VÉGÉTATIONS SYPHILITIQUES PENDANT LA GROSSESSE
M. Huguier a opéré l’excision de cette énorme masse végétante en deux séances, sans avoir déterminé de fausse couche ; chacun des lobes principaux renfermait une artère assez volumineuse pour donner du sang en jet après l’excision. Lors de l’accouchement, qui eut lieu à terme, ia malade était entièrement guérie ; il fallait même examiner les organes sexuels avec beaucoup d’attention pour retrouver quelques traces de l’opération et des diverses insertions pédiculaires.
a, masse végétante insérée sur le prépuce du clitoris; bbbb, lobes insérés dans les plis génito-cruraux ; cccc, lobes insérés sur les grandes lèvres; dddd, lobes insérés sur la fourchette, au périnée et autour de l’anus; e, dépression qui conduit à l’ouverture du vagin; f, dépression qui conduit à l’ouverture anale.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE
PLANCHE GLV.
TUMEUR CËLLUL0-VASCULA1RK ET PAPILLAIRE DU VAGIN. — VÉGÉTATIONS PAPILLAIRES DU COL UTÉRIN. — TUMEUR FIBREUSE DU VAGIN.
Fig. 1 et 2. Tumeur cellulo- vasculaire papillaire du vagin, sortant par l’ouverture de la vulve, observée chez une petite fille âgée de deux ans.
Fig. 1. La tumeur vue à l’extérieur : A, prépuce du clitoris enflammé, tuméfié et œdémateux; B, portion de la tumeur insérée sur la paroi antérieure et sur le bulbe uréthral ; C, portion insérée sur la partie postérieure droite du vagin; D, fente transversale placée entre les deux parties principales de la tumeur, et qui conduit dans la cavité du vagin; E E, grandes lèvres effacées et déjetées en dehors.
Fig 2. Anatomie pathologique de la pièce précédente. Les parties sont disséquées et vues par le côté gauche. La paroi latérale gauche est fendue dans toute sa longueur: A, prépuce du clitoris; BB, grandes lèvres; C, périnée; D, ouverture anale; E, moitié gauche de la symphyse des pubis; F, rectum; G, vessie; H, corps de l’utérus; 1 , portion intravaginale du col de l’utérus ; J JJ, vagin fendu par son bord gauche; K, soude qui, pour pénétrer dans la cavité de la vessie, passe successivement par l’ouverture vulvaire, la partie inférieure du vagin, puis par la portion vésicale ou rétro -pubienne de l’urèthre, au point marqué L ; toute la partie de ce canal qui était située en avant et au-dessous de la symphyse des pubis a été détruite par la tumeur et l’opération pratiquée pour l’extirper; MM, ulcération profonde et gangréneuse développée sur la partie où les deux principales portions de la tumeur étaient insérées ; N N, prolongement le long de la paroi antérieure du vagin ; OOO, groupes de petites tumeurs pédiculées, sessiles, qui sont produites par l’hypertrophie des papilles de la membrane muqueuse du vagin, et qui indiquent le siège, la nature et le mode de développement des deux portions principales de la tumeur, qui sortait par l’ouverture vulvaire.
Fig. 5. Tumeur fibreuse du vagin : aa, tumeur fibreuse; bb, vagin; cc, portion vaginale du col utérin.
Fig. 4 à 6. Éléments microscopiques de plaques muqueuses de la vulve et du col utérin.
Fig. 4. Groupe de papilles faiblement grossies.
Fig. 5. Papille montrant bien son enduit épithélial en A, et en B les cellules épithéliales isolées.
Fig. 6. Autre papille A, faiblement grossie; B, plus fortement grossie : aa, partie superficielle épithéliale; bb, partie profonde et fibroïde renfermant des noyaux allongés et étroits.
PLANCHE GLVI.