C D BIT 0 S
Os long, pair et non symétrique, répondant a la partie interneet postérieure de l'avant-bras, le cubitus présente une faible concavité antérieure et j)araît très légèi-ement tordu sur son axe. Plus volumineux en haut qu'en bas, il olïre à étudier un corps et deux extréinités (A).
MeUreenliaut l'extrémiti' la |iliis vokimiaeusc. en avant ta grande échanerure articulaire en l'orme de croissant ipi cllc pii'sente, et en dehors le bord le plus tranetiant du corps
(le l'os.
CORPS. — l'risniiitique et I liangulaire dans ses trois quarts su[)i''rieurs, il liMiil a s'arrondir dans sou cjuart inférieur.
Face antérieure. — Plus large en haut iju'en bas, elle est légèrement creusée, suivant sa longueur, d'une gouttière dans laquelle j)iend insertion le ll(''( hisscui' coinniun profond des doin'ls ; dans son (piaid inlernMir, elle pi'ésente une
OSTÉOLOniF,
crête ou une série de rugosités, empreiiiles d'insertion du oarré |ironaleur. Sur Iti moitié supérieure de cette fate, on voil rorilice du conduit nuiirricipr pénètre l'os de bas en haut, de la main vers le coude.
insertions.
Face postérieure. — Un peuconvèxe suivant la longueur, cette face est traversée, dans son tiers supérieur, par une ligne oblique en bas et en dedans, limitant un espace triangulaire (lieu d'insertion du muscle anconé). Une seconde ligne, plus longue, parallèle aux bords de l'os, divise le reste de la face poslérien re en deux parties légèrement excavées ; l'interne reçoit le muscle cubital |)ostérieur ; l'externe est subdivisée par des crêtes très obliques, mais ])eu saillantes, en quatre champs d'insertion |)our le court supinateui', le long
os or; 1, AVA.N r nu \^
aluliii lciii- (lu |)()U( t', le Innj; extenseur du |ioucp et l'extenseur pruiuc (le l'iniliw. <Jiiel(|ueri)is, uni' riti(|nlenie surfaceesl IVipiM'e par riiiserliOu du cfuni exienseiii' du poin-e.
.A ncOHi' Court ; Hfiiinrt
Lonfj ahtiiirt. iSii
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Court extens. li'i pouce {insrri,
E t ti"isi'ur prn/,/ /tt> riii<tp:r
ipo. xll/loilir
Vif!, lio. — Cubitus. Uvrv
poslth'ieiu'e.
Kig. 144. — IkibiUi.'î, l'iicc postérieure, insertions.
Face interne. — Comme les précédentes, elle diminue de largeui' de liaulen lias ; dans ses deux tiers supérieurs, eilecloiine insertion au tléchisseurcduimun profond des doigts, et de\'ienl sous-cutanée dansson tiers inférieur Cette face se prolongeen bas en une apoplivsec\"lindrii|ue,rrfpojj/(yse .-iy/o/^/c du cubitus.
Bords. — L'antérieur est ai rondi. — Le postérieur, incurvé en .S ilalif|ue 1res albnigé, est iietlement accentué dans sa partie niovenne, où jI forme la rrclc cnbilale; farilea sentir cl a sul\'resiHis la peau, il ^c bifurque en liaul.
loi
OSTÉOLOGIE
vers l'olécrârie ; dans le liers inférieur il s'atténue et dispai ciil. Ce bord donne attache à l'épaisse aponévrose de la face postérieure de l'avant-bras.
Le bord ititerosseux (externe ou radial), mince et tranchant dans toute sa partie moyenne, se bifurque en haut ; ses branches de bifurcation se rendent auxextrémités de la ■petite cavité sigmolde, limitant avec celle-ci une surface triangulaire^ rugueuse, dans laquelle s'insère le court supinateur. En bas il s'atténue et disparaît. Comme ce bord, convexe en dehors dans sa partie supérieure, décrit une courbure à concavité externe dans sa moitié inférieure, l'espace interosseux, étroit en haut, atteint son maximum de largeur dans la moitié inférieure de l'avant-bras.
EXTRÉMITÉ SUPÉRIEURE {hiimérale}. — Elle est essentiellemcnl formée pardeu.K saillies osseuses, disposées comme les deux branches d'une L., et circonscrivant une cavité articulaire ouverte en a.va.nl,\a. grande cavité sigmoïde. La saillie verticale, continuant le corps de l'os, porte le nom il'nlécrà7ie ; l'horizontale, appliquée à la partie antérieure de la précédente, a reçu le nom d'apophyse coronolde.
L'olécrâne (côÀévo, coude, xpâvov, tète) otîre deux faces, deux bords, une base et un sommet. — La i&cc, antérieure contribue k former la cavité articulaire; la ÎAce postérieure, moins large, prend la forme d'un triangleallongédont la pointe descendentre la facepostérieure et lafaceinternedu corps de l'os, pourse continuer avec le bord postérieur de celui-ci; elle répond à la peau. — Les bords de l'olécrâne sont très larges, l'externe surtout ; quelques anatomistes les considèrent comme des faces; par leur partie antérieure rugueuse, ils donnent insertion aux faisceaux postérieurs des appareils ligamenteux latéraux du coude et à des expansions aponévrotiques du muscle triceps; en arrière, l'insertion du fléchisseur commun profond empiète sur le bord interne, tandis que celle de l'anconé remonte le bord externe. — Labase de l'olécrâne se continue avec le corps de l'os (B). — Ce que l'on appelle le sommet est une véritable face supérieure, mesurant plus de deux centimètres d"avant en arrière et transversalement; elle donne insertion dans ses deux tiers postérieurs au tendon du triceps ; son liers antérieur, libre de toute insertion, se recourbe en avant et forme le bec de l'olécrâne. Dans l'extension complète du bras, le bec de l'olécrâne va se loger dans la cavité olécrànienne de l'humérus, tandis que toute la partie de l'apophyse qui donne insertion au triceps reste en dehors de cette cavité (C).
\S apophyse coronoide, appliquée par sa base à la face antérieure du cubitus, forme une pyramide quadrangulaire dont le sommet est dirigé directement en avant. Henle la compare très justement à une console ; c'est en effet sur cette apophyse console que s'appuie l'humérus lorsquenous faisons effort avec le bras étendu, etc'estellequi empêche cet os deglisserau-devant du cubitus. — Saface supérieure, articulaire, faitpartiedelagrande cavité sigmoïde. — Sa iaceinférieure,qm paraît prolonger la face antérieure du cubitus, présente une empreinte rugueuse, triangulaire sur laquelle se fixe le brachial antérieur. — Sa face interne, continue avec la face interne de l'os, présente un tubercule énorme pour l'insertion du faisceau moyen de l'appareil ligamenteux interne du coude. — Sa face externe est creusée d'une cavité articulaire, oblongue à grand axe antéro-poslérieur, concave en dehors, lapetite cavité sigmoide, qui s'articule
os 1)1' 1;a\ AM -BKAS
avRo le |)i)url()iir île ia lè(e ladiale ; en arrière, celle surface est limitée par une crête saillante, qui descend vers le bord inlerosseux etdonne insertion au faisceau le plus fort de rap[)areil ligamenteux externe du coude — Le sommet ou lii-r lie riiiii.}i)lnixt> coronoide. \('<^èv('int'i\l iMH-ourbé en liaul, va se loger dans
Kii;. 1 1.'). — Oiihitiis. posti'rii'nro. l-'i^'. l ili. — Cubitus, \ iic jkjsIi''-
l•i^'urc^ inserliniis.
la cavité coronoïdienne de l'Iiuniérus pendant lallexion coni|ilète de l'avant-bras sur le bras,
La grande ciivllé aujmoide, surface articulaire formée par la rencontre à angle arrondi de la face antéi ieure de l'olécràne et de la face supérieure de l'apophyse coronoïde, reçoit dans sa concavité demi-circulaire la Irochlée huméraie ; une saillie médiane, mousse, partant du bec de Tolécràne jwur aboutir au bec coronoïdien. la parcourt dans toute son étendue, répondant à la gorge de la Irocblec. A Tu nidii des |)i M'I ions olcrrànienne cl coronoïdienne de la cavité, on
OSTEULUGIE
reinaiHjLie un léger rétrécissement de Ui surface articulaire : là, les bords latéraux |3:iraisseiit s'enfoncer entre ces denx por tions qui sont séparées par nu sillon ou une saillie transversale.
EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE (C«/'/»it'nne). — Le cubitus se renfle légèrenieni à son extrémité inférieure qui comprend deux parties : la tète et lapoj'lnjse styloïde.
La, tête, irrégulièrement cylindrique, se termine par une surface plane, demi-circulaire, en contact avec un ligament encroûté de cartilage, le ligament ti'iangulaire, qui la sépare du pyramidal. Sur son pourtour, en regard du radius, la tète présente la facette articulaire en croissant pav laquelle le ■'cubitus s'articule avec le radius.
L'apophyse styloïde, placée sur le prolongement de la face interne du cubitus, est de forme cylindro-conique, et un peu recourbée en avant ; elle répondà la partie interne de la tôle et est séparée de la partie articulaire de celle-ci par une dépression profonde dans laquelle vient se fixer le ligament triangulaire. |j"apophyse styloïde donne attache au ligament latéral interne de l'articulation du poignet. On voit en arrière, entre l'apophyse et la tète, une gouttière verticale creusée par le tendon du muscle cubital postérieur.
Ossification. — l^'-- rubilus présente trois points (l'ossilication : nn' pr/iiii/if <;/ r/eu r co mp l éiii enta ires .
Le point primitif forme d'un ^^-ï^ÇSs^-.,... petit cylindre d'un millimètre de v ■ ' :
long et occupant la partie moyenne ' >
de la diaphyse. Il produit non seu- '|; ?
lement le corps de l'os, mais encore %> une grande partie de ses extrémités, fe' 1
c'est-à-dire toute l'apophyse coronoïde, les deux tiers de l olécràne, et la moitié supérieure de la tête cubitale.
Des deiurj points complémentaires.
l'un est ofécrdnien : il forme la partie postéro-supérieure de l'apophyse, c'esl-à-dire la surface d'insertion du triceps brachial. Sappey a signalé un point o/écrdnien accessoire qui forme le bec de l'oléeràne.
— Le deuxième point complémenlaire esl cép/inliqi/e : il forme la tête du cubitus.
Le point primitif apparaît du trentième au quarantième jour de la vie intra-utérine — Les points complémentaires apparaissent après la naissance dans l'ordre suivant :
le céplialiquc (septà neuf ans) : — l'olécrànien (douze à treize ans).
La soudure des épiphyses à la diaphyse a lieu de quinze à dix-neuf ans pour l'cxtrc-mité inférieure.
I jy Cubitus '^"'"ff'' ^ vingt et un ans pour la supérieure.
ossification L'ossification de l'apophyse stylo'ide se fait de tiuatorze à quinze
ans; d'après Schwegel, la styloïde aurait un point d'ossification propre.
Fi^ l-iiS. — Cubitus, arehitécture de l'extrémilé supérieu re.
Architecture. — I^e corps est formé par un cylindre épais de tissu compact : à la parte postérieure, convexe, la couche l'ompacle est plus épaisse qu'a la pai'tie ant'Tieiirp. con-
(IS \)V. i;A\'.\NT-LiliA.S
i-n\'i\ I^L'.- exlréiiiili's M>nl l'uiiiiées il'ua liisu spongieux ti maillus lim-.s sons uiio miner couclie compacte. Dans l'extrcmité supérieure, les travées sontdisposées en arcades super posées ; en arrière, vers la partie olécrànienne, les aréoles, tassées par la pression, sont réduites à l'état de fentas ; en avant, une sorte d'éperon prolongeant la face antérieure de la diapliyse sépare le tissu spongieux aréolaire de lacoronoïde du canal médullaire
Le canal médullaire descend jusqu'à la jonction du i/o inférieur avec les 4/.t supéricui's de l'os.
Connexions — l' n- son