‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 8 sur 199 · première ligure de division indirecte, grâce a · texte numérisé non relu

première ligure de division indirecte, grâce a

noyau de l'œuf débarrassé laquelle un premier globule polaire sera rejeté. — sp, la

J , tête du spermatozoïde.

des globules polaires, le 3:—gp\ premier globule polaire éliminé — pm, pronu-

7 /. . cléus niàle, formé par la division en deux globules chro-

noyau de l œuf mur ou pro- matiques de la léte du spermatozoïde.

„o».^7.,\.„ /. 1 ■• ^- — rf'. deuxième ligure de division indirecte, pour le

nucleus femelle, de manière, rejet d'un deuxième globule polai.e.

;i fnrmpr un ffirns; iinlniiP ô- — <//>', deuxième slobule polaire éliminé. — Après le

d mrmei un COips unique, départ de deux globules polaires, les deux globules chro-

le noyau de l'œuf mîtv et "riatiques qui restent dans l'œuf forment le pronucléus fe-

fécondé, c'est-à-dire la pre- *>• ~ P'"^-\-Pf conjugaison ou accotement du pronucléus . , ,, , mâle et du pronucléus femelle (fécondation proprement

miere cellule embryonnaire dite.

(6, pm + pf).

Fis.

NOTIONS D'EMBRYOLOGIE

Il va deux manières de concevoir la nature îles jdiénonienes de nialuralion cl la signification de l'expulsion des globules ])olaires.

Jusque dans ces derniers temps, prenant à la lettre le ternie de maluralinn, on considérait l'œuf, ainsi que toutes les autres cellules de l'organisme, comme une cellule hermaphrodite, qui ne devenait femelle et par conséquent apte à être fécondée qu'en mûrissant, c'est-à-dire en éliminant des parties mâles, les globules judaires, destinées à être i-einplacées par le spermalozoïde. On a vainement cherché pour le spermatozoïde une maturation correspondante, à la suite de laquelle, ayant expulsé des |mrties femelles, il prenait le caracière mâle.

Aujourd'hui, on est disposé à comprendre tout autrement les phénomènes (huit il s'agit, et à détourner l'expression de maturation de son acceplion primitive, sinon à l'abandonner tout à fait. Les globules polaires sont considérés comme des (iMifs aborlifs o', o'-, O'', qui se forment en même temps que l'œuf définitif 0' aux dépens de la cellule-mère de l'o'uf 0, de la même façon que les spermatozoïdes s', s-, s-^ . s' aux dépens d'une cellule-mère séminale S. C'est ce ([ue l'on [)ent écrire : d'une part 0 — 0' (o' -|- o- -f- o^) ; d'autre |)art S — .s' -|-s- -j-s^-j-s''. Seulement, tandis que dans le cas mâle lesproduits de division sont (dus employés comme spermatozoïdes fécondants, un seul des éléments issus de la cellule-mère de l'œuf devient l'œuf en s'enrichissant de toute la masse vitelline aux dépens des autres jji'oduits ({ui demeurent sous forme rndimenlaire et sont les globules ])olaires. I/o;uf et les globules polaires, d'une part, les spermatozoïdes, d'autr-e part, sont d'ailleurs produits respectivement, ])ar deux divisions successives, sans inleri'uption par un stade de repos, des cellules 0 et S ," ils en sont ainsi directement, non pas les cellules-filles, mais les cellules petites-filles. Grâce à ceile division deux l'ois répétée coup sur coup, on comprend que la quantité de chromatine, piimitivement contenue dans les éléments 0 et S sera réduite au quart dans chacune des quatre cellules petitesfilles. 8' et One pourront égaler en richesse chromatique une cellule-fille quelconque qu'à la condition de s'unir entre elles: union réalisée dans le phénomène de la fécondation.

On [H'ut se représenter de deux façons ditierentes l'essence même de la fécondation. S'il y a mélange des deux |)ronuclei, si chacun des quatre globules chromatiques de la niasse pm -\-pf(i\g. 4) contient à la fois de la substance mâle et de la substance femelle, la fécondation est nu ]jhénomène de conjugaison intime, de fusion. S'il y a au contiaire simple accolenient, si des quatre globules de pm -\- pf, deux demeurent exclusivement mâles et deux autres exclusivement femelles (ainsi que c'est le cas su])posé dans la fig. 4), la fécondation consiste dans le remplacement, par le noyau spermati([ue, des éléments du noyau de l'ovule expulsés sous forme de globules polaires, et l'éside dans un échange.

Il est général dans la série animale et avanlageux pour l'espèce, mais il n'est il u llement constant et nécessaire que la première cellule de l'embryon, et plus lard le corps embrvonnaire tout entier, dérivent de la conjugaison de deux cellules sexuellement dilTérenciées, l'onif et le spermalozoïde. 11 est en effet des cas, soit accidentels chez une espèce animale sin)érieure, la poule, l'homme même, soit habituels chez certains animaux tels que des crustacés, des insectes (les pucerons, ]iar e\em|)le), où l'o'uf se développe d'une fa(:ou ])liis on moins

NOTIONS D'EMBRYOLOGIE

complète sans fécondation. On dit alors qu'il y a parthénogenèse . Ce développement parthénogénéticiue explique alors d'une façon heureuse, en l'absence de toute fécondation, la présence, dans les kystes de l'ovaire, d'embryons incomplets, anormaux.

Au contraire, il peut y avoir fécondation multiple, pobjfipermie, et alors production de monstres doubles ou multiples, ou bien de deux embryons distincts et normaux chacun. C'est ce que l'on observe très rarement à l'état naturel. Le plus souvent, la polyspermie est artificielle et expérimentale.

A laquestion de la fécondation se rattache étroitement cellede Vhérédité , que l'on peut de la manière suivante formuler en une loi. La matière qui supporte les propriétés héréditaires doit être transmise dans l'acte de la fécondation au descendant ; car le descendant ressemble à ses générateurs et hérite de leur manière d'être. Comme dans la fécondation ce sont les noyaux principalement qui se conjuguent ou s'unissent, ce sont nécessairement eux qui sont le support de la matière héréditaire. De plus, le descendant, ressemblant également le plus souvent au père et à la mère, doit recevoir d'eux des quantités égales de propriétés héréditaires : les noyaux mâle et femelle qui se conjuguent doivent donc être équivalents. (Test ce que vérifie l'observation ; car les noyaux, ou mieux les pronuclei mâle et femelle, malgré l'énorme disproportion des cellules desquelles ils dérivent (sjjernuitozoïde et œuf), renferment la même quantité du principe essentiel, la chromatine.

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