PIED
Face inférieure ou plantaire.
Face supérieure ou doi'sale.
Gros orteil et bord correspondant à cet orteil.
Petit orteil et boni correspondant à cel orteil .
Tarse
Scaphoide.
Astragale.
Calcanéum.
l'-i' cunéiforme.
2e cunéiforme.
I^e cunéiforme.
Cuboide.
Ainsi qu'on peut le voir, en jetant un coup d'œil sur le tableau ci-dessus, la grosse tubérosité de l'humérus répondrait au petit troclianter fémoral, et la petite tubérosité humérale au grand trochanter du fémur. Nous ai'ons dit que Sabatier admettait la plus ;.'rande partie des conclusions d'Alexis Julien, mais, pour lui, le petit trochanter du fémur, au lieu d'être J'homotypique de la grosse tubérositi' de rhumérus, représenterait la crête peclorodeltoidiennc de cet os.
Dès 1774, 'Vicq d'Azyr était arrivé à une détermination lioinotypique à peu près identique à celle do Bardeleben et Leboucq. Seulement, pour lui le scaphoide du pied représentait non seulement celui de la main, mais aussi la tète du grand os (carpien 3).
Debierre ayant observé un pisiforme muni do deux points d'ossification, conclut que cet os répond au calcanéum tout entier. Quant au pyramidal il serait représenté au pied par le trigone.
Avant la théorie de la rotation, qui nous parait avoir définitivement tranché la question de l'homotypie des membres, Charles Martins (de Montpellier) avait émis une théorie ingénieuse qui a, pendant plus de vingt ans, rallié les suffrages de presque tous les anatomistes. Elle est connue sous le nom de théorie de la torsion.
Partant de cette idée que Vhumérus serait un fémur retourné, c'est-à-dire un os, dont le corps et l'extrémité distalc (antibrachiale) auraient subi un mouvementde 180°, tandis que son extrémité proximalc serait restée immobile, Charles Martins fait subir artificiellement au corps et à l'extrémité distale de cet os un mouvement de détorsion de ISOo en sens inverse de celui qu'il .suppose avoir été subi par ces parties. Cette détorsion opérée, la face
OSTÉOLOGIE
de flexion des deux membres regarde en arrière et la face d'extension (coude, genou) en avant. Le radius et le pouce, le tibia et le gros orteil sont internes, le cubitus et l'auricu-' laire, le péroné et le cinquième orteil sont externes. Ainsi qu'on le voit, grâce à cet artifice, Charles Martins obtient des résultats à peu près identiques à ceux que donne la rotation, sauf toutefois pour ce qui concerne les extrémités proximales de l'humérus et du fémur.
L'humérus semble, en effet, tordu sur lui-même ; sous l'empreinte deltoïdienne on trouve une gouttière ordinairement désignée sous le nom de gouttière de torsion. A notre avis, cette gouttière peut s'expliquer par la présence des fortes saillies dues à de puissantes insertions musculaires. On peut encore remarquer avec Foltz « que les bords de l'humérus ne présentent point trace de torsion »,ou avec Campana « qu'il n'y a pas plus de fibres tordues dans l'humérus que dans le fémur », ou enfin avec Julien et Sabatier qu'il n'y a pas torsion dans le corps de l'os, mais rotation articulaire. Sabatier fait encore observer que le nerf radial contourne seul l'humérus, et que son trajet héliçoïdal serait suivi par les autres nerfs s'il y avait eu torsion.
Depuis Vicq d'Azyr, un très grand nombre d'anatoniistes, y compris Charles Martins, considèrent la rotule comme l'bomotypique de Volécrdne. Mais, tandis que la rotule est un simple os sésamoïde développé dans l'épaisseur du tendon du triceps crural, et placé sur le prolongement de l'axe du tibia, homotypique du radius, l'olécràne forme, au contraire, une partie essentielle du cubitus, son extrémité proximale, et représente, par conséquent, l'extrémité proximale du péroné. Seulement, tandis qu'au coude l'os le plus important est le cubitus, au genou, le péroné, l'homotypique du cubitus, est, au contraire, le moins développé.