CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
l"" Situation. — Chez l’homme comme chez tous les mammifères, le cœur occupe la partie moyenne de la cavité thoracique. Il est situé entre les deux poumons, au-dessus du diaphragme, qui l’isole des viscères abdominaux; en avant
Fig. 3.
Coupe transversale du thorax passant au-dessus du cœur [demi-schématxque).
1, canal rachidien. — 2, apophyse épineuse. — 3, sternum. — 4, omoplate. — o, côte. — 6, intercostaux externes. — 6’ intercostaux internes. — 7, grand pectoral. — 8, petit pectoral. — 9, petit rhomboïde. — iO. trapèze. — Il, grand dentelé. — 12, sous-scapulaire. — 13, muscles spinaux. — 14, coupe du poumon droit, avec 14’, coupe du poumon gauche. — lo, plèvre pariétale. — 15’, cavité pleurale. — 16, plèvre pulmonaire. — 17, péricarde. — 18, médiastin antérieur, avec 18’, vaisseaux mammaires internes. — 19, médiastin postérieur. — 20. œsophage. — 21, nerfs pneumogastriques. — 22, grande veine azygos. — 23, canal thoracique. — • 24, 24’, grand sympathique. — 25, orifice aortique. — 25’, aorte descendante. — 26, artère pulmonaire, avec 25’, ses branches. — 27, 27’, bronches. — 28, veines pulmonaires. — 29, oreillette gauche. — 30, oreillette droite. — 31, ventricule droit. — 32, veine cave supérieure. — 33, 33’, nerfs phréniques.
de la colonne vertébrale (4®, 6% 7® et 8® vertèbres dorsales, vertèbres cardiaques
de Giacomini), dont il est séparé par l’œsophage et l’aorte; en arrière du sternum et des cartilages costaux, qui le protègent à la manière d’un bouclier. Il forme ainsi une partie importante de cette cloison, disposée en sens sagittal, qui sépare les deux poumons et qu’on désigne sous le nom de médiastin.
2° Moyens de fixité. — Le cœur est maintenu dans cette position par sa continuité avec les gros vaisseaux qui partent de la base. Il y est maintenu aussi et surtout par le sac fibreux du péricarde, qui l’enveloppe de toutes parts et contracte des adhérences, comme nous le verrons plus loin (voy. Péricarde), à la fois avec le dia-
COEUR
phragme, avec la colonne vertébrale, avec le sternum et avec les aponévroses du cou.
3° Forme et orientation. — Le cœur a la forme d’un cône aplati d’avant en arrière. Vu en place, après ablation du plastron sterno-costal et ouverture du péricarde, il présente l’orientation suivante : sa base est dirigée en haut, à droite et en arrière; son sommet o\x pointe, en bas, à gauche et en avant. Plus simplement, son grand axe, c’est-à-dire la ligue droite qui descend du milieu de la base sur le sommet, a une triple obliquité : il est incliné à la fois de haut en bas, de droite à gauche et d’arrière en avant. L’inclinaison sur le plan médian est très prononcée et l’on peut dire avec raison que l’axe du cœur se rapproche beaucpup plus de l’horizontale que de la verticale ; l’angle qu’il fait avec le plan horizontal mesure en moyenne 40®.
4® Coloration. — Envisagé au point de vue de sa coloration, le cœur varie, suivant les sujets et suivant les états pathologiques, du rose clair au rouge foncé. Sa surface extérieure présente par place des traînées ou même des plaques jaunâtres, dues à des amas adipeux qui se sont déposés entre la couche des fibres musculaires et le péricarde. Ces amas adipeux, dont l’abondance varie beaucoup suivant les sujets, s’observent de préférence dans les sillons du myocarde et autour de ses vaisseaux.
5® Volume et poids. ^ — Le volume du cœurvarie suivant le sexe et l’âge. Laenneg, d’une façon générale, comparait le volume du cœur à celui du poing. C’est là, il faut en convenir, un mode d’évaluation par trop^ approximatif ; car, comme le fait remarquer avec beaucoup de raison Sappey, les professions sont nombreuses qui font varier le volume de la main, sans avoir sur celui du cœur une influence quelconque. Il est donc de toute nécessité, pour évaluer le volume du myocarde, de mesurer directement ses différents diamètres ou tout au moins sa longueur (hauteur) et sa largeur. Bizot, utilisant cette dernière méthode, est arrivé aux résultats suivants, dans les deux sexes et aux différents âges :