‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 167 sur 176 · III. — RÉGION PLANTAIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

III. — RÉGION PLANTAIRE EXTERNE

La i"égion plantaire externe répond à l'éminence hypothénar de la main. Elle nous présente trois muscles, qui rappellent, par leur disposition autant que par leur nom, les muscles de la région hypothénar. Ce sont : V abducteur du petit orteil, le court fléchisseur du petit orteil, Vopposant du petit orteil. Il n'existe au pied aucun faisceau homologue du palmaire cutané de la main.

i° Abducteur du petit orteil

L'abducteur du petit orteil (fig. 766,3) est le plus superficiel du groupe. 11 est aussi le plus long, car il s'étend, en arrière, jusqu'à la partie inférieure du calcanéum.

1° Insertions. — Il s'insère, d'une part : 1° sur la tubérosité externe du calca-

AN.\T0UIE humaine. — T. I, 4'-' ÉDIT. 123

MYOLOGIE

néum ; 2° sur la face profonde de l'aponévrose plantaire ; 3° sur une cloison fibreuse

qui le sépare du court fle'chisseur plantaire.

De là, ses fibres musculaires se portent en avant, en longeant le bord externe du pied. Elles se terminent toutes sur

un long tendon, qu'elles accompagnent jusqu'à l'articulation inétatarso-phalan- .3' gienne et qui vient se fixer sur le côté

\ externe de l'extrémité postérieure de la première phalange du petit orteil.

j Au cours de son trajet, l'abducteur du

petit orteil envoie généralement, par son côté interne, une expansion charnue ou fibreuse à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien.

fi

Pig. 767.

Muscles de ia plante du pied, couche moyenne.

1. tendon du long fléchisseur propre du pouce. — 2, 2, tendon du long fléchisseur commun. — 3, 3, accessoire du long fléchisseur. — 3', face inférieure du calcanéum, située entre les deux faisceaux d'origine de ce dernier muscle. — 4, adducteur du gros orteil, sectionné. — 4', tendon de ce muscle. — 5, faisceau interne et 5', faisceau externe du court fléchisseur du gros orteil. — 0, court fléchisseur du petit orteil. — 7, tendon du long péronier latéral, mis à nu. — 8, tendon du court fléchisseur plantaire. — 9, court fléchisseur plantaire, sectionné à son extrémité postérieure. — 10, interosseux plantaire du dernier espace. — L^, L', premier et quatrième lombricaux.

2° Rapports. — Sa face superficielle est recouverte par l'aponévrose et la peau.

— Sa face profonde répond successivement à l'accessoire du long fléchisseur, au ligament calcanéo-cuboïdien, à la gaine plantaire du long péronier latéral et au court fléchisseur du petit orteil. — Son bord interne est en rapport avec le court fléchisseur plantaire. — Son bord externe répond à l'aponévrose et à la peau.

3° Innervation. — L'abducteur du petit orteil est innervé par un rameau du nerf plantaire externe.

A" Action. — Il fléchit la première phalange du petit orteil, en l'inclinant légèrement en dehors.

Variétés. — J'ai vu, dans un cas, partir du bord externe de ce muscle une expansion tendineuse très résistante, qui se portait en dedans et venait se terminer, par deux extrémités distinctes, sur l'extrémité antérieure des quatrième et troisième métatarsiens.

Abducteur du cinquième métatarsien. — On donne ce nom à un faisceau musculaire qui est situé sur le côté externe du pied, en dehors de l'abducteur, et qui s'étend de la tubérosité externe du calcanéum à l'apophyse styloïde du cinquième métatarsien. Ce muscle, qu'on rencontre en moyenne une fois sur deux sujets (Wood, Macalister), est tantôt indépendant, tantôt fusionné d'une façon plus ou moins intime avec l'abducteur. Il peut reporter son insertion antérieure, le long du cinquième métatarsien, jusqu'à l'extrémité antérieure de cet os.

2° Court fléchisseur du petit orteil

Le court fléchisseur du petit orteil (fig. 767,6) se trouve situé au-dessous de ""abducteur, qui le recouvre presque entièrement. Il est, à la fois, plus court et

RÉGION PLANTAIRE MOYENNE 979

plus grêle, que ce dernier muscle. Il s'étend, en longeur de la deuxième rangée du tarse au petit orteil

l'' Insertions. — Il prend naissance, en arrière : 1° sur la gaine du long péronier latéral, en avant du cuboïde; 2'^ sur l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien.

De là, il se porte en avant et vient se fixer, à l'aide d'un tendon aplati, sur la partie inférieure de l'extrémité postérieure de la première phalange du petit orteil.

2" Rapports. — Par sa face superficielle, le court fléchisseur du petit orteil répond à l'abducteur, à l'aponévrose et à la peau. — Par sa face profonde, il repose sur le cinquième métatarsien et sur le quatrième espace interosseux.

3° Innervation. — Le muscle court fléchisseur du petit orteil est innervé, comme le précédent, par un rameau issu du nerf plantaire externe.

4° Action. — Il fléchit le petit orteil sur le métatarsien correspondant.

Variétés. — Il peut ètrj plus ou moins confondu av^c l'abducteur. — Il est souvent fusionné, de même, avec l'opposant. — Ses faisceau.x; d'origin.j métatarsienne peuvent manquer.

3° Oppos.\nt du petit orteil

L'opposant du petit orteil est situé en dedans du court fléchisseur, avec lequel il est toujours confondu à son origine.

1° Insertions. — Ses insertions postérieures se confondent naturellement avec celles du court fléchisseur, il se sépare de ce dernier muscle après un parcours variable, pour venir se fixer aux deux tiers antérieurs du cinquième métatarsien. Avec Henle et Krause, je considère l'opposant du petit orteil comme normal. 1! faut reconnaître, toutefois, qu'il fait souvent défaut, reconnaître aussi qu'il est fréquemment fusionné avec le court fléchisseur dans toute son étendue et que le scalpel, cherchant à l'isoler, ne produit dans ce dernier cas qu'un interstice artificiel.

2° Innervation. — L'opposant, quand il est nettement différencié, est innervé, comme tous les muscles de la région plantaire externe, par un rameau issu du nerf plantaire externe.

3° Action. — L'opposant du petit orteil, comme le muscle précédent, est fléchisseur du petit orteil.

§ IV. — RÉGION PLANTAIRE MOYENNE

La région plantaire moyenne, située entre les deux régions précédentes, occupe, comme son nom l'indique, la partie moyenne du pied. Elle nous présente successivement, en allant des couches superficielles vers les couches profondes : 1° le cowr< fléchisseur plantaire; '"1" Vaccessoire du long fléchisseur ou chair carrée; 3° les lombricaux ; 4° les interosseux.

1° Court fléchisseur plantaire

Ce muscle (fig. 766, 1) occupe le premier plan de la région plantaire moyenne ; il est court, aplati, quadrilatère et s'étend du calcanéum aux quatre derniers orteils. Il est, au membre inférieur, l'homologue du fléchisseur commun super-

MYOLOGIE

ficiel ou perforé du membre thoracique et se comporte exactement de la même manière. Il n'en diffère que parce qu'il est moins considérable et que, au lieu de remonter sur le troisième ou le deuxième segment du membi-e (à la jambe ou à la cuisse), il s'arrête à la partie postérieure du pied.

1° Insertions. — Il prend naissance, en arrière : 1° sur la tubérosité interne du calcanéum ; 2° sur la face profonde de l'aponévrose plantaire, dans une étendue de 3 ou 4 centimèti^es ; 3° sur les cloisons fibreuses qui le séparent des muscles voisins, l'adducteur du gros orteil et l'abducteur du petit crrteil.

De là, il se dirige en avant, s'élargit un peu dans le sens transversal et se divise, à la partie moyenne du pied, en quatre faisceaux charnus, qui ne tardent ]ias à se jeter sur quatre tendons généralement fort grêles. Ces quatre tendons se portent en divergeant vers les quatre orteils externes et se terminent, après avoir été perforés par les tendons correspondants du long fléchisseur, sur l'extrémité postérieure de la deuxième phalange.

2° Rapports. — La face superficielle du court fléchisseur plantaire répond, dans toute son étendue, à l'aponévrose et à la peau. — Sa face profonde recouvre les tendons du long fléchisseur, l'accessoire de ce muscle, les lombricaux, le nerf et les vaisseaux plantaires externes. — Son bord interne est en rapport avec l'adducteur du gros orteil ; son bord externe, avec l'adducteur du petit orteil.

Au niveau des orteils, chacun des tendons de ce muscle est contenu, avec le tendon correspondant du fléchisseur perforant, dans une coulisse ostéo-fibreuse, qui présente la même disposition et la même structure que celle des doigts (p. 878).

3" Innervation. — Le muscle court fléchisseur plantaire est innervé par un rameau issu du nerf plantaire interne. Ce rameau le pénètre par sa face profonde, à sa partie moyenne et au voisinage de son bord interne.

4° Action. — Le court fléchisseur plantaire fléchit la deuxième phalange des quatre derniers orteils sur la première et celle-ci sur les métatarsiens.

Variétés. — Les deux tendons perforant et perforé d'un même orteil se réunissent quelquefois pour prcndi'e sur les phalanges une insertion commune. — J'ai vu le tendon du cinquième orteil non perforé. — Ce faisceaii du cinquième orteil peut manquer et n'être pas suppléé'; mais il est remplacé souvent par un faisceau surajouté, qui se détache des tendons des longs fléchisseurs, en se confondant plus ou moins avec l'accessoire. — J'ai vu, dans un cas, le faisceau perforé du cinquième orteil se détacher, en haut, par deux faisceaux distincts : 1" du tendon fléchisseur tibial ; 2° du faisceau externe de l'accessoire. — A consulter : Gruber, Monographie ûber den flexor digitorum brevis pedis imd der damit in Beziehung stehenden Plantarmuskulatur hei dem Menschen u. bei Seing etliieren, Anz. d. k. Acad. d. Wiss. zu Wien, 1889.

2° Accessoire dc long fléchisseur ou chair carrée de sylvius

L'accessoire du long fléchisseur (fig. 767,3), qu'on désigne encore sous le nom de chair carrée de Sylvius {caro quadrata Sylvii), est un muscle aplati et quadrilatère, profondément situé à la partie postérieui'e de la région plantaire moyenne.

1° Insertions. — L'accessoire se compose de deux faisceaux, souvent très distincts, l'un interne, l'autre externe.. — hç, faisceau interne se détache de la face interne du calcanéum, tout près de la tubérosité interne de l'os. — Le faisceau externe prend naissance, au voisinage de la tubérosité externe, sur la face inférieure du calcanéum et, parfois aussi, sur le ligament calcanéo-cuboïdien.

RÉGION PLANTAIRE MOYENNE

De cette double surface d'insertion, les deux faisceaux constitutifs de la chair carrée se portent en avant, en convergeant l'un vers l'autre. Us arrivent bientôt au contact, se fusionnent et finalement viennent se fixer, soit sur le tendon du fléchisseur commun des orteils, soit sur ses branches de bifurcation.

La plus grande partie. des faisceaux de l'accessoire se terminent sur les deux tendons destinés aux troisième et quatrième orteils.

2° Rapports. — Par sa face superficielle, l'accessoire répond' au court fléchisseur plantaire, qui Iç recouvre et dont il est séparé par le nerf et les vaisseaux plantaires externes. — Par sa face profonde, il repose sur le calcanéum et sur le ligament calcanéo-cuboïdien inférieur. — Les deux faisceaux d'origine de la chair carrée sont séparés l'un de l'autre par un espace triangulaire à base postérieure. Dans cet espace apparaît la face inférieure du calcanéum, entièrement dépourvue de fibres musculaires.

3° Innervation. — Le muscle accessoire du long fléchisseur reçoit ordinairement deux filets : l'un, du plantaire externe pour son faisceau externe ; l'autre, du plantaire interne pour son faisceau interne. Ce dernier filet peut faire défaut.

A° Action. — Comme son nom l'indique, ce muscle est un auxiliaire du long fléchisseur et concourt à la flexion des quatre derniers orteils sur le métatarse. En outre, en raison de son obliquité, il corrige l'obliquité de sens contraire du long fléchisseur et, comme le pédieux à la face dorsale du pied, il ramène les mouvements des orteils dans le plan antéro-postérieur.

Variétés. — Le faisceau externe de la chair carrée peut faire entièrement défaut. — Le faisceau interne peut lui-même se réduire à un faisceau minuscule ou se transformer en cordon fibreux. — Le muscle tout entier peut faire défaut (Chudzinski, Bradi.ey, moi-même). — La variété la plus intéressante de ce muscle est son renforcement par un faisceau surnuméraire descendu de la jambe. Ce faisceau {long accessoire du long fléchisseur, accessoire de l'accessoire de Turxer, second accessoire de Humphry) prend naissance, suivant les cas : sur le péroné, sur le tibia, sur l'aponévrose jambière, sur le soléaire, sur l'un ou l'autre des longs fléchisseurs, sur le court péronier latéral. Il se rencontrerait une fois sur cent sujets, d'après Wood.

Fig. 708.

Muscles do la plante du pied, couche profonde. ,

1, tendon de l'adducteur du gros orteil. — 2, S', faisceau interne et faisceau externe du court flL^cliisseur du gros orteil. — .3, origine de ce muscle sur le tarse. — 4, faisceau oblique et 5, faisceau transverse de l'abducteur du gros orteil. — 5', insertion de ce muscle au gros orteil. — 6, tendon du long (lécliisseur propre du gros orteil. — 7, tendon perforant et 8, tendon perforé du deuxième orteil. — 9, tendon du janibier postérieur. — 10, tendon du long péronier latéral. — 11, gaine du long fléchisseur commun des orteils. — 12, gaine du fléchisseur propre du gros orteil. — 13, ligament calcanéocuboïdien inférieur. — 14, 14, court fléchisseur du petil orteil, sectionné à ses deux cxtrémilés.

3° LOMBfilCAUX DU PIED

Les lombricaux du pied (fig. 769) présentent avec ceux de la main une analogie

MYOLOGIE

complète et la description que nous avons donnée de ces derniers (p. 9J I) leur est applicable. Comme à la main, ils sont situés entre les tendons du long fléchisseur ou fléchisseur perforant et sur le même plan qu'eux. Ils sont aussi au nombre de

quatre, que l'on désigne sous les noms de premier, deuxième, troisième et quatrième, en allant du gros orteil vers le petit.

1° Insertions. — Ils prennent naissance, en haut, dans l'angle de bifurcation du tendon fléchisseur, et ils se détachent à la fois des deux tendons voisins, à l'exception du premier lombrical, qui s'insère exclusivement sur le tendon destiné au deuxième orteil.

De là, les quatre muscles se portent en avant, en divergeant légèrement, atteignent le côté interne ^ de l'articulation mé- ^. ...io tatarso-phalangienne des quatre derniers Lk - -G orteils et se fixent, à l'aide d'un tendon membraniforme, à la fois sur le côté interne de l'extrémité postérieure de la premièi^e phalange et sur le tendon de l'extenseur correspondant.

Il résulte de cette description sommaire que :

a. Le premier lombrical aboutit au côté interne du deuxième orteil ;

b. Le deuxième lombrical aboutit au côté interne du troisième orteil ;

c. Le troisième lombrical aboutit au côté interne du quatrième orteil ;

d. Le quatrième lombrical aboutit au côté interne du cinquième orteil.

Fie. 769.

Muscle de la plants du pied, couche moyenne.

I, lendon du long flécliisseuf propre du pouce. — 2, 2, tendon du long fléchisseur commun. — 3, 3, accessoire du long fléchisseur. — 3\ face inférieure du calcanéum, située entre les deuv faisceaux d'origine de ce dernier muscle. — 4, adducteur du gros orteil sectionné, — 4', tendon de ce muscle. — 3. faisceau interne et 3' faisceau externe du court fléchisseur du gros orteil. — (j, court fléchisseur du petit orteil. — 7, tendon du long péronier latéral mis à nu. — 8, tendon du court fléchisseur plantaire. — 0, court fléchisseur plantaire sectionné à 3on extrémité postérieure. — 10, interosseux plantaire du dernier espace. — L', L', premier et quatrième lom- Ijricaux .

2° Rapports. — Par leur face superficielle, les lombricaux répondent au muscle court fléchisseur plantaii^e ou fléchisseur perforé, qui les recouvre. — ■ Par leur face profonde, ils recouvrent l'abducteur du gros orteil et les interosseux.

Z° Innervation. — L'innervation des lombricaux du pied rappelle exactement celle des lombricaux de la main. — Les deux lombricaux internes (le premier et

' N'oublions pas que, par suite de la rotation en sens inverse de l'humérus et du fémur (= 180°), le premier doigt est en dehors, tandis que le premier orteil est en dedans. Il en résulte (jue le côté externe de la main ou d'un doigt a pour homologue, au pied, le côté interne. Nous l'omprenons ainsi comment il se fait que nos muscles lombricaux se portent, à la main, sur le côté externe des doigts, et, au pied, sur le côté interne des orteils. Côté externe des doigts, côté interne des orteils sont, je le répète, deux régions absolument homologues.

RÉGION PLANTAIRE MOYENNE 983

le second) reçoivent leurs nerfs du plantaire interne, qui est l'homologue du médian. Ces nerfs pénètrent le corps musculaire par sa face superficielle, au niveau de son tiers moyen, au voisinage de son bord interne. — Les deux lombricaux externes (le troisième et le quatrième) reçoivent les leurs de la branche profonde du plantaire externe, qui est l'homologue du cubital. Ces nerfs les pénètrent par leur face profonde et à la partie moyenne de cette face, au voisinage de leur bord externe.

4° Action. — Comme à la main, les lombricaux fléchissent la première phalange et étendent les deux autres.

Variétés. — Ellos sont très nombreuses et rappellent celles que nous avons déjà signalées pour les lombricaux de la main ; il est inutile d'y revenir. Nous signalerons, cependant, comme variétés nouvelles, les connexions plus ou moins intimes que les lombricaux du pied peuvent présenter avec l'accessoire dti long fléchisseur, muscle qui lait dél'aut à la région palmaire.

Voyez, au sujet de l'innervation des lombricaux de la main et du pied, Brooks, Journ. of Anal, and Physiol., t. XXI, p. 575.

4° IXTEUOSSEL'X DU PIED

Ici encore, nous retrouvons une analogie complète entre le pied et la main. Comme à la main, nous avons au pied deux ordres d'interosseux : des interosseux dorsaux et des interosseux plantaires. En outre, chaque espace intermétatarsien possède deux muscles interosseux, un interosseux plantaire et un interosseux dorsal. Il n'y a d'exception que pour le premier espace, qui manque d'interosseux plantaire.

Au total, il existe sept interosseux dti pied, dont trois plantaires et quatre dorsaux. On désigne les uns et les autres sous les noms premier, deuxième, troisième, etc., en allant du premier orteil au cinquième.

Les caractères morpliologiques généraux que nous avons assignés aux interosseux de la main conviennent de tous points aux interosseux du pied et nous renvoyons le lecteur à notre description de la page 913, ne voulant pas tomber ici dans des redites inutiles. Une différence importante existe, cependant, et j'ai hâte de l'indiquer, c'est que Vaxe du pied., au lieu d'être situé sur le troisième orteil., comme lest Vaxe de la main, passe par le deuxiètne orteil.

1° Insertions. — En tenant compte de ce dernier point, qui est essentiel dans l'espèce, la disposition de chacun des muscles interrosseux du pied peut se résumer comme suit :

A. Interosseux plantaires (fig. 770). — Au nombre de trois, ils sont situés dans les deuxième, troisième et cfuatrièmc espaces :

Le premier interosseux plantaire (4) s'étend de la face interne du troisième métatarsien au côté interne de la première phalange du troisième orteil.

Le deuxième interossenx plantaire (5) s'étend de la face interne du quatrième métatarsien au côté interne de la première phalange dti quatrième orteil.

Le troisième interosseux plantaire (6) s'étend de' la face interne du cinquième métatarsien au côté interne de la première phalange du cinquième orteil.

Comme on le voit, le deuxième orteil est entièrement dépourvu d'interosseux plantaire. Il en est de même du gros orteil.

B. Interosseux dorsaux (fig. 771). — Au nombre de quatre, ils sont situés dans les premier, deuxième, troisième et quatrième espaces :

MYOLOGIE

Le premier interosseux dorsal (7) s'insère : l°sur la face externe {partiellement) du premier métatarsien ; 2° sur la face interne [en totalité) du deuxième métatarsien. Il se rend au côté interne de la première phalange du deuxième orteil.

Le deuxième interosseux dorsal (8) s'insère : 1° sur la face interne {partiellement) du troisième métatarsien ; 2" sur la face externe (en totalité) du deuxième métatareien. Il se rend sur le côté externe de la première phalange du deuxième orteil.

Le troisième interosseux dorsal (9) s'insère : \° sur la face interne {partiellement) du quatrième métatarsien; 2° sur la face externe {en totalité) du troisième

Fig. 770. Fig. 771.

Iiiterosseux plantaires, vus par en bas. Interosseux dorsaux, vus par en haut.

1, scaplioïde. — 2, cuboïde. — 3, premier cunéiforme. — 4, premier iuterosseux plaulaire. — 5, deuxième interosseux plantaire. — 6, troisième interosseux plantaire. — 7, premier interosseux dorsal. — 8, deuxième interosseux dorsal. — U, troisième interosseux dorsal. — 10, quatrième interosseux dorsal. — 1, II, 111, IV, V, premier, deuxième, troisième, quatrième et cinquième orteils.

(La flèche xx indique l'axe du pied, passant par le deuxième orteil.)

métatarsien. Il se rend sur le côté externe de la première phalange du troisième orteil.

Le quatrième ititerosseux dorsal (10) s'insère : i° sur la face interne {partiellement) du cinquième métatarsien ; 2° sur la face externe {en totalité) du quatrième métatarsien. Il se rend sur le côté externe de la première phalange du quatrième orteil.

Remarquons, en passant (fig. 771), que les deux orteils extrêmes, le gros et le petit (par orteils, j'entends ici les orteils propi'ement dits et leurs métatarsiens correspondants), donnent naissance chacun à un interosseux dorsal, mais qu'ils ne reçoivent les insertions terminales d'aucun d'eux. Par contre, le deuxième orteil, analogue en cela au médius de la main, reçoit les tendons de deux interosseux dorsaux.

APONÉVROSES DU PIED

2° Rapports. — Les interosseux comblent tout l'espace compris entre les métatarsiens. — Par leur face dorsale, ils répondent aux tendons des extenseurs et du pédieux, dont ils sont séparés par les artères interosseuses dorsales. — Par leur face plantair-e, ils répondent aux tendons des longs fléchisseurs, à l'abducteur du gros orteil, à la partie antéiieure de l'arcade plantaire et à la branche profonde du nerf plantaire externe.

3° Innervation. — Tous les interosseux du pied, cju'ils soient plantaires ou dorsaux, reçoivent leurs nerfs de la branche profonde du nerf plantaire externe.

4° Action. — Elle est la même que celle des interosseux de la main : tous les interosseux indistinctement sont fléchisseurs de la première phalange et extenseurs des deux autres. Ils produisent, en outre, des mouvements latéraux : eu l'apportant ces mouvements, non à la ligne médiane du corps, mais à l'axe du pied (n'oublions pas cju'il passe, au pied, par le deuxième orteil), les interosseux plantaires sont adducteurs et rapprochent les trois derniers orteils du deuxième ; les interosseux dorsaux sont abducteurs et écartent les troisième et quatrième orteils du deuxième.

Variétés. — Elles l'appellent celles des interosseux; do la. uiaia et peuvent se réduire, dans la grande majorité des cas, à la disparition de quelcjues l'aisccaux normaux ou à l'apparition de quelques faisceaux'surnuméraires. — Comme à la main, la portion externe du court llécliisseur du gros orteil peut se différencier en un faisceau distim-l, le premier in/erosseux plantaire.

§ V. — Aponévroses du pied

Nous diviserons les aponévroses du pied, comme celles de la main, en deux groupes :

\° Les aponévroses de la région plantaire ; i'^ Les aponévroses de la région dorsale.

1° Aponévroses de la région plantaire

La plante du pied nous présente, comme la paume de la main, deux aponévroses, une aponévrose superficielle et une aponévrose profonde :

i" Aponévrose plantaire superficielle. — L'aponévrose plantaire superficielle •présente les plus grandes analogies avec l'aponévrose palmaire superficielle ; aussi la décrirons-nous très succinctement, renvoyant le lecteur, pour de plus amples détails, à l'article que nous avons consacré plus haut aux aponévroses palmaires. Comme à la main, nous distinguerons à l'aponévrose plantaire superficielle trois portions : une portion moyenne, une portion interne et une portion externe. Deux gouttières à direction antéro-postérieure (fig. 773, 14 et 15), toujours très accusées et comblées par de la graisse, isolent nettement, de chaque cùté, la portion moyenne de la portion latérale correspondante.

ANATOMIE HUMAINE. — T. I, i'^ ÉDIT. 12i

Fig. 772.

(Joupe liausversale des métatarsiens et des muscles interosseux.

.XX, axe ilu iiieil passant par le deuxième mélalarsicn. ~ DI, D", D'", D'^', premier, deuxième, troisième et quatrième iiiterosseux dorsaux. — P', P'i, P'", premier, deuxième et troisième iuterosseux plantaires.

MYOLOGIE

A. Aponévrose plantaire moyenne. — L'aponévrose plantaire moyenne (fig. 773,1 j la plus importante des trois, revêt la forme d'un long triangle, dont le sommet, dirigé en arrière, s'insère sur le calcanéum et dont la base répond à l'origine des orteils. Homologue de l'aponévrose palmaire moyenne, elle forme, comme cette dernière, une sorte de ligament très épais, très résistant, d'aspect nacré, tendu 11 entre les deux extrémités opposées de la

région plantaire. Plus courte que cette région, elle détermine et maintient la configuration en voûte de la face inférieure du pied. D'autre par-t, elle empêche les vaisseaux et nerfs sus-jacents d'être comprimés dans la station debout et devient ainsi, pour ces organes, un puissant appareil de protection.

Nous venons de dire que l'aponévrose plantaire moyenne avait une forme triangulaire. Elle nous présente, en conséquence, un sommet, une base, un bord interne, un bord externe et deux faces, l'une supérieure, l'autre inférieure. — Son so7nmet, tronqué, large de 15 à 20 millimètres, s'insère sur les deux tubérosités interne et externe du calcanéum. Il n'est pas l'are de voir, à ce niveau, les faisceaux les plus internes de notre aponévrose remonter vers le tendon du plantaire grêle et se fusionner avec lui. Ce fait, en apparence insignifiant, présente, au contraire un grand intérêt, parce qu'il nous fixe nettement sur la signification morphologique de l'aponévrose plantaire moyenne : cette aponévrose, en effet, n'est autre que l'épanouissement à la plante du pied du muscle plantaire grêle, interprétation que l'anatomie comparée confirme pleinement. — Sa base, un peu en arrière de la tête des métatarsiens, se divise en cinq bandelettes divèrgentes, une pour chaque orteil, y compris le premier. Nous les appellerons, comme à la main, les bandelettes pré tendineuse s : elles répondent, en effet, aux tendons fléchisseurs, lesquels sont situés immédiatement au-dessus d'elles. Chacune de ces bandelettes, en atteignant la tête des métatarsiens, se partage elle-même en deux languettes, qui, s'écartant l'une de l'autre et plongeant dans la profondeur, passent sur les deux côtés de l'articulation métatarso-phalangienne cori"espondante et viennent se terminer sur la face dorsale de cette articulation, en se fusionnant là, entre elles d'abord, puis avec la gaine fibreuse des extenseurs. La division de l'aponévrose plantaire moyenne en cinq bandelettes, dont chacune

Fig. 773.

Aponévrose plantaire superficielle, vue par sa face inférieure.

1, a])oiic5vrose plantaire moyenne, avec : 2, ses fibres longitudinales; 3, ses fibres transversales; 4, 4, 4', 4, 4, ses cinq bandelettes pr^ tendineuses ; 6, ses languettes destinées à la peau ; 0, les fibres qui, de la moitié antérieure de son bord interne se rendent à l'aponévrose plantaire interne. — 7, aponévrose plantaire externe, avec : 8 et 8', ses deux faisceaux de bifurcalion. — 9, aponévrose plantaire interne. — 10, bandelette transverse sous-cutanée des orteils. — H, calcanéum, avec : 12, sa tubérosité interne; 13, sa tubérosité externe. — 14, 15, deux sillons longitudinaux séparant l'aponévrose plantaire moyenne des deux aponévroses plantaires latérales.

APONÉVROSES DU PIED

se divise ensuite en deux languettes, ménage à la base de l'aponévrose un double système d'arcades, les arcades digitales et les arcades interdigitales. Elles livrent passage, ici comme à la main, les premières aux tendons fléchisseurs; les secondes, aux lombricaux, aux vaisseaux des orteils et aux nerfs qui les accompagnent. Il convient d'ajouter que, un peu avant de se bifurquer en ses deux languettes terminales, chacune des bandelettes prétendineuses destinées aux trois orteils du milieu, quelquefois aussi celles du petit et du gros orteil, laissent échapper un faisceau superficiel (lig. 773,5), plus ou moins important, qui se rend à la face profonde de la peau. — Le bord externe de l'aponévrose plantaire moyenne, obliquement dirigé en avant et en dehors, se fusionne avec l'aponévrose plantaire externe. — Le bord interne, oblique en avant et en dedans, se continue de même avec l'aponévrose plantaire interne. Dans toute l'étendue de sa moitié antérieure, il jette sur cette dernière aponévrose de nombreux faisceaux de renforcement (fig. 773,6), qui, suivant les cas, sont plus ou moins isolés et fusionnés en une nappe compacte. — Sa face inférieure ou superficielle répond à la peau, dont elle est séparée par une couche de tissu cellulo-adipeux, toujours très développée. — Sa face supérieure ou profonde est en rapport avec le court fléchisseur plantaire, qui s'insère sur elle en arrière, et dont elle est séparée, en avant, par une même couche de tissu cellulaire lâche.

Envisagée au point de vue de sa constitution anatomique, l'aponévi^ose plantaire moyenne se compose essentiellement de fibres longitudinales, qui, du calcanéuin, vont à la première phalange des orteils. Ce sont elles qui forment les bandelettes prétendineuses ci-dessus décrites. A ces fibres longitudinales viennent se mêler un certain nombre de fibres transversales, qui, ici comme à la main, atteignent leur maximum de développement à la partie antérieure de l'aponévrose. Elles sont, toutefois, beaucoup moins développées et moins distinctes qu'à la région palmaire.

Comme à la région' paknaire, nous rencontrons,- un peu en avant des arcades digitales et interdigitales, un deuxième groupe de libres transversales, formant par leur ensemble une sorte de bandelette ininteri'ompue, qui s'étend du côté interne du premier orteil au côté externe du cinquième : c'est la bandelette transverse sous-ciilanée des orteils (fig. 773, 10). Elle présente la même disposition générale que la bandelette homonyme de la main (voy. p. 919).

B. Aponévrose PL.v^'TAIRE interne. — L'aponévrose plantaire interne (fig. 773,9) représente, à la plante du pied, l'aponévrose thénar de la paume de la main. — Elle prend naissance, en arrière, sur la tubérosité interne du calcanéum, où elle se fixe solidement. — En avant, elle se termine à la racine du gros orteil, en se confondant, à ce niveau, avec la bandelette que l'aponévrose plantaire moyenne envoie à cet orteil. — En dehors, elle se continue, comme nous l'avons déjà dit plus haut, avec l'aponévrose plantaire moyenne. — En dedans, elle se continue de même, au niveau du bord interne du pied, avec l'aponévrose dorsale superficielle.

Dans ses deux cinquièmes postérieurs, l'aponévrose plantaire interne est extrêmement mince, réduite pour ainsi dire à une simple toile celluleuse, à travers laquelle se voit très nettement la coloration rouge ou rosée des faisceaux musculaires sous-jacents. Dans sa partie antérieure, elle s'épaissit considérablement, grâce aux nombreux faisceaux de renforcement, ci-dessus décrits, que leur envoie, par la moitié antérieure de son bord interne, l'aponévrose plantaire moyenne.

Par sa face inférieure ou superficielle; l'aponévrose plantaire interne répond à la peau, dont elle est séparée par un coussinet adipeux, qui est surtout très déve-

MYOLOGIE

loppé en arrière, au voisinage du talon. Sa face supérieure ou profonde recouvre l'adducteur et le court fléchisseur du gros orteil. Rappelons, en passant, que le premier de ces deux muscles prend sur elle un certain nombre de ses insertions.

C. Aponévrose pl.\staire externe. — L'aponévrose plantaire externe (fig. 773, 7) répond à l'aponévrose de l'éminence hypothénar. Elle s'insère, en arrière, sur la tubérosité externe du calcanéum et s'étend de là jusqu'à la racine du petit orteil. Comme l'aponévrose plantaire interne, elle se continue par ses bords, d'une part (en dedans) avec l'aponévrose plantaire moyenne, d'autre part (en dehors) avec l'aponévrose dorsale superficielle.

Dans sa moitié postérieure, l'aponévrose plantaire externe est très épaisse, très résistante, d'aspect nacré : elle présente, à ce niveau, tous les caractères de l'aponévrose moyenne. Arrivée à la tète du cinquième métatarsien, elle s'amincit et, en même temps, forme deux bandelettes divergentes : l'une externe (8'), encore très épaisse, qui vient se terminer sur le côté externe du petit orteil ; l'autre intei-ne (8), à la fois plus mince et plus courte, qui vient se confondre avec le bord correspondant de l'aponéA^rose plantaire moyenne. Entre ces deux bandelettes, l'aponévrose plantaire externe, très amincie, laisse voir par transparence les muscles sous-jacents.

Superficiellement, l'aponévrose plantaire externe répond au tissu cellulaire sous-cutané et à la peau : de nombreux tractus fibreux, verticaux ou légèrement obliques, l'unissent solidement à la face profonde du derme. Par sa face profonde, elle recouvre l'abducteur et le court fléchisseur du petit orteil.

D. Loges apoxévroïiques de l.\ pl.a.nte di: pied. — Sur les points oii l'aponévrose moyenne se continue avec les aponévroses latérales, nous voyons se détacher,

comme à la main, deux cloisons fibreuses (fig. 774), qui s'élèvent vers le plan squelettique et s'y insèrent : l'interne (6) sur le scaphoïde, sur le premier cunéiforme et sur la face inférieure du premier métatarsien ; l'externe (5), sur la gaine du long péronier latéral et sur le cinquième métatarsien.

Ces deux cloisons, placées de champ, divisent la région jDlantaire en trois loges distinctes (fig. 774) :

une loge moyenne, une loge interne et une loge externe, lesquelles correspondent assez exactement aux trois loges de la région palmaire. — La loge interne (8), qui représente la loge de l'éminence thénar, renferme l'adducteur du gros orteil, le faisceau externe du court fléchisseur du gros orteil, le tendon du long fléchisseur propre, les vaisseaux et nerfs plantaires externes. • — La loge externe (9), homologue de la loge hypothénar, contient l'abducteur, le court fléchisseur et

Fig. 774.

Les aponévroses de la plante du pied, vues sur une coupe transversale passant par l'extrémité proximale des métatarsiens.

1, II, m, IV, V, premier, deuxième, Iroisième, quatrième et cinquième métatarsiens. — i, peau. — 2, lissu cellulaire souscutané. — i, aponévrose plantaire superficielle, avec : 3', sa portion externe ; 3", sa portion interne: 3"', sa portion mojenne ou ligament plantaire. — 4, aponévrose plantaire profonde ou interosseuse. — 5, cloison intermusculaire interne. — 6, cloison intermusculaire externe. — 7, logo moyenne. — 8, loge interne. — 9, loge externe. — dO, loge des interosseux.. — II, 11', sillons sus-aponévrotiques interne et externe.

APONÉVROSES DU PIED

l'opposant du petit orteil, plus le dernier interosseux plantaire. — La loge moyenne (7), la plus vaste et la plus importante des trois, contient tout d'abord le court fléchisseur plantaire, l'accessoire du long fléchisseur ou chair carrée, les tendons du long fléchisseur commun des orteils et les lombricaux. Elle conlieni aussi le faisceau interne du court fléchisseur du gros orteil et les deux portions oblique et transverse de l'abducteur. Elle contient, enfin, les vaisseaux et nerf plantaires externes.

Il convient d'ajouter, toutefois, que les cloisons séparatives précitées sont très incomplètes, surtout à leur partie postérieure, et qu'elles laissent, entre les loges que nous venons de décrire, de nombreuses et larges communications (voy. pour plus de détails les traités d'anatomie topographique).

2" Aponévrose plantaire profonde. — Cette aponévrose, jetée sur les espaces interosseux (fig. 774, 4), répond aux muscles interosseux et aux métatarsiens cpii les séparent ; aussi la désigne-t-on encore sous le nom (ï aponévrose interosseuse plantaire. ïlomologue de l'aponévrose palmaire profonde ou aponévrose interosseuse palmaire, elle en présente la disposition et la structure : comme cette dernière, elle se perd, en haut, sur les éléments fibreux du tarse et se fixe, en bas, sur le bord postérieur du ligament transverse du métatarse, qui peut être considéré comme un simple épaississement de cette lame fibreuse. Latéralement, elle s'attache au bord externe du premier métatarsien et au bord interne du cinquième, soit directement, soit en se fusionnant préalablement avec les cloisons intermusculaires ci-dessus décrites.

2° Aponévroses de la région dorsale

Les aponévroses de la région dorsale du pied sont au nombre de trois. Ce sont, en allant de haut en bas : Vaponévrose dorsale superficielle, V aponévrose du pédieux et Vaponévrose dorsale profonde.

1" Aponévrose dorsale superficielle. —

Directement placée sous la peau, dont elle est séparée par les veines et les nerfs superficiels, cette aponévrose recouvre toute la région dorsale du pied. — En haut, elle fait suite à l'aponévrose jambière et au ligament annulaire antérieur du tarse. — En bas, elle se perd insensiblement sur les métatarsiens et les phalanges. ■ — En dehors et en dedans, elle se fixe au bord externe et au bord interne du pied et se confond sur ces deux points, avec les bords correspondants de l'aponévrose plantaire.

2" Aponévrose du pédieux. — C'est une lame fort mince, jetée sur le pédieux et l'artère pédieuse : elle sépare ce muscle et ce vaisseau des tendons des muscles longs extenseurs, qui sont plus superficiellement placés. Au point de vue de ses insertions, elle s'attache, en dehors, sur le bord externe du pied et se confond, en

Fig. m.

Coupe transversale du pied passant un peu en avant de l'articulation tiljio-tarsienne (côté droit, segment supo'rieur do la coupe).

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