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CONFIGURATION INTÉRIEURE DU CR^NE : ENDOCRANS

VOUTE. -- La face endocrànienne de la voûte, grossièrement modelée sur les circonvolutions cérébrales, est moins lisse que la face exocrànienne; elle présente des éminences mamillaires séparant des impressions digitales.

On y remarque, sur la ligne médiane, la crcte coroncdc qui semble se bifurquer pour former les lèvres d'une large gouttière sagittale et médiane, la gouttière du sinus longitudinal ; àe chaque côté de celle-ci, on voit des excavations

Fig. 400. — Endocrànc, voûte.

arrondies répondant aux granulations de Pacchioni et aux lacs sanguins de la dure-mère. — Sur les parties latérales, on voit en avant les fosses frontales , en arrière, les fosses pariétales , aussi mal limitées que les bosses de même nom sur la face exocrànienne.

La face endocrànienne des os de la voûte est parcourue par des gouttières dont les arborisations répondent au trajet des artères méningées. Sur le pariétal, on voit les gouttières arborescentes de la méningée moyenne; la gouttière qui répond à la branche antérieure de cette artère monte parallèlement à

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la suture fronto-pariétale Iinmédiateiiient en avant d'elle, on peut voir une large gouttière, creusée par le sinus de Breschet, et dont le fond est criblé de trous. Cette gouttière se bifurque d'ordinaire vers la ligne sagittale, et ses branches vontaboutirà deux larges excavations creusées par les granulations inéningiennes et les lacs sanguins.

BASE. — Autant la voûte est régulière, autant la base se montre inégale, creuséede fosses profondes que séparent des saillies, percée de nombreux trous par le passage des nerfs et des vaisseaux. Son plan, incliné de haut en bas et d'avant en arrière, est brisé en trots étages ou fosses.

Etage supérieur ou fronto-ethmoïdal. — Limité en avant par lapartie verticale du frontal, en arrière par le bord postérieur des petites ailes du sphénoïde, il comprend trois parties; une médiane, la fosse ethmoidale, deux latérales, les bosses orbilaires.

La. fosse ethmoidale est formée par la lame criblée, sur laquelle l'apophyse cristagalli sépare les deux gouttières qui reçoivent les nerfs olfactifs (A).

Les sutures qui réunissent cette lame au frontal sur les côtés, au sphénoïde en arrière, sont peu apparentes, souvent même elfacées.

Les parties latérales de l'étage supérieursont formées par les bosses orbitaires. Convexes dans tous les sens, celles-ci sont constituées par la portion orbilaire du frontal et la face supérieure des petites ailes du sphénoïde, que réunit la suture fronlo-sphénoïdale ; elles présentent des crêtes accusées qui répondent aux incisures de la face inférieure du lobe frontal. La crête curviligne des petites ailes, qui sépare les bosses orbitaires des fosses moyennes, est creusée, en dehors, par la partie terminale du sinus de Breschet.

Etage moyan ou sphéno-temporal. — La limite entre l'étage moyen et l'étage postérieur est établie sur les côtés par les bords supérieurs des deux rochers sur lesquels courent les gouttières des sinus i^étreux supérieurs. — L'étage moyen olfre, à sa partiemédiiine,laseZ/e ito'cigffcqui loge le corps pituitaire; elle a pour limite antérieure la gouttière optique, qui conduit aux trous optiques, pour limite postérieure son dos formé par la lame quadrilatère du sphénoïde et les apopliyses clinoides postérieures Sur les côtés de la selle turcique, on rencontre une saillie, dite apopliijse clinoide mogenne. — Sur les côtés, la fosse centrale de la base se continue, par le |»lan incliné des gouttières caverneuses, avecies fosses latérales moyennes. En regardant bien, on voit sur ces gouttières le large sillon creusé par la carotide.

Profondément excavées, les /"osses latérales mogcnties ne sont séparées du plancher de l'orbite que par une lamelle, appartenant à la grande aile du sphénoïde qui limite avec la petite aile la fente sphéno'idale . — De plus en plus larges à mesure qu'on s'éloigne de la selle turcique, les fosses latérales moyennes sont formées par les grandes ailes du sphénoïde, par la partie inférieure de l'écaillé du temporal, sur laijuelle se dessinent les sillons des branches antérieure et postérieure de l'artère méningée moyenne, enfin par la faceendocrànienne antérieure du rocher. Sur le rocher, on remarque, dededansen dehors, la dépression du ganglion de Gasser, Vhialus de Fallope pour le passage du grand pélreux superficiel, \c canal du petit nerf pétreux superficiel, la saillie

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(lu canal demi-circulaire supérieur, la mince lamelle constituanl le loil de la caisse du tympan , enfin la fissure pétro-squameiise, facile ù voir sur les temporaux des jeunes sujets.

Etage antérieur (frnnto-elhin.)

Itlaijp iiwyen {'ipliéno -\iempor )

Etage postérieur [occip.-temiior. i

lui. — lOiiilocTiini'. hase.

Les grandes ailes sont réunies au corps du sphénoïde par un pédicule, dont la largeur ne dépasse pas 2 centimètres chez l'adulte, échancré en avant par

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la fente sphéuoïdale, par le trou déchiré antérieur, il est perforé par les Irons grand rond et ovale (B).

- Sinii-i frontal

Trou borijhi'

Tr. elhm. e.rl .

'l'r. l'tliiii . in t..

ifenir]

Sillon elhni.

Laine crililèf

(JontI, sin.

ISn-i^cliet

Ooiilt- olfiicl.

Fenle sp/ién.

Cnnol iiplii/iii' Giiiilt. (ipliijui.' Tr. yranil ronil Tr. de Vésale Tr. ovule Tr. rond Tr. ilrc/i. ont.

G. g. iif'l. sii/i.

(hiutl . sin. jiétreu.r s»;).

Tr. andilif inl.

Tnl). occipilnl Von. ronil. ont.

Can. rond . jiO^.

Ai/iied. rrstih.

Tr. mastoïdien , Gnlllt . sin. liit.

Cr. orcii. inl.

Goiilf. .lin. loi.

th. C

Kit;. iOi'. — liiidocràne, ba,se, scliéina dfs froiis e( de.-. i-aniiu\.

Étage postérieur ou occipito-teraporal. — Il présente sur la lignemédiane le plan de la çiouUièrc J)<(f;iliili'c. descendant du trou occipital, au delà

OSTÉOLOGIE

duquel la paroi osseuse se relève avec la crête occipitale interne qui aboutit à la protubérance de même nom.

De chaque côté de la gouttière basilaire, descendent les gouttières des sinits pétreux inférieurs ; creusées à la jonction du rocher et de l'occipital, elles montrent dans leur profondeur la suture pétro-basilaire, en arrière de laquelle apparaît le large trou déchiré postérieur (V. page 391). Sur les parties latérales, on voit en avant la face supérieure des masses condyliemies avec le tubercule de Voecipital, dont la face postérieure est souvent déprimée en gouttière par les nerfs pneumogastrique, spinal et glosso-pharyngien. Sur la partie interne des masses condyliennes, se trouve l'orifice àucanal condylien antérieur (hypoglosse). — Plus en arrière se trouvent les fosses cérébelleuses, dont la paroi antérieure est formée par la face endocrânienne postérieure du rocher. La portion descendante de la gouttière du sinus latéral, creusée surtout aux dépens du temporal, traverse la fosse cérébelleuse ; on y voit l'oritico interne du canal mastoïdien. En arrière de la gouttière ajjparaît la suture temporo-occipitale ; au delà, c'est la fosse cérébelleuse proprement dite, limitée en arrière par la partie horizontale des gouttières du sinus latéral.

Varia. — A. - - Henle et Quain signalent sur les côtés de la fosse ethmoïdaleun petit sillon osseux, sulcus elhmoïdalis, déjk signalé par Albinus (Liber de Scetelo, Leyde, 1762. p. 168), creusé par le passagedu filet ethmoïdal du rameau nasal. Tout réceuiment Trolard {Journal de l'anat. et de laphys., juillet 1890) et Stieda {Anatomisch. Aiizeig. 1801) ont

l''ig. 103 — Sillon ethmoïdal.

repris l'étude de ce sillon Les deux trous les plus antérieurs de la lame criblée sont de forme différente : l'interne s'allonge en forme de boutonnière et reçoit un prolongement de la dure mère ; l'externe, plus arrondi, donne passage au filet ethmoïdal du rameau nasal. En effet, en regardant avec attention, on voit partir de ce trou un petit sillon osseux qui vient s'aboucher dans le canal ethmoïdal antérieur. Je dois prévenir que parfois le sillon se dérobe plus ou moins sous le bord interne du frontal, et que l'apophyse crista-galli

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très développée peut rendre sa recherche difficile ; il faut alors regarder obliquement, ou introduire une soie de sanglier par le trou ethmoidal antérieur. L'artùre elhmoïdale antérieure accoinpigne le nerf; je l'ai trouvée à sa partie interne.

B. — On rencontre quelquefois, en dehors du trou ovale, un petit trou qui m'a semblé plus fréquent du côté gauche. C'est le trou de Vésale, ordinairement simple, parfois double (trois fois sur 50 crânes examinés). Sur ces 50 crânes, il manquait 20 fois des deux côtés; 12 fois il existait des deux côtés ; 7 fois il existait seulement à gauche, et 11 fois à droite. 11 ne parait être que l'orifice supérieur du canal innominé (Arnold), qui livre passage au petit nerf pétreux superficiel, lorsque celui-ci ne passe pas parla suture pétro-sphénoïdale. Ce canal se dirige en bas, en avant et un peu en dehors, pour aboutir sur l'exorràne en dehors de la pointe postérieure de la fossette scaphoïde, vers l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde.

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