SECTION II
Mie in Vête.
La tète comprend le crâne et la face. Elle représente un sphéroïde irrégulier qui surmonte le rachis , en s’articulant avec lui de telle manière qu’un effort continuel des muscles cervicaux postérieurs est nécessaire pour empêcher qu’elle ne bascule en avant comme on le voit dans la vieillesse , le
sommeil et la paralysie. On nomme synciput le haut du front, vertex le sommet de la tête , occiput la partie postérieure, et tempes les régions latérales. Nous allons examiner , à propos de la tête en général , sa forme , son volume, et ses différences suivant l’âge, le sexe , la stature et les climats.
La forme générale de l’extrémité céphalique a fourni, en zoonomie , un type pour la classification des races humaines; c’est d’après ces données que Blumembach a établi les races : 1° caucasique, 2° mongole , 3° nègre, 4° malaise , 5° américaine. La forme de la tête se modifie par l’habitude de porter de lourds fardeaux sur le vertex , par la compression circulaire employée chez quelques peuplades d’Amérique , etc.' M. Foville regarde cette déformation comme prédisposant à la folie (voy. sec. II, chap. 2, § 2).
Le volume de la tête a beaucoup occupé les physiologistes et les artistes depuis Aristote jusqu’à Gall. Aristote enseigne que l’homme l’emporte en intelligence sur les animaux parce qu’il a une tête plus grande relativement au corps ; et Gall , que les facultés sont en rapport direct avec le volume de l’encéphale. La circonférence de la tête de Dupuytren était de 580 ram , et , d’après Antomarchi , celle du chapeau de Napoléon était de 563.
L’âge influe également sur le volume et la forme de la tète ; elle est conoïde chez l’enfant; chez l’adulte, la prédominance des diamètres, soit latéral , soit antéro-postérieur, lui donne une figure oblongue , ou arrondie. — M. Que telet regarde la croissance de la tête comme achevée à 30 ans; selon M. Leuret son volume augmente encore de 40 à 50 ans, décroît de 50 à 60, pour rester ensuite stationnaire de 60 à 70.
Le sexe est également à considérer. Chez la femme , le volume de la tête est , selon M. Parchappe , moindre que chez l’homme. Cette assertion , qui est contraire à l’observation de Sœmmering , s’accorde avec les tableaux de M. Leuret, qui admet que le volume d’une tête de femme adulte