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CHAPITRE IV

DES HYDROPISIES

On appelle hydropisie (de u^o>p, eau, et aspect) un processus pathoogique non inflammatoire, constitué par l’accumulation, dans le parenchyme des organes, dans les interstices du tissu conjonctif, ou à l’intérieur des cavités séro-membraneuses, d’un liquide semblable au sérum du sang. Le mot œdème ou œdématié est plus spécialement réservé à l’infiltration séreuse des mailles du tissu conjonctif; celui d ’anasarque à l’bydro pisie généralisée, celui d’ascite à l’épanchement séreux du péritoine; celui d’hi/drothorax à l’épanchement séreux de la plèvre, et enfin celui d’ hydrocéphale à l’épanchement des cavités cérébrales.

L’accumulation jde sérosité qui constitue Lhydropisie n’est en somme que l’exagération d’un phénomène naturel, en vertu duquel les cavités séreuses et les mailles du tissu conjonctif sont le siège j d’une transsudation qui entretient leur humidité et facilite les mouvements des organes. Or, cette transsudation, en supposant normaux les i instruments anatomiques qui l’opèrent, est subordonnée à l’intégrité par- ; faite des vaisseaux ou du liquide sanguin, au fonctionnement régulier du système nerveux, et par conséquent, en dehors de toute lésion des tissus où s’accomplit ce phénomène, un désordre matériel ou simplement fonctionnel des vaisseaux, du sang ou du système nerveux suffit pour produire Lhydropisie. Ainsi le groupe des hydropisies se divise naturellement comme il suit :

1° Hydropisies consécutives à un désordre mécanique de la circulation, ou hydropisies angiopathiques ;

2° Hydropisies consécutives à un désordre primitif du système nerveux, ou hydropisies névropathiques;

3d Hydropisies consécutives à une altération dü sang, ou hydropisies hémopathiques.

Celte division n’est pas seulement physiologique, elle est encore patho- J génique en ce sens que les vaisseaux, le système nerveux et le sang

HYDKOPISIES.

répondent différemment à l'action des agents morbifiques; de plus, elle concorde avec la clinique, car, suivant qu’elle appartient à l’un ou à l’autre de ces groupes, l’hydropisie n’a ni les mêmes caractères, ni la même évolution.

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