PLANCHE CXXXV
Fig. 1. Dissection faite par M. le docteur E.-Q. Le Gendre, d’un bourrelet hémorrhoïdal trouvé sur le cadavre d’une vieille femme. Du côté • aaa, la muqueuse a été enlevée, pour montrer la disposition des veines dont l’injection est naturelle; elles sont remplies par le sang coagulé. On voit nettement que c’est à l’extrémité de ces vaisseaux, dans leurs capillaires ccc, que se trouvent des renflements variqueux remplis de sang coagulé; du côté b b, la muqueuse est conservée.
Fig. 2. Bourrelet hémorrhoïdal circulaire existant depuis dix ans.
Fig. 3. Bourrelet hémorrhoïdal sorti et apparent depuis dix-sept ans, montrant, en aa, la muqueuse anale ulcérée.
Fig. h. Bourrelet hémorrhoïdal avec tumeurs multiples et pédiculées; la muqueuse anale est ulcérée vers le centre aaa.
Fig. 5. Bourrelet hémorrhoïdal très développé et entièrement sorti ; les plis rayonnés de l’anus forment à l’entour une saillie considérable : aa, les tumeurs hémorrhoïdaires sont très congestionnées.
Fig. 6. Profil de la même tumeur hémorrhoïdaire que la fig. 5, pour montrer la saillie qu’elle forme au dehors de la marge de l’anus.
Cette disposition a été dessinée pendant que le malade faisait des efforts de défécation pour maintenir ainsi la tumeur sortie au delà de l’action des sphincters.
Fig. 7. Tumeurs hémorrhoïdales anciennes, flétries et plus récentes : aaa, trois tumeurs plates formées par la peau, flétries, qui sont les restes d’hémorrhoïdes anciennes ; bb, tumeurs hémorrhoïdales plus récentes,
N. B. Les dessins des planches CXXXIV et CXXXV avaient été exécutés sous la direction de M. le baron Philippe Boyer, chirurgien de l’Hôtel-Dieu de Paris, avec le concours d’un de ses élèves les plus distingués, M. le docteur E.-Q. Le Gendre, prosecteur de l'amphithéâtre d’anatomie des hôpitaux. M. Boyer avait entrepris d’importantes recherches sur l’anatomie pathologique et le traitement des hémorrhoïdes. Des observations avaient été recueillies et de beaux dessins avaient été faits par ses soins; avant d'avoir pu réunir tous les matériaux d’une monographie qui aurait jeté un nouveau jour sur la nature et le traitement des hémorrhoïdes, M. le baron Boyer a été enlevé à la science en mars 1838. Nous remercions madame la baronne Boyer d’avoir bien voulu nous permettre de publier ces dessins. C’est aussi avec son autoisation que M. Le Gendre nous a communiqué quelques faits puisés dans les notes de cet habile et consciencieux chirurgien.
EXPLICATION DES PLANCHES