X. Orbite, paroi supérieure ou voûte
I , trou oiiUque. — 2, écliancrure sus-orbilairc. — 3, insciUon tle la poulie du grand oblique. — 4, conduit orbitairo interne antérieur. — 4', conduit orbitaire inlerne Ijostérieur. — .5, 5, cellules etlimoïdalcs. — 6, fossette lacrjniale.
dedans et en haut, il nous offre la petite fossette trochléaire, qui donne insertion à
5 la poulie du grand oblique (fig. 209, 3).
2° Sommet. — Le sommet de l'orbite correspond à la portion la plus interne et la plus large de la fente sphénoïdale (voy. Sphénoïde). Notons sur le bord interne de cette fente un petit tubercule osseux, plus ou moins développé suivant les sujets, sur lequel vient s'insérer Vanneau de Zinn (voy. t. III, Muscles de l'œil).
3° Parois ou faces. — Les parois ou faces sont au nombre de quatre, supérieure, inférieure, externe et interne.
Chacune d'elles, on le conçoit, a la forme d'un triangle dont la base est située en avant et le sommet en arrière :
a. Paroi supérieure . — La paroi supérieure ou voûte (fig. 209), fortement concave, surtout à sa partie antérieure, est formée d'avant en arrière par la voûte
orbitaire du frontal et par la face inférieure de la petite aile du sphénoïde. Nous y remarquons : i° en arrière, la suture qui réunit ces deux pièces osseuses ;
2° en avant et en dehors, la fossette lacrymale, où se loge la glande de même nom. La paroi supérieure de l'orbite i^épond à l'étage antérieur de la base du crâne et par conséquent aux lobes fi^ontaux. Très épaisse en avant au voisinage du rebord orbitaire, elle est extrêmement mince dans tout le reste de son étendue.
b. Paroi inférieure. — La pai^oi inférieure ou plancher (fig. 210), concave comme la précédente, repose sur le sinus maxillaire, dont elle constitue la voûte. Elle est formée : i" en avant, par la face supérieure de la pyramide du maxillaire supérieur et par la face supérieure de l'apophyse"! orbitaire de l'os naalaire ; 2° tout à fait en arrière, par la petite facette orbitaire du palatin (voy. cet os). Nous y retrouvons, avec les deux sutures qui unissent ces trois os, une gouttière à direction antéro-postérieure, la gouttière sous-orbitaire, qui, après un parcours de 2 centimètres en moyenne, se transforme en un canal complet, le canal sous-orbitaire.
c. Paroi externe. — La paroi externe répond à la fosse temporale. Elle est cons-
ce sur
Fig. 210.
Orbite, paroi inférieure ou plancher.
) , trou ojitique. — I ', extrémité inlerne de la fcute sphénoïdale. — 3, fosse ptérygo-maxillaire. — 4, conduit orbitaire interne antérieur. — 4', conduit orbitaire interne postérieur. — 3, 5, cellules ethmoïdales. — 7, canal nasal. — 8, section de l'os nialaire. — 9, trou grand rond. — 10, sinus spliénoïdal. — 11, gouttière sous-orbilaire. — 12, fente sphéno-maxillairc.
REGIONS COMMUNES ALI CRANE ET A LA FACE
tituée par la face antérieure de la grande aile du sphénoïde, par l'apophyse orhitaire de l'os malaire et aussi par la partie la plus externe de la voûte orbitaire du frontal. Elle est assez régulièrement plane et ne nous offre à considérer que les trois sutures qui réunissent ensemble ces trois pièces osseuses. C'est sur cette face que se trouve l'orifice postérieur du conduit malaire (voy. Os malaire).
d. Paroi interne. — La paroi interne (fig. 211) est,, comme nous l'avons d('jà dit, à peu près parallèle au plan médian. Quatre os contribuent à la former. Ce sont, en allant d'arrière en avant : la face externe du corps du sphénoïde, l'os planum de l'ethmoïde, l'unguis, l'apophyse montante du maxillaire supérieur. — Noxis voyons tout d'abord sur cette face les trois sutures verticales qui réunissent entre eux ces quatre os. — Nous i^encontrons ensuite une gouttière toujours très marquée, la gouttière lacrymo-nasale . placée tout à fait à la partie antérieure, immédiatement en arrière de l'apophyse montante du maxillaire supérieur. — Cette gouttière n'est pas exactement verticale, mais légèrement oblique de haut en bas, de dedans en dehors et d'avant en arrière. Elle s'étend, en haut, jusqu'à l'apophyse orbitaire interne, où elle se termine insensiblement. En bas, elle se continiie avec le canal nasal, que nous décrirons plus loin à propos des fosses nasales. Au point de vue de sa constitution anatomique, la gouttière lacrymo-nasale est formée à la fois par l'apophyse montante du maxillaire et par l'os unguis. Elle est nettement limitée, à sa partie antérieure et à sa partie postérieure, par deux crêtes très saillantes, sur lesquelles viennent s'insérer les deux tendons (tendon direct et tendon réfléchi) du muscle orbiculaire des paupières. La postérieure donne aussi attache, immédiatement en arrière du tendou réfléchi, au muscle de Horner.
C De'JY
Fig. 211.
Section sagittale de l'orbite, pour mon Ire la paroi interne de cette cavité.
1, os propre du ne/. — 2, gouttière lacr\ mo-nasaie .
— 3, Opine nasale antérieure. — 4, trou S]ih6nopalatin. — 5, trous dentaires postérieurs. — 6, portion du jialaliu, rétrécissant l'orifice d'entrée du sinus maxillaire. — 7, apophyse auriculaire du cornet inférieur, recouverte à l'état frais par la muqueuse du sinus.
— 8, partie postérieure de l'entrée du sinus, également recouverte par la muqueuse. — 0, apoplnse unciforme de retlimoïdc.
4° Bords ou angles. — Les bords de l'orbite sont au nombre de quatre, que nous désignerons, d'après leur situation, sous les noms de supéro-externe, supérointerne, inféro-externe, inféro-interne ;
a. Bord supéro-externe. — Le bord supéro-externe se confond en avant avec la fossette lacrymale. Plus loin, il nous présente la suture fronto-sphénoïdale et la terminaison ou queue de la fente sphénoïdale, dont la partie interne élargie ou t/'le constitue, comme nous l'avons déjà vu, le sommet de Forbite.
b. Boi'd supéro-interne . — Le bord supéro-interne nous présente. successivement^ en allant d'avant en arrière, les diverses sutures de l'os frontal avec l'apophyse montante du maxillaire supérieur, avec l'unguis et avec l'os planum de l'ethmoïde. — Sur cette dernière suture, suture fronto-ethmoïdale, nous rencontrons les deux orifices orbitaires des conduits ethmoïdaux ou orbitaires internes, qui cominu-
ANATOMIE HUMAINF. — T. I, 4'= KDIT. 29
OSTEOLOGIE
Tiiiquent d'autre part avec les gouttières olfactives (voy. Etage antérieur de la base du crâne) et qui livrent passage : le postérieur, à l'artère ethmoïdale postéi'ieure et à un petit filet nerveux décrit par Luschka ; l'antérieur, à l'artère ethmoïdale antérieure, ainsi qu'au filet ethmoïdal du nerf nasal. — Enfin, un orifice arrondi, le trou ou canal optique, termine ce bord en arrière; nous savons déjà qu'il est traversé par le nerf optique et l'artère ophthalmique.
c. Bord inf éro-interne . — Le bord inféro-interne répond à un angle fortement obtus. Il est même presque effacé sur certains sujets, et, dans ce cas, l'orbite représente une pyramide plutôt triangulaire que quadrangulaire. Ce bord commence en avant au niveau de l'orifice supérieur du canal nasal et suit à partir de ce point : 1° la suture de l'unguis avec le maxillaire supérieur ; 2° la suture de l'os planum de l'etlimoïde toujours avec le maxillaire supérieur ; 3° la suture du corps du sphénoïde avec l'apophyse orbitaire du palatin.
d. Bord inféro-exlerne. — Le bord inféro-externe, constitué en avant par la face supérieure concave de l'apophyse orbitaire de l'os malaire, se confond en arrière avec la fente sj^héno -maxillaire, dont la partie la plus reculée se perd, comme on le sait, dans la fosse ptérygo-maxillaire. Cette fente, très apparente sur le squelette, est fermée à l'état frais par le périoste, lequel passe sans s'interrompre de la paroi externe de l'orbite sur sa paroi inférieure (voy. Organes des sens).
ï>" Communication de l'orbite avec les régions voisines. — L'orbite, on le voit, est loin d'être une cavité close. Abstraction faite de la large ouverture qui constitue sa base et qui la met en relation avec l'extérieur, elle communique avec les régions voisines par des orifices fort nombreux, qui livrent passage à des vaisseaux et à des nerfs. Nous résumons ces relations de la cavité orbitaire aA^ec les régions du voisinage dans le tableau synoptique suivant :