasilaire située en avantde la crête transversale présente : 1° immédiatement en avant delà scissurede Glaser (fissure pétro-tympanique), la fissure pélro-sqaamease; séparées en dedans |)ar une bande osseuse qui appartient au rocher, les deux fissures sont réunies en dehors ; 2° une excavation à grand axe transversal, la cavité glénoïde , qui reçoit partiellement le condyledu maxillaire inférieur (E) ; 3° une saillie transversale, le condyle temporal, qui fait partie de l'articulation temporo-maxillaire, et est revêtu de cartilage ; — 4° enfin, en avant du condyle, une surface^'plane, triangulaire, à sommet antérieur,qui se continue avec la partie sous-temporale de la grande aile du sphénoïde, et que l'on peutappeler pour cette raison, avec Henle, le plan sous-temporal. Ce plan est parfois séparé du condyle par une crête saillante, convexe en avant, qui limite la surface articulaire de celui-ci.

Apophyse zygomatique. — Cette apophyse, qui se détache de la face exocrànienne de l'écaillé, est d'abord large, aplatie de haut en bas, et dirigée horizontalement en dehors ; puis elle se rétrécit et se porte directement en avant ; dans cette dernière portion elle est aplatie de dehors en dedans.

La première portion, horizontale, aplatie de haut en bas, constitue ce qu'on appelle labase de l'apophyse zygomatique ; on lui décrit deux racines ; une postérieure, qui passe horizontalement au-dessus du conduit auditif et va se continuer avec la crête sus-mastoïdienne; elle donne naissance en bas à une saillie osseuse, le tubercule zygomatique postérieur, qui limite en arriére la cavité glénoïde ; l'autre transverse, qui répond au condyle du temporal. Au point de jonction ou de séparation de ces deux racines, on voitsur le bord inférieur une autre saillie^ tubercule zygomatique antérieur, qui limite en avant la cavité glénoïde, comme le postérieur la limitait en ari'ière.La face supérieure de la base du zygoma est concave, et limitée en avant par un bord concave : sur cette gouttièi'e, le muscle temporal se réfléchit. On trouve très souvent sur cette face des trous veineux, qui me paraissent représenter les vestiges du èinus pétro-squameux, dont le trajet est visible sur la face endocrânienne de l'écaillé, le long de la suture tympano-squameuse.

L'apophyse zygomatique, elle-même aplatie de dehors en dedans, offre un bord supérieur assez mince, parfois tranchant, qui donne insertion au feuillet épais et unique de l'aponévrose temporale; un bord inférieur, plus large, martelé par des insertions du muscle masséter, et un sommet dentelé aux dépens du bord inférieur, par lequel le temporal s'articule avec l'os malaire.

2° PORTION TYMPANIQUE. — C'est la partie la [)lus petite du temporal ; elle revêt, la forme d'une gouttière osseuse, ouverte en haut, et forme ainsi les faces antérieure, inférieure et postérieure du conduit auditif externe dont l'écaillé forme la face supérieure.

os Dli cr.ANE

J'ai indiqué ailleurs comment cette gouttière osseuse se l'orme aux dépens de l anneautympanal, qui, primitivement composé d'un simple anneau dans la rainure duquel est sertie la membrane du tympan, s'accroît en dehors pour former la gouttière tympanique. et en dedans pour fournir une lamelle osseuse, qui va s'appliquer et se souder à la face exocrànienne antérieure de la portion pétreuse; cette lamelle fermera en avant la cavité tympanique et le canal musculo-tubaire, dont la paroi opposée est formée par la portion pétreuse.

.J'ai aussi parlé des traces do la souilure de cette portion tympanique. on arrière, fissurr pétro-ti/mpaiiiqui', en avant, fissure /n'/ro-squanteiise.

[.a portion tympanique offre une face postérieure et une face antérieure. — La face postérieure, uioin.s haute, s'applique et se soude an bord antérieur ou écailleu.xde l'apophyse masloïde. — \. a face antérieure, beaucoup plus haute et plus large, présente une e.xcavation qui complète en arrière la cavité gléno'ide du temporal, dont elle est séparée par les fissures j)étro-tympanique et pétrosquameuse. Celte face antérieure de la gouttière tympanique, concave transversalement et de haut en bas, forme aussi la paroi antérieure du conduit auditif externe (F). — Kn dedans, elle se prolonge en une mince lamelle qui ferme en avant la cavité tympanique et le canal musculo-tubaire. — Les deux faces tymjianiques convergent en bas pour constituer une crête l'ugueuse en dehors, tranchante en dedans, on elle contribue à former l'apophyse vaginale el la paroi antérieure du canal carotidien.

Le bord exter)ie de la gouttière est rugueux et criblé de trous; il donne attache au cartilage du conduit auditif externe, qui continue en dehors la gouttière tympanique. — Le bord interne, très obliquement taillé de haut en bas et de dehors en dedans, .s'applique au rocher et forme en bas la cavité tympanique et le conduit musculo-tul^aire.

.3" PORTION PÉTREUSE. — La portion pétreuse du temporal revêt la forme d'une {)yramide (juadrangulaire dont la base, dirigée en dehoi's, est représentée par ï apophyse mastoïde, et dont le sommet, dirigé en dedans et en avant, vient se mettre en contact avec les faces latérales du corps du sphéno'ide. Le corps même de cette pvramide porte le nom de rociier.

.le décrirai successivement : 1" le radier : 2" V apopJiyse inasto'ide.

ROCHER. — Lo rocher affecte la forme d'une pyramide (juadrangulaire, avec

quatre faces, (juatre bords, une base el un sommet. Deux des faces sont cndo-

cràniennes, l'une, inclinée en avant et en bas, appartient à l'étage moyen de

la base du crâne; c'est la face endocrànie)ine antérieure ; l'autre, — inclinée

en arrière eten bas, fait partie de l'élage postérieur ; c'est la face endorrànienne

postérieure. — Les deux aulies faces sont exocréntioines el a|)paraissent sur la

base du crâne, l'une inclinée vers le sphéno'ide, l'aulie vers l'occipital : ce sont

faces exocrcDiioines antérieure et postérieure : — ranlérieuro, la plus im-

|)ui taule, est masquée, en grande |(aiiie, par la gouttière tympanique.

11 faut, si l'on veut faire une étude complète et compréhensible du temporal, détacher par la pensée la gouttière tympanale : alors apparaîtra la face exocrànienne antérieure du rocher, qui répond à la paroi interne de la caisse du tympan: on le voit bien sur des temporaux en voie de d(''veloppemcnt, là où la gouttière tympanique n'est représentée que par un anneau (V. lîg. 384 et 380).

Les bords de la pyramide, au nombre de quatre, sont surdeux lignes réciproquement perpendiculaires : le supérieur endocrànien sépare les deux faces endncràniennes ; i'infé) iciir e.rocrànie)i sépare les deu\ faces exncràniennes ;

OSTÉOLOGIE

tous deux sonl sur une même ligne verticale. — Les bord antérieur ou sphénoldal, et postérieur ou occipital, sont sur une ligne horizontale, perpendiculaire à la verticale menée par les bords supérieur et inférieur.

Cette orientation du rocher apparaît nettement sur une coupe perpendiculaire au grand axe de la pyramide (Voy. fig. 389).

Je ne puis donc consentir à décrire au rocher trois faces, puisqu'il en possède quatre, comme le montre notre coupe; il se trouve même que la face omise par les auteurs, qui considèreni le rocher comme une pyrafuide triangulaire,

Itocher

Face emiocr .post.

Face exocr. ant

Cdissc

Face exocr. post

Port, tiinipan.

Ecaille

„Apo. zijfpwial.

Fig. 389. — Temporal, coupe scliématiquo ilesUnée à moiilrcr la forme |)yrami(lale qiiailrangulaire du rociier (la coupe est perpendiculaire à l'axe du roelicr).

est des plus importantes, puisqu'elle otîre les ouvertures par lesquelles s'établit la communication entre l'oreille moyenne (caisse du tympan), et l'oreille interne logée dans l'épaisseur du rocher.

.le décrirai donc le rocher comme si lagouttière tympanique avait été enlevée.

l^a figure 389 montre encore qu'une lamelle osseuse se détache du bord antérieur (lympano-sphénoïdal) du rocher pour aller s'unir par la suture pétrosquampuse à la crête que nous avons décrite à la face interne de l'écaillé; celte himelle d'union entre le rocher et l'écaillé forme le toit de la caisse du tympan et porte pour cette raison le nom de tegmen tympani ; son épaisseur est variable : elle est quelquefois d'une minceur e.xtrême, presque transparente. C'est le bord antérieur de ce tegmen tympani qui apparaît au fond de la caviié glénoïde entre la suture pétro-squameuse et la suture pélro-tympanique.

Face endocrânienne antérieure (cérébrale). — Elle apparaît dans l'étage moyen, formant la partie postérieure de la fosse moyenne: son plan regarde en haut et en avant. Formée par la partie massive du rocher dans ses deux tiers internes, elle est achevée, dans son tiers externe, par le tegmen tympani. Limitée en arrière par le bord supérieur et en avant par le bord antérieur du rocher, elle est séparée de l'écaillé par la suture pétro-squameuse : elle est j)lus large en dehors qu'en dedans. Sur cette face on remarque : 1'' à la jonction du tiers externe avec les tiers internes, une éminence arrondie coupant transversalement l'axe de la pyramide : celte éminence répond à la saillie du Cfinal demi-circulaire suj)éripui\ c'est Vcmivcnlia arcuata ; - 2° un [)eu en

os DU CHANE

avaiiL e( en dehors de cette saillie, |uès du bord aiitérieiii' de l'os, est une feiile, ouverte en dedans; c'est lliialun du cunal de Fcdlope, qui va s'ouvrii" dans le canal du facial. De l'hiatus part un adlon nettement tracé, qui se diiige vers le sommet de la pyramide et qui loge le grand nerf pétreux superficiel. — .3° Immédiatement en avant de l'hiatus de Fallope et tout près du bord antérieur du rocher, on trouve un très |)etit orifice, auquel conduit un sillon parallèle au précédent, mais plus petit, dans lequel s'engage le petit nerf pétreux superficiel; 4" tout près du sommet de la pyramide on trouve enfin une dépression plus ou moins profonde qui répond au ganglion du trijumeau (ganglion de Casser).

Face endocrânienne postérieure (cércbelletise). — Cette face, limitée par le bord superi<'ur cl le bord postérieur du rocher, regarde en bas et en arrièie.

l'^i^'. liïKI. — 'l'i'lll |hm;i I , r.ici' IliclUH'.

l'",lle piesenle : 1" à l'union du liers interne et des tiei's externes, un large oiilice, le trou auditif 'interne, an(|uel succède dans le l'ocher le canal du même nom.

L'orifice est elli|jli(]ue, parfois très rap|)roché du boi'd su|iérieur. Ijo'cunal est de forme cylindrique; sa paroi postérieure est un peu concave; sa longueur varie de 0 à 8 mm.; son axe n'est point exactement transversal, mais décrit une légère concavité antérieure. En plongeant le regard au fond du conduit, on peut voir qu'il est fermé par une lame osseuse qu'une crête transvei'sale faici-

OSÏÉOLOGIE

forme divise en deux étages. L"étage supérieur est divisé en deux facettes par une crête verticale : la fossette antérieure est l'orifice de l'aqueduc de Fallope (canal du facial) ; la fossette postérieure et l'étage inférieur présentent des ori-

Or. aq. Fallope

■Foss. crihri forme

iV. sacciil.

Fig. 3!)^. — Lame criblée spiroïdp du limaçon (d'après Sappey).

lices beaucoup plus fins disposés en plaques sur une ligne spirale, et formant le commencement de la lame criblée spiroïde du lipiaçon (Sappey). — Sur la paroi postérieure du conduit se trouve un trou isolé : c'est le foramen singulare de Morgagni, qui donne passage au nerf ampullaire inférieur. — Dans le canal auditif-interne s'engagent le nerf facial, le nerf auditif, le nerf intermédiaire de W'risberg- et les artères auditives internes.

os DU CRANE

2° Eli dehors du Irou auditif interne, on voit un orifice en forme tie fente allongée, limitée par une mince lamelle osseuse: c'est l'orifice deVaqi^ediic du vestibule, par lequel s'engagent, avec un prolongement de la dure-mère, des vaisseaux sanguins allant au labyrinthe; par l'aqueduc du vestibule émerge le canal endolymphatiqae qui s'épanouit aussitôt en un sac, le sac endolymphatique, lequel est logé dans une fossette, fossette unguéale, plus ou moins |)rol'onde que l'on peut voir immédiatement au-dessous de la fente osseuse (G).

3° Plus en dehors, la face endocrànienne postérieure s'unit à la face interne de l'apophyse masloïde ; une large gouttière, représentant lu portion temporale (lu s'uitis t ransvcrf!!', esl'creusée aux dépens du rocher et de la mastoïde.

Face exocrànienne antérieure {lympano-sphénoidale). — Ceile îace du rocher est masquée sur l'os entièrement développé par lagonttière tympanique

Fig. 3'J3. — Toiiipoi'al. rae(3 exoerànii'nne antérirurc (la portion tympaniqtie a ét(' ihitacliée) .

et ne devient libre que vers le sommet de la pyramide. On la voit bien sur des temporatixde nouveau-nés qui n'ont encore qu'un croissant tympanal. Pour la voir sur l'adulte il faut détacher à lagougeetau maillet la portion tympanique: c'est une préparation de ce genre que j'ai fait représenter dans la figure SOo.

J'insiste sur cotte façon de concevoir la face exocrànienne antérieure du roclier : sa description servira de justification, puisqu'elle nous montrera cette face, paroi interne de la caisse du tympan, criblée par les orifices qui conduisent les ondes sonores venues du dehors dans les cavités dont est creusé le rocher.

D'arrière en avant, c'est-à-dire de la base vers le sommet de la pyramide, celte face nous présente : 1° une surface large, creusée de cellules, répondant à la réunion du rocher et de l'apophyse mastoïde ; ce sont les cellidespétro-mastoïdiennes.

2° En avant de ces cellules, une cavité, à parois anfraclueuses, Vautre

OSTÉOLOGIE

pélreux (li). L'antre pétreiix s'ouvre en avant en un large canal. IVu/i/us ad antrunt, sur la partie moyenne de la face exocrànienne antérieure.

3" La paroi interne delà caisse du tympan qui nous offre : a) uneéuiinence arrondie, le promonloh'e, sillonnée de canaux qui logent les filets du nerf de Jacobson : ce nerf pénètre dans la caisse par un canal qui vient s'ouvrir audessous du promontoire ; — b) au-dessus du promontoire est une fossette ovalaire, la fosse ovale; — c) au-dessous de celle-ci existe une saillie cylindrique horizontale, relief dit canal du nerf facial ; — d) au-dessous et en arrière de la fosse ovale, se trouve une saillie acuminée, lapyramide^ perforéeà son sommet d'un orifice par lequel s'échappe le tendon du muscle de l'étrier logé dans la pyramide ; — e) au-dessous de la pyramide on voit une fossette, la cavité aons-pyramidale ; — f) au-dessous de la cavité sous-j)yramidale,se trouve une niche arrondie, au fond de laquelle se cache la fenêtre ronde, c'est la niclie de la fenêtre ronde ; — g) au-dessus du promontoire existe une gouttière, qui formera le canal du muscle du marteau ; le bec de la gouttière se recourbe en dehors, au-dessus du promontoire, formant aifisi le bec de cuiller, par le sommet duquel émerge le tendon du muscle inclus.

io Sur le tiers interne de la face exocrànienneantérieure courent, juxtaposées et parallèles, la gouttière du muscle interne du marteau et la gouttière de la trompe. Lorsque la portion tympanaleest réunieà la portion pétreuse,ces deux gouttières deviennent deux canaux : le canal du muscle du marteau et la trompe osseuse.

5° Enfin, la face exocrànienne s'achève vers le sommet de la pyramide par une mince lamelle osseuse qui contribue à former la paroi du canal carotidien.

Dans cette lame, là où elle sépare le canal carotidien du canal du muscle tenseur, chemine un très petit canal par lequel passe le pelit nerf pétreux profond.

Face exocrànienne postérieure {occipilale). — Elle présente de dehors en dedans, c'est-à-dire de la masioïde vers le sommet de la pyramide rocheuse, les détails suivants :

1° La rainure digastrique et la gouttière de l'artère occipitale sur lescjuelles nous reviendrons en étudiant l'apophyse mastoïde; — 2° une surface dentelée qui s'engrène avec l'occipital : c'est la facette jugulaire du temporal ; — 3" en avant de celle-ci, un trou, le trou stylo-masto'idien , orifice inférieur du canal de Fallope ; il donne passage au nerf facial et à l'artère stylo-mastoïdienne; en regardant avec attention dans le canal, on voit, sur la paroi antérieure, l'orifice l)ar lequel s'engage la corde du tympan ; — 4" Immédiatement en avant et en dedans, on peut voir émerger de la face inférieure une saillie cylindro-conique, {'apophyse styloïde. Bien que tous les auteurs, y compris Henle et Gegenbaur. décrivent l'apophyse styloïde avec le temporal, je dois dire que celle apophyse n'appartient nullement à cet os auquel elle est seulement soudée; elle est une dépendance de l'appareil hyoïdien, avec lequel je la décrirai. — L'apophyse styloïde est entourée d'une gaine vaginale, plus ou moins complète, mais développée surtout en avant où elle est formée en partie par la crête inférieure delà portion tympaniqne. Dans la fissure tympano-masioïdienne, juste en avant du sommet de la mastoïde, on voit le petit orifice d'un canal, par lequel passe la branche auriculaire du nerf vague ; cet orifice, très petit et souvent difficile à distinguer, porte le nom à'ostium exitus : il est quelquefois double.

os DU CHANE ' 425

En dedans de ces trois parties, on trouve sur cette l'ace, étages d'arrière en avant :

5° La fosse j a g niai rc, gouttière large, répondant au goli'o de la veine jugulaire ;

G'^ Sur la paroi ou le bord externe de la fosse un large sillon, (|ui conduit à

J>'ig. ol)4. — 'J"L'iii(joral, l'ace exocràniennc poslcricui'e, Tapopliyse styloïiio a v\v ilétacluje. — (J'ai cru ilevoir donner à cette figure de grandes dimensions ponrinicux montrer les nombreux détails (jn'elle doit mettre en évidence).

rorilico, osliniii introitus, par lequel s'engage le rameau auiiculaire du pneumogastrique qui va sortirpar l'ostium exitus que nous avons décrit dans la fissure tympano-masto'i'dienne ;

7° En avant delà fosse jugulaire, V orifice infér'icni' du canal caroLidien, dont la paroi antérieure esl'coinplétée et allongée par la crête inférieure de la

portion tyuipaiiique ; en regardant dans l'intérieur du canal, on {)eut voir, sur la paroi externe, l'orifice du canal carotico-tympanique .

8° En arrière du trou carotidien est une fossette de forme pyramidale, qui se prolonge jusqu'au bord postérieur du rocher, empiétant même un peu sur la face endocrânienne postérieure de l'os, c'est la fossette pyramidale qui répond au ganglion d'Andersch : au fond on aperçoit ['orifice externe de V aqueduc du limaçon, par lequel passent des vaisseaux avec un prolongement de la duremère, et par lequel une communication s'établit entre l'espace périlymphatique de l'oreille interne et la cavité arachnoïdienne.

9o !-.a séparation entre la fosse jugulaire et le canal carotidien est établie par une crête saillante : sur le versant carotidien de cette crête, on voit l'orilice inférieur du canal tympanique qui conduit dans la cavité tympanique et qui donne passage au nerf de Jacobson, rameau du glosso-pharyngien.

10" Enfin la face exocrànienne postérieure est achevée, vers le sommet du rocher, par une surface rugueuse qui, dans sa partie antérieure, forme la paroi inférieure du canal carotidien et le lit osseux de la trompe cartilagineuse, et qui, dans sa moitié postérieure, répond à la gouttière pétro-occipitaie, aux ligaments et aux osselets qui remplissent cette gouttière.

Bords. — Le bord supérieur (endocrànien) apparaît dans la cavité crânienne sous la forme d'une crête qui sépare l'étage moyen (cérébral) de l'étage postérieur (cérébelleux). 11 est obliquement dirigé d'arrière en avant et de dehors en dedans ; commençant en arrière, sur la partie mastoïdienne, par une crête qui domine le sinus transverse, il vient finir sur les côtés du corps du sphénoïde (I). Dans toute sa longueur, le bord supérieur présente les traces d'une gouttière qui répond au sinus pétreux supérieur. Vers son tiers moyen existe une dépression irréguiière, sorte de cicatrice osseuse, vestige de la très large fossa suiarcuata que l'on voit sur le temporal du nouveau-né (.1) (V. fig. 385).

Le bord inférieur (exocrânien) est encore désigné sous le nom de crête pé- Ireuse ; il commence en dehors, à la fissure tympano-mastoïdienne, se continue par le bord antérieur de la fosse jugulaire et du canal carotidien ; il s'émousse vers son tiers interne pour former le lit osseux de la trompe cartilagineuse ; sur le temporal entier, ce bord devient une crête tranchante par l'addition de la crête inférieure de la portion tympanique.

Le bord postérieur (occipital) présente de dehors en dedans : une échancruro qui répond au sinus transverse ; une lamelle qui limite en arrière la fosse jugulaire, séparée de la fossette pyramidale par une petite épine, épine jugulaire, qui va au-devant de l'épine jugulaire de l'occipital ; cette partie du bord postérieur limite en avant le trou déchiré postérieur. Enfin, dans son extrémité interne qui entre en contact avec les faces latérales de l'occipital, ce bord présente une gouttière obliquement ascendante, qui répond au sinus pétreux inférieur.

Le bord antérieur (tympano-sphénoïdal) est formé, dans sa moitié externe, par la fissure pétro-squameuse, unissant le tegmen tympani à l'écaillé ; dans sa inoilié interne, il devient tranchant et est formé par une mince lamelle qui limite en arrière le trou déchiré antérieur.

Sommet. — Le sommet de la pyramide rocheuse présente l'orifice interne pu

os DU CRANE

antérieur du canal tarotidien ; il entre en contact, par sa pointe, avec Tapophyse basilaire de l'occipital ; en avant et en bas, il s'oppose au corps du sphénoïde et au bord postérieur des grandes ailes sphénoïdales pour former le trou déchiré antérieur que comblent, à l'état frais, des trousseaux fibreux.

APOPHYSE MASTOIDE. — La base de la pvramide rocheuse est constituée, nous Tavons dit, par l'apophyse mastoïde. Réunie par suture chez l'adulte (K) à un triangle osseux qui appartient à l'écaillé, l'apophyse mastoïde se présente sous l'aspect d'une émincnce osseuse, à sommet inférieur, située immédiatement en arrière du conduit auditif externe et de la gouttière tympanale. Son bord antérieur est vertical ; son bord postérieur monte obliquement en haut et en arrière, il est dentelé et s'articule avec l'occipital, ,1'ai insisté snft'isamment dans les pages [trécédentos sur la constitution de l'apophyse par réunion de la base du rocher avec l'écaillé (L).

La face externe est rugueuse par des insertions musculaires. — La face interne qui fait corps avec le rocher dans sa plus grande étendue, en est détachée vers le sommet de l'apophyse par une entaille large et profonde, la rain ure digastrique, qui donne insertion au ventre postérieur du muscle (ligaslri(|ue ; plus en dedans, entre cette échancrure et la surface rugueuse par laquelle le rocher s'unit à l'apophyse jugulaire de l'occipital, on peut voir une gouttière, plus ou moins marquée, parallèle à la lèvre interne de la rainure digastrique : c'est la gouttière de l'artère occipitale.

La face interne de l'apophyse se confond dans ses deux tiers antérieurs avec le corps de la portion pétreuse ; dans son tiers postérieur elle est libre et apparaît dans l'étage postérieur (fosse cérébelleuse). Là elle concourt avec la face endocrânienne postérieure du rocher à la formation de la très large gouttière qui loge la portion temporale du sinus transverse. C'est dans la gouttière du sinus transverse que vient s'ouvrir le tour ou canal niastodien, dont l'orifice externe est sur la face exocrànienne de l'apophyse au voisinage du bord postérieur de celle-ci, ou même. dans la suture occipito-mustoïdienne.

L'apophyse mastoïde est creusée de cellules osseuses qui continuent les cellules pétreuses. Le développement de ces cellules est très variable : de là, des types divers d'apophyses que l'on qualifie d'apophyses j^ncuumtiqnes. diphxques, scléreuses, suivant le développement des cellules.

CAVITÉS ET CANAUX CREUSÉS DANS L'ÉPAISSEUR DU TEMPORAL. — 1° Cavités. — Les cavités creusées dans l'épaisseur du temporal appartiennent à l'appareil auditif: elles sont disposées en forme d'X. L'une des branches de l'X, à peu près transversale, est formée par le conduit auditif interne et le conduit auditif externe séparés l'un de l'autre par la caisse du tympan ; l'autre branche est représentée par la caisse du tympan continuée en avant par le canal musculo-tubaire, en arrière par l'antre pétreux (V. fig. 395).

J'ai déjà décrit le conduit auditif interne, creusé dans l'épaisseur de la portion rocheuse, et la lamelle perforée qui en forme le fond. On peut voir sur la coupe faite à la meule (fig. 395) les cavités de l'oreille interne, limaçon, vestibule, et canaux demi-ci rcnlaires, en rapport avec les fossettes décrites au fond du conduit auditif. Je ne puis décrire ici, dans leurs détails, ces parties constituantes du labyrinthe osseux : je les représente sur une figure montrant

OSTÉOLOGIE

au centre le vestibule, en avant de lui le Ihnaron, el au-dessus et en arrière les trois canaux demi-circulaires.

J^e conduit auditif externe est formé par la goulliére lympaiiale fermée en haut parla portion inférieure, horizontale, de l'écaiile.

La caisse du tympaii (oreille moyenne) résulte de l'accolement de la gouttière tvmpanale à la face exocrànienne antérieure du rocher : elle est fermée en

Apo. Z'/gotn.

Fig. 393. — Coupe lior'izon(ale ilii loiuporal, passant par li's (•(induits auilitifs oxlcrnc

et intei'nc.

haut par le legmen tympani. Aplatie de dehors en .dedans, elle n'est point dans un plan sagittal, mais inclinée comme la face du rocher (|ui forme sa paroi interne, c'est-à-dire qu'elle est obliquement placée de haut en bas, d'avant en arrière et de dehors en dedans (V. plus haut la description de la i^iroi interne de la caisse, page 424 et fig. 393). En avant, la caisse se prolonge par le canal musculo-tubaire jusque dans le pharynx nasal ; en arrière elle est prolongée pur l'antre pétrenx et les cellules mastoïdiennes jusqu'à la base de la portion j)étreuse. Conduit musculo-tubaire, caisse du lympan, anire pétreux, étagés d'avant en arrière et de dedans en dehors sur une même ligne, forment la deuxième branche de l'X auditif.

2° Canaux. — J'ai signalé, chemin faisant, les canaux nerveux ou vasculaires creusés dans les diverses parties du temporal ou résultant de la juxtaposition de ces parties. Deux d'entre eux méritent une attention spéciale.

Le canal carotidien, moulé sur l'artère carotide interne, commence à la face exocrànienne postérieure de la portion pétreuse par le large orifice que nous connaissons ; il est d'abord verticalement ascendant. Après un court trajet, il s'incurve à angle droit pour se porter en dedans et en avant el s'ouvrir en biseau sur la face exocràiiionns aniérieure et le sommet de la portion pétreuse.

os DU CRANE

Le canal du facial commence à la fossette antéro-supérienre que nous avons étudiée au fond du conduit auditif interne : il continue d'abord la direction de ce conduit en s'inclinant légèrement en avant ; puis il se porte horizontalement on dehors et en arrière sur la paroi interne de la caisse où son relief est visible au-dessus de la fenêtre ovale ; — enfin, dans une troisième partie, il descend vers le trou stylo-mastoïdien. Dans le coude que forment la première et la seconde portion s'ouvre le canal du grand nerf pétreux superficiel ; — dans sa deuxième |)ortion, horizontale, il communique par un trou très petit avec le canal tympanique; — dans sa ixirtion descendante, il présente deux petits orifices répondant au passage du canal dans lequel chemine le rameau auriculaire du pneumogastrique. Nous avons déjà noté la présence du trou par lequel s'engage la corde du tympan à 2 ou 3 mm. au-dessiis du liou stvlomasloïdien.

Ossification. — Le temporal présetito trois centres d'ossilicalion : un pour l'Ocaille, un pour la portion pétronse, et un troisième pour le cercle tympanal. Quant à l'apoptiyse styloïcie, son développement est lié à celui «le l'appareil hyoïdien dont elle fait partie.

Le centre d'ossification de l'écnille apparait au troisième mois de la vie intra-utérine, cji plein crâne membraneu.x. Il est constitué par trois points d'ossilîcation ainsi répartis : li^ ])reinier occupe la base de l'apophyse zygomatiquc : le secoml appartient à l'écaillé proprement dite ; le troisième est situé immédiatement au-dessus du cercle tympanal.

Le centre d'ossification commun au rocher et à l'apophyse mastoïde (Béclard, Sappey> apparait vers la fin du quatrième mois de la grossesse ; il comprend dix-sept points primitifs et neuf complémentaires. Les points primitifs ont la distribution suivante : deux l)Our le limac.on, si.\ pour les canaux demi-circulaires, et neuf pour les osselets. — Des neuf points complémentaires,- trois sont destinés au limaçon, trois aux canaux demi-circulaires, un pour le toit de la caisse, un pour le plancher, et un pour l'éminence niamillaire (l^ambaud et Renault). — Le centre d'ossification du rocher forme aussi, avons-nous dit. I apophyse mastoïde: très rarement il existe pour cette apophyse un ou deux points d'ossilicalion particuliers.

Le troisième rentre d'ossification du temporal apparait vers le milieu ducinquième mois de la vie intra-utérine , il forme un anneau osseux incomplet, interrompu à sa jiartie supi'rieure.et fixé par ses deux extrémités à l'écaillé du temporal, \ecercle tijmpanal. Ce centre comprend trois points d'ossification : un médian ou inférieur, et deux latéraux ou supérieurs. Libre dans la plus grande partie de son étendue, fixé seulement par ses deux extrémités, le cercle tympanal se soude ultérieurement, en dedans au rocher pour fermer en bas la caisse du tympan, et se développe en dehors pour former la pai'oi inférieure du conduit auditif externe. Pourformer cette paroi lebord externe du cercle tympanal s'allonge : sa partie moyenne se porte en haut et en dehors, l'antérieure en arrière, la postérieure en avant, en convergeant de la circonférence vers le centre de l'anneau. Mais, tandis que la partie moyenne s'accroit lentement, les parties antérieure et postérieure se développent avec rapidité et se soudent ensemble avant de s'unir à la partie moyenne. De Ttuiion des deux parties antérieure et postérieure, résulte une sorte de pont osseux dont le bord externe limite l'entrée du conduit auditif, et dont le bord interne se trouve séparé de la partie moyenne de l'anneau tympanal par un trou (Sappey).

A la naissance, les trois pièces du tempoial sont incomplètement soudées ensemble : La portion mastoïdiennedu rocherse soude à l'ecaille vers un an et à deux ans. Le bord antérieur du rocher se soude au bord inférieur de l'écaillo de deux ans à trois ans : cette soudure se fait d'arrière en avant; on en trouve encore des vestiges jusqu'à quatre, cinq ans et mémo plus .

La cercle tympanal chez le nouveau-ni' est soiidé à la portion écaillcuse par ses deux extrémités et au rocher par la plus grande partie de sa circonférence, k trois ans, l'entrée du conduit auditif externe est complète, mais sa paroi inférieure est encore percée d'un large trou, qui se comble d'habitude à l'âge de trois à quatre ans (Sappey). Cette même paroi d'abord très mince s'épaissit progressivement. La soudure des portions tympanique et écailleuse du temporal présente une solution de continuité persistante, la scissure de Glaser. Enfin le développement de la portion tympanique du temporal présente de nombreuses variétés : son développement peut se faire avec une grande lenteur et il n'est pas rare de le trouver encore perforé à son centre chez les enfants et même chez l'adulte.

fjps rettutt's mastoïdien nés n'existent pas chez le nouveau-né. Le tis>u spongieux (pii

OSTÉOLOGIE

constitue l'apophyse mastoïdo à cet âge commence à se résorber dans le cours de la première année, pour laisser laplacc aux premières cellules aérifôres. Ces dernières apparaissent tout d'abord au niveau même du canal par lequel la caisse du tympan communique avec les cellules mastoïdiennes, canal résultant lui-même de la conjugaison des portions écailleusc et mastoïdienne du temporal. — A deux ans. les cellules s'étendent jusqu'à l:i base de l'apophyse ; de deux à trois ans les cellules occupent toute l'apophyse : c'est à cel âge d'ailleurs que cette dernière commence à se dessiner (K). Ultérieurement, les cellule-; augmentent de capacité: elles communiquent largement entre elles : la table externe de l'apophyse s'éloigne de l'interne ; et les cellules se développent et augmentent encore de la même l'açon que les sinus frontaux et sphénoïdaux (Sappey).

Architectare. — h'écnille est formée par deux lames compactes, enveloppant quelques ilôts de tissu spongieux. — Le rocher est presque exclusivement constitué par un tissu compact très dur : les parois des canaux et cavités qui le creusent sont constituées par un tissu compact très dense. — La couche compacte qui forme la gouttière tympanique est souvent très mince.

Connexions — Le temporal s'articule avec cinq os: trois tl'entrc eux. l'occipital, le pariétal et le sphénoïde, appartiennent au crâne : les deux autres, le malaire et le maxillaire inférieur, font partie du squelette facial.

Insertions musculaires. —

Ecaille. — Temporal,

Rocher. — Péristaphylin interne ; pétro-pharyngien (inconstant;.

Apophyse )7iastoïde. — Sterno-cléido-niastoïdien ; splénius ; petit comple.xus ; digastrique ; occipital.

Arcade sygoinatique. — Massétcr.

Apophyse slyloïde. — Stylo-hyoïdien ; stylo-glosse ; stylo-pharyngien.

Varia. — A. — Symington (Journ. of. Anatomy, 1889, p. 653) a trouvé, sur les deux temporaux d'un même crâne, l'écaillé distincte du reste de l'os et mobile sur lui, mais ne pouvant cependant être complètement détachée, parce qu'elle s'accroche avec le tegmen tympani. Pour désarticuler l'écaillé, Symington a dù briser quelques prolongemimts du tegmen tympani : il a alors constaté que l'écaillé forme la paroi externe de la chambre supérieure de la cavité tympanique et de l'antre pétreux, et que la trompe osseuse a ses parois entièrement formées par le rocher et la gouttière tympanique, cl est située un peu en dedans de l'angle pétro-squameux. — Ce cas est très rare : l'auteur n'en a point trouvé d'autre exemple ; la persistance des sutures est assez commune ; mais ici il y avait indépendance complète de la portion écailleuse, disposition que l'on observe sur beaucoup de mammifères.

B. — La fissure lympnno-squameufie e^l ordinairement appelée tympano-iiiastoidienne. dénomination impropre puisque le tiers antérieur de l'apophyse mastoïde appartient à l'écaille.

G. — Très souvent l'extrémité postérieure de la gouttière pétro-squameuse ne prend pas naissance directement dans la gouttière du sinus transverse, mais dans un canal qui se perd dans l'épaisseur de l'os ou aboutit dans la gouttière du sinus transverse. Son extrémité antérieure n'aboutit pas toujours dans la gouttière méningée moyenne ; quelquefois elle aboutit à un canal qui se perd dans l'épaisseur de l'os, — La partie moyenne de la gouttière peut être, elle aussi, transformée en canal par une lamelle osseuse.

Sur im temporal de ma collection, la gouttière transformée en canal sur une partie de son trajet allait s'ouvrir dans la scissure de Glaser par un trou dont le diamètre n'avait pas moins de deux millimètres. ,

Deux fois sur quarante crânes examinés, j'ai vu partir du tiers antérieur de la gouttière pétro-squameuse un canal qui, après un trajet contourné, venait s'ouvrir à la face supérieure de la base de l'apophyse zygomatique ; je donne à ce canal, qui n'est autre chose qu'un des canaux agrandis dont le fond de la gouttière est criblé, le nom àccanal zygomatique. Sur un crâne de ma collection, ce canal était double et s'ouvrait par une de ses branches immédiatement au-dessous du tubercule zygomatique antérieur.

D. — L'épine tympanale doit être rattachée à la portion tympanique pour des raisons que j'ai exposées ailleurs (in Aiininniie mi'diro cliirurgicnle. page 224).

E. — Le grand axe de la carilr glcimide d cehiidu condyle ne sont point exactement transversaux; ils se dirigent très ()lili([uemenl en dedans et en arrière : j'insisterai sur ce point à propos de l'articulation temporo-maxillaire.

F. — La face antérieure de la portion tympnniqi/e esi mince et parfois perforée vers sa partie centrale. Cette perforation peut résulter d'un vice de développement ou de l'usure par frottement de l'angle interne du condyle du maxillaire inférieur.

DU CRAXE EN GENERAI.

G. — Le' .me enrlo/i/mphatique, sur lequel j'ai rappelé l'attention dans mes cours depuis trois ans, n'a point de paroi propre, car il est constitué par un dédoublement de la duremère, revêtu d'une couche endotliéliale ; c'est ainsi que je l'ai fait dessiner, d'après mes préparations, dans mon Anatomie médico-chiruryicale ; c'est ainsi qu'il est représenté dans le traité de Koy et Retzius et ailleurs : ceux qui l'onl représenté depuis avec une paroi ont fait une innovation bien malheureuse.

H. — Les auteurs appellent Vanlre pélreu.r antre mastoïdien, bien qu'il soit situé tout entier dans la portion pélreuse du rocher : j'ai insisté sur ce point qui a une grande importance chirurgicale, dans mon traiti- A' Anatomie médico-cliirurgicale (page 28o).

I. — L'extrémité interne du bord supérieur du rocher est parfois unie ;i la lame ijuadrilatère du spht'noïde par une languette osseuse sous laquelle s'engage le sinus p(>treux supérieur.

J. — Sur le bord supérieur du rocher, on voil très nettement, sur lies temporaux de nouveau-nés, une fosse, la fossa s ubarcua fa, qui donne passage à un prolongement dureinérien et à de nombreux vaisseaux destinés à la nutrition du temporal ; on peut facilement suivre ces vaisseaux jusque dans la portion mastoïdienne. Par les progrés de l'ossification, l'énorme fossa subarcuata se comble ; chez l'adulte, elle n'estplus représentée que par une dépression ou cicatrice.

K. — L'apophyse mastoïile n'existe point chez le nouveau-né ; elle counncncc à apparaître seulement vers l'âge de deux ans, sur la base de la portion pétrcuse. La forme et le volume de l'apophyse mastoïde sont très variables.

L. — J'ai montré à la Société Anatomique et déposé au musée de l'I^cole Pratique une pièce très rare, sur laquelle on voit un véritable enroulement de la face externe de l'apophyse mastoïde dans le fond du sillon pétro-squameux externe : il s'agit bien d'un enroulement et non d'un recouvrement do l'apophyse par l'écaillé : l'enroulement est démontré par le trajet spiroïile du sillon et même par ce fait que la rainure digastri(]ue est devenue transversale. Sur ce même temporal, on voit un sinus pétro-squameux très bien fnrini'.qui va s'ouvrir dans la caviti' glénoïde par un orifice de 2 mm. de iliamètre.

.i? 11. - DU CRANK m GÉNÉRAL

Les différents os que nous venons d'étudier se réunissent pour former une boite osseuse, le crâne.

Le crâne, envisagé dans son ensemble chez l'adulte, présente la forme d'un ovoïde à grosse extrémité postérieure, à grand diamètre antéro-postérieur. L'ovoïde crânien est aplati en bas et sur les côtés. 11 est rarement symétrique ; ses variétés relatives à la forme et aux dimensions seront étudiées à part dans l'article consacré au squelette de la tète, crâne et face, envisagé au point de vue anthropologique.

Pour l'instant nous allons éludier :

1° La configuration extérieure du crâne ;

2" Sa configuration intérieure.

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