V. — Filarides
Les filaires sont des vers blancs jaunâtres ou rouges , filiformes, qui se trouvent chez les animaux vertébrés, principalement chez les mammifères et les oiseaux, plus rarement chez les reptiles; ils se rencontrent dans des organes très-différents, à l’exception du canal digestif.
1° Filaire de Médine ou dragonneau. ( Filaria Medinensis, Gmdlin). — Connue dès la plus haute antiquité (Moïse, Âgatharchilde, Plutarque, Aétius, Paul d’Egine), la filaire de Médine existe dans l’Arabie Pétrée, le Sénégal, le Congo, sur les côtes d’Angola, en Perse, dans l’Inde, dans les Antilles, notamment à Curaçao, et enfin dans l’Amérique méridionale. Elle s’observe rarement en Europe, et lorsqu'on l’y a rencontrée, elle avait été apportée depuis peu de temps.
Le mâle de la filaire de Médine est relativement petit et peu connu ; la femelle est longue de 50 centimètres et plus, large d’un millimètre au moins, filiforme, un peu amincie en arrière, blanche avec deux lignes longitudinales opposées, correspondant à l’intervalle de deux masses musculaires longitudinales ; la bouche est orbiculaire, la queue est subaiguë, recourbée en crochet. Les œufs éclosent à l’intérieur du corps de la mère, où l’on peut voir les petits presque tous enroulés, tantôt avec la queue saillante au dehors, tantôt avec celle-ci entortillée; ils ont un peu avant la naissance une longueur de 0mm,75. Leur extrémité antérieure, légèrement amincie, est terminée par une bouche à trois nodules ; l’anus est visible à la naissance de la queue qui est longue et très-effilée. Ces jeunes animaux vivent plusieurs jours dans l’eau à la température ordinaire (Jacobson, Maisonneuve) ; privés de ce liquide, ils restent sans mouvement et reprennent leur agilité par addition d’eau après six à douze heures (Ch. Robin). Mais si la dessiccation a été complète, la vie ne reparaît plus.
La filaire de Médine, à l’état de larve, envahit chez l’homme les extrémités inférieures, les pieds, les jambes, les cuisses, le scrotum, plus
rarement les extrémités supérieures, le cou et la tête (1). Elle se loge sous la peau, dans le tissu cellulaire sous-cutané, entre les muscles, met à se développer un temps qui varie de deux mois à un an, et donne lieu à une tumeur semblable à une veine variqueuse et qui se termine par un petit abcès, en même temps que survient un prurit insupportable. Pelotonné dans cette tumeur, le ver parfois sort en totalité avec le pus ; mais d’autres fois il n’apparaît pas et sort plus tard en donnant lieu à un nouvel abcès si l’on n’a soin de l’extraire (tig. 226).
Fig. 226. — Pied droit atteint par le ver de Médine, b, ce ver enroulé autour d’un stylet pour son extraction, a’ a, embryons de la filaire de l’homme. (Gross. 80 diam..)
Le siège ordinaire de la filaire dans les parois du tronc, et principalement dans les membres inférieurs, conduit à penser que ce ver a dû pénétrer dans les tissus après avoir acquis un certain degré de développement. On sait aujourd'hui que ce parasite affecte les personnes qui séjournent les jambes nues dans des eaux stagnantes où les jeunes filaires peuvent vivre très-longtemps, 'et celles qui se couchent sur la terre les pieds et les bras nus; on a d’ailleurs observé dans l’Inde que les hommes qui portent l’eau sur leur dos, dans des sacs de cuir, sont souvent affectés du ver de Guinée dans les parties mises en contact avec ces sacs. Par conséquent, il n’est pas douteux que ce parasite ne se transmette par l’eau, et, du reste, c’est une opinion accréditée que la filaire, dans la plupart des contrées où elle règne, se gagne par l’eau appliquée à l’extérieur ou ingérée dans l’estomac. Les nègres , dans le
(1) F. Primer (Die Krankheiten des Orients. Erlangen, 1847, p. 250) a une seule fois rencontré ce parasite sur le cadavre d’un jeune nègre, en arrière du foie, entre les feuillets du mésentère ; c’est là un fait unique.
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Schemdi, gagnent la filaire en se baignant dans le Nil ; au Sénégal, en se plongeant dans l’eau du fleuve. Les personnes le plus généralement affectées du dragonneau, dans les provinces du Sennaar et du Cordofan, sont précisément celles qui se baignent dans les eaux stagnantes qui couvrent le sol du pays, ou qui s’abreuvent de ces mêmes eaux (Ferrari). L’influence des pluies et de l’humidité sur la propagation de ce ver est d’ailleurs bien connue partout où il se rencontre; celle de la chaleur ne l’est pas moins ; aussi est-ce dans les contrées chaudes, pendant les années humides ou à la suite de pluies abondantes, que l’on voit sévir ce parasite avec une fréquence tellement grande dans certains cas, qu’il serait possible de croire à une véritable épidémie. On peut penser, dans ces conditions, que la larve desséchée, et revenue à la vie par l’action de l’eau, acquiert un développement rapide sous l’influence de la chaleur, et partant cherche à pénétrer dans les tissus de l’homme, où elle arrive à son complet développement, puisqu’elle en sort pour rejeter ses petits au dehors. La question de savoir comment cette larve pénètre dans les tissus n’est pas encore jugée ; mais il y a lieu de croire qu’en raison de sa petitesse, un centième de millimètre d 'épaisseur environ, elle parvient à s’introduire dans le conduit excréteur d’une glande sudoripare ou dans la gaine d’un poil, et qu’elle arrive par ces canaux jusque sous le derme.
La contagion de la filaire, reconnue par plusieurs médecins, n’est pas absolument impossible ; on comprend qu’elle puisse avoir lieu par le fait d’un contact un peu prolongé. D’après Clotbey, le docteur Dussap aurait été atteint de cette affection après avoir pansé un grand nombre d’individus qui en étaient affectés. Nous ferons remarquer qu’une fois introduite dans les tissus, la filaire ne cherche guère à en sortir, et par conséquent, s’il est vrai que ce parasite se transmette par contagion, le fait est au moins très-rare.
Bibliographie. — Velschius, Exercitatio de vena medinensi, seu de dracunculis veterum , etc. p. 312-315, Augustæ Vindelic., 162ù. — Kampfer, Amænitates esot. politico-physico-medic ., fasc. 3, p. 52 A. Lempgo, 1712. — Bajon, Mémoires pour servir à V histoire de Cayenne et de la Guyane française, etc. Paris, 1777 ; anal, dans Journal de médecine, chirurgie, pharmacie, etc. , 1778, p. 385. — Fuchsius, Commentatio historico-medica de dracunculo Persarum, etc. léna et Strasbourg, 1785. - — -Th. Heath, Observ. on the générât, of Guinea worm ( Edinb . med. and surg. Journ., vol. XII, p. 120, 1816.) — Clotbey, Aperçu sur le ver dragonneau observé en Egypte. Marseille, 1830, p. 30. — C. Moreiiead, Transact. of the medical and physical Society of Calcutta, vol. YI, p. 020, 1833, et 1836, p. A2, t. VIII. — Bremser, Traité zoologique et physiologique sur les vers intestinaux de l’homme, trad. par Grundler, p. 198, 1837. — Mac Cleland,
Rem. on Dracunculus ( The Calcutta Jour n. ofnat. hist., t. I, p. 359, 1841). — Maisonneuve, Note sur un dragonneau observé à Paris ( Archives gèn. de médecine , 4e série, t. VI, p.472, 1844). — Ch. Robin, Comptes rend, de la Soe. de biol., 2e série, t. II, p. 35, 1855, et Gaz. mêd. de Paris, n° 23, 1865, p. 365. — Vautrin, Bull, de la Société anat., t. XXIX, p. 489, 1854. — Benoit, Du dragonneau ( Montpellier médical, juin 1857). — J. Balfour, Note on the incubation of Guinea worm [Edinburgh med. Journal, vol. IV, p. 442, 1858). — Cezilly, Observations sur le dragonneau. Thèse de Paris, 1858. — Davaine, Traité des entozoaires, etc., p. 696, 1860. — Meissner, Filaria Medinensis ( Schmidt’s Jahrbücher, t. CXIX, p. 51, 1863). — Bastian, On the structure and nature of the Dracunculus (Transact. of the Linn. Soc., t. XXIV, p. 101, 1863). — Hirsch, Handb. der historisch-geograph. Pathol., p. 523. Erlangen, 1 862-1864.
— Follin, Traité de pathologie ext. , t. II, p. 108. Paris, 1863. — Guyon, Comptes rendus de l’Acad. des sciences, 7 nov. 1864, et Gaz. hebdom ., p. 792, 1864. — Jolliffe Tufnell, Dublin Journ., XLVIII, p. 45, 1869. — Clarence Coûpf.r, Med. Times and Gaz., niai 1871. — Fedschenko, Protocole des amis des sciencés naturelles (en russe) Moscou, 1869, p. 71, et 1874, p. 50. — Leuckart, loc. cit., t. II, p. 644.
2° Filaire oculaire ( Filaria lentis , Diesing) Cette variété ou espèce de liîaire a été trouvée trois fois dans l’humeur de Morgagni, chez des individus affectés de cataracte ; elle a le corps filiforme, blanc ou rougeâtre, la bouche inerme, l’anus distinct et terminal, la vulve située à l’extrémité caudale. Le mâle n’est pas connu.
Plusieurs auteurs conservent du doute sur l’existence de cette espèce qui n’a pas été retrouvée depuis Nordmann et Gescheidt ; par conséquent il serait nécessaire d’avoir de nouvelles observations avant de l’admettre définitivement.
Bibliographie. — Gescheidt, Die Entozoen dés Auges, eine naturhist. Ophthalm. sliizze [Zeitschrift f. die Ophthalmologie , etc., von F. -A. Hammon, t. III, p. 435, 1833). — A. de Nordmann, Micrograph . Beitrüge, etc. Berlin, 1832, p. 1 à 54.
— P. Rayer, Note additionn. sur les vers observés dans l’œil ou dans l’orbite des animaux vertébrés ( Archiv . de méd. comparée, fasc. 2, p. 113. Paris, 1343).
Filaire des bronches ( Filaria bronchialis Piud. — Hamularia lymphatica , Treutler). Ce ver, espèce peu différente de la précédente, cylindrique et d’une longueur de 27 millimètres, aurait été rencontré une seule fois par Treutler dans les ganglions bronchiques d’un homme épuisé et phthisique; mais il y a lieu de douter aussi de son existence. (Treutler, De vermibus filiformis in glandulis conglobatis bronchiorum reperds, dans Observ. path. anat., etc. Lipsiae, 1793, p. 11).
3 "Filaire de l'orbite [Filaria loa, Guyot). C’est un ver blanc cylindrique
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plus petit que la filaire de l’homme ; d’une longueur de 30 à 32 millimètres, il a une grosseur un peu moindre que celle d’une chanterelle de violon ; son extrémité postérieure est pointue, tandis que l’antérieure est obtuse ; la bouche est énorme.
Cette filaire existe sous la conjonctive des nègres, ainsi que l’a observé Guyot, chirurgien français, dans plusieurs voyages qu’il fit il y a cent ans à la côte d’Angola où ne règne point la filaire de Médine. Plus récemment Lestrille a eu l’occasion de rencontrer ce parasite dans l’œil d’un nègre du Gabon qui présentait les phénomènes suivants : clignotement fréquent, sensation d’un corps étranger gênant les mouvements de la paupière supérieure, injection des vaisseaux de la choroïde et larmoiement. A la partie supéro-antérieure du globe de l’œil, vers l’angle externe, la conjonctive était soulevée par un corps allongé flexueux qui s’étendait dans le sens transversal. Ce corps à la première vue ne paraissait pas se mouvoir; mais en soulevant avec une pince à dissection la conjonctive qui était décollée dans une assez grande étendue, on aperçut aisément des mouvements de réflexion. Une incision ayant été faite à la conjonctive avec des ciseaux, le ver put être saisi à l’aide de pinces.
Bibliographie. — Guyot, Mém., dissert, et observ. de chirurgie, par Arraehart. Paris, 1805, p. 228. — Rayer, Archiv. de méd. comparée. Paris, 18/i3, p. 113. — Lestrille, dans Gervais et Van Beneden, Zoologie médicale. Paris, 1859, t. Il, p. 143. — Guyon, Gaz. méd. de Paris, 1841, p. 106. — Le même, Comptes rendus de V Acad, des sciences, 1865, t. LIX, p. 743.
4° Filaire labiale [Filaria labialis). Ver filiforme de 30 millimètres qui a la tête allongée et la bouche entourée de quatre papilles. La femelle offre une vulve située à 3 millimètres de l’extrémité caudale, à 2 millimètres et demi de l’anus. Ce ver a été observé une fois à Naples chez un étudiant en médecine dont il occupait la lèvre supérieure ; celle-ci devint le siège de sensations de prurit et de fourmillements bientôt suivis d’une pustule acuminée renfermant le ver dans sa profondeur. (Pane, Nota su di un elminte hematoîde, dans Annali dell' Acadern. degli aspiranti naturalisa , Napoli, 1864, ser. 3, vol. IV.)
5° Filaire du sang de l'homme [ Filaria somguinis hominis). Cette dénomination a été donnée par Lewis à des larves rencontrées dans le sang de l’homme et provenant d’individus non encore spécifiés. Le corps de ces larves est long de 0,mm 35, épais de 0,009; la tête est arrondie, la queue terminée en pointe ; l’œsophage et l’intestin sont peu développés (tig. 227).
Ces parasites envahissent le réseau vasculaire tout entier, et de cette façon ils peuvent être obtenus par la piqûre des extrémités des doigts ou des orteils. On les voit sous le champ du microscope se mouvoir dans tous les sens avec rapidité et contiguïté, écartant les globules du sang et s’insinuant entre eux. Le sang n’est pas le seul milieu où l’on trouve ces vers, ils ont été encore rencontrés par Lewis dans les urines chyleuses. Leur
accumulation sur certains points peut amener une rupture et leur issue au dehors avec le sang ou la lymphe; c’est là ce qui explique leur présence dans les urines. Leur nombre est quelquefois considérable; Lewis a observé chez des malades atteints de chvlurie plusieurs de ces entozoaires dans une seule goutte de sang; il a pu, dans certains cas, les évaluer au chiffre approximatif de 140 000 pour la totalité du fluide sanguin.
Les altérations déterminées parla présence de ces vers et leur passage à travers les organes n’offrent rien de bien appréciable à l’œil nu. Toutefois, à l’examen microscopique, on constate que la substance corticale et la substance tubuleuse des reins renferment de nombreux vers, contenus principalement dans les parois de l’artère rénale et de ses plus fines branches. On ignore jusqu’ici si ces vers que l’on peut trouver avec le sang dans l’urine traversent exclusivement les corpuscules de Malpighi.
Les symptômes qui traduisent l’existence de ces vers sont depuis longtemps connus , mais ils n’ont été rattachés à leur véritable cause que dans ces derniers temps : ce sont ceux qui caractérisent l’affection désignée sous le
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nom à’ hématurie chyleuse ou d'hématurie graisseuse des pays chauds. Après quelques désordres du côté des fonctions digestives, survient en général un état fébrile accompagné de douleurs à la région des reins, avec irradiations le long des uretères vers le scrotum et les cuisses ; puis les urines prennent une coloration rouge due à la présence d’un grand nombre d’hématies au milieu desquelles on aperçoit quelques globules blancs (environ 1 pour 300, Crevaux) et de très-fines gouttelettes de graisse tenues en suspension dans l’urine et qui se séparent de ce liquide lorsqu’on vient à le traiter à plusieurs reprises par l’éther sulfurique.
La chylurie s'observe en Amérique depuis le 30e degré de latitude nord jusqu’au 35e degré latitude sud. C’est au Brésil qu’elle sévit avec le plus d’intensité. Juvenot l’a rencontrée jusque sur les rives de la Plata et de ses affluents. En Afrique, cette maladie a été signalée dans les colonies du Cap et de Natal, à Madagascar et surtout aux îles Bourbon et Maurice; son existence est nettement établie en Asie, surtout à Calcutta (Lewis), à Bombay (Carter), à Saigon (Crevaux).
Wucherer, De V hématurie intertropicale observée au Brésil ( Archives de médecine navale, t. XIII, février 1870 ; Gazeta medica da Bahia, 5 décembre 1868 et 30 septembre 1869). — Crevaux, De l’hématurie chyleuse ou graisseuse des pays chauds. Thèse de Paris, 1872, et Arch. de mèd. nav., t. XXII, p. 165, septembre 1874. — Lewis, On a haematozoon in human blood, its relation to chyluria and other diseascs. Calcutta, 1872; 2e édit. 1874. — Le même, The pathological significance of nematode haematozoa. Calcutta, 1874- — Ch. Robin, Traité des humeurs normales et morbides du corps de l'homme, 2e édit. Paris, 1874, p. 185.
Acanthocéphales.
Sous ce nom sont désignés des vers ronds en forme de tube, à sexes séparés, ovipares, munis d’une trompe propulsive armée de crochets, dépourvus débouché et d’intestin et se nourrissant par absorption. Bien que constituant un groupe particulier, ces vers sont néanmoins rares dans l’espèce humaine. Nous les plaçons à la suite des vers nématodes, avec lesquels ils ont une grande ressemblance de forme.
Ces vers forment un genre unique ( Echinorkynchus , Müller) qui comprend un grand nombre d’espèces vivant chez les animaux vertébrés dans l’intestin desquels ils habitent, solidement fixés aux parois par leur trompe; quelquefois, mais rarement, ils se rencontrent dans des kystes du mésentère.
L’échinorhynque a été trouvé exceptionnellement chez l’homme; toutefois sa présence y est attestée par les faits suivants :
Un garçon de neuf ans mourut d’une leucémie à Prague, et l’autopsie qui en fut faite révéla l’existence dans l'intestin grêle d’un échinorhynque femelle ( Echynorhynchus hominis , Lambl), long de 5,6, large de 0,6 millimètres. Ce ver avait une trompe petite, presque globuleuse , armée de huit rangées longitudinales de crochets disposés par séries transversales alternantes de chacune six. Incomplètement développé, il avait sans doute pénétré peu avant la mort dans son hôte définitif, où il avait été introduit d’une façon accidentelle vraisemblablement par l’eau renfermant l’hôte intermédiaire.
Chez un soldat qui avait longtemps séjourné dans l’Inde, et qui mourut en Angleterre, Weleh trouva, à l’autopsie, sous la muqueuse du jéjunum, enveloppé dans une couche de tissu transparent, un ver de très-petite dimension, que l’on reconnut être un échinorhynque enkysté. Rien pendant la vie n’avait pu faire supposer sa présence.
Bibliographie. — Lambl, Prager Vierteljahrschrift, 1859, 1er févr., pl. IV. — Welch, The presence of an encysted echinorhynchus in man ( The Lancet, 16 nov. 1872). — Leuckaiit, Die menschl. Parasiten, t. II, p. 725 et 801.