à in
Lion adulte .
Caïman ....
On voit que sans être aussi figuratifs q
uele fameux angle de Camper,
, ces rap-
ports indiquent tout aussi bien et plus complètement l'augmentation relative des màehoirespar rapport au crâne quand on passe de l'homme civilisé à l'homme brutal, au sauvage, à l'idiot, au singe. On voit aussi que la mandibule est moins développée chez la femme que chez l'homme relativement au crâne et à fortiori relativement au cerveau, puisque celui-ci est plus développé par rapportau crâne dans le sexe féminin.
Mais il reste à parler d'une autre comparaison des plus intéressantes, instituée par le même auteur d'après la vue générale indiquée au début dece chapitre et vérifiée jusqu'ici, à savoir que le poids relatif de certaines parties osseuses peut donner des indications sur le développement relatif des appareils auxquels appartiennent ces parties, et parsuite sur le développement relatif desfonctions de ces appareils. Cette dernière comparaison a été faite entre le poids de la mandibule et le poids des fémurs.
Voici quelques chiffres indiquant les résultats obtenus quant au rapport du poids de la mandibule au poids des fémurs = 100 ou indice niandïbido- fémoral. 14 squel. europ. ordonnés d'après le poids croissant de fémurs : moy. t= 11.0
7 premiers : moy. = 11. S
7 derniers : moy. = 10.5 20 squelettes de nègres ordonnés de la même façon. Moy. 12.8
7 premiers : moy. = 14.0
7 suivants : 12.0
7 derniers : 11.6
Un nain de 1""04 : 24.0
Un géant de 2"10 : 10. T.
Un gorille femelle : 39.9
APERÇU SQUELKTTOLOGIQUK
D'après l'ensemble des recherches faites sur les squelettes féminins, l'indice s'élèverait, chezles femmes, à la moyenne de 13,5.
Enfin, chez les enfants, l'indice croît en sens inverse de l'âge.
On voit que la série établie par ce dernier indice est en sens inverse des séries précédentes : Anthropoïdes. Enfant, femme, homme. Homme?, de faible taille, hommes de forte taille. Sauvages, ciinlisés. Pourabrégerl'interprétation assez complexe de ce fait, nous dirons seulement que l'auteur rattache la supériorité relative du poids mandibulaire par rapport au poids fémoral à un développement de l'appareil digestif qui serait par suite plus développé chez la femme que chez l'homme, chez l'enfant que chez l'adulte, par rapport au développement de l'appareil locomoteur, ce f[ui, phvsiologiquement, s'explique assez bien. Mais chez la femme, la mandibule elle-même n'en reste pas moins plus légère que chez l'homme relativement au crâne et plus encore relativement à l'encé" phale. Nous aurons à utiliser plus complètement ces faits lorsqu'il s'agira de l'interprétation du poids cérébral.
IX. - CORRESPONDANCE DES DIMENSIONS OSSEUSES ENTRE ELLES ET AVEC LA TATLLE
Longueur des os. — La longueur absolue et relative des grands os longs des membres présente des variations suivantl'âge, la stature, le sexe, la raceet aussi de grandes variations individuelles en dehors des précédentes. Ces variations très importantes seront exposées à la fin de cet ouvrage où nous traiterons dans un chapitre spécial des proportions du corps. Nous indiquerons seulement ici la correspondance moyenne des longueurs osseuses entre elles et avec la taille d'après un récent mémoire de M. Manouvrior (1). Cet auteur s'est attaché à signaler et à faire disparaître les causes d'erreur qui rendaient inexacts les divers tableaux publiés antérieurement sur ce sujet par Orfila, Ilurnphry, Topinard, RoIlet,etc.I{e])renantensuitelamise en œuvredes mesures recueillies à Lyon par le Ï)'V,. Roi le t sur cent cadavres, il a dressé le lahleau-barème suivant qui pourra être utilisé par les médecins-légistes dans les questions d'identification , par les artistes pour obtenir des proportions moyennes des membres et de leurs segments, par les anthropologistes pour reconstituer la taille des populations préhistoriques et pour savoir, sans l'aide du calcul, si tel os est plus ou moins long par rapport à tel autre et s'écarte des proportions moyennes dans la population prise pour type.
(1) 1j. Manouvrier, la Détermination 'le la taille rl'apri's les gramls He.i membre.'t- (Mémoires de la Soc. d'Anthr. de Paris, 2" S., t. IV.)
OSTÉOLOGIE
Tableaux de M. Manouvrier, indiquant la correspondance moyenne des longueurs osseuses entre elles et avec la taille.