‹ Traité d'anatomie pathologique générale et spéciale (volume 2)Chapitre 70 sur 83 · PLANCHE CLXXXIX · texte numérisé non relu

PLANCHE CLXXXIX

SPEDALSKED. — PELLAGRE (1). — ÉLÉPHANT1ASIS.

Fig. 1. Tubercules revêtus de croûtes brunes, épaisses d’environ deux pouces. Ces tubercules sont comme de la corne, et consistent en animalcules morts. Les croûtes tombées, on voit les tubercules ulcérés ; et à leur surface, ainsi que dans la masse tuberculeuse même, vivent des millions d’acarus. (D’après Danielssen et Bœck.)

Fig. 2. Éléphantiasis du membre inférieur d’une femme dont les deux extrémités inférieures avaient atteint un tel degré d’éléphantiasis, que chacune égalait presque la grosseur du tronc. La surface était, comme l’indique le dessin, en partie lisse, en partie inégale et bosselée.

Fig. 3. Erythème squameux du dos des mains chez un pellagreux de soixante-quatre ans, né à Reims et n’ayant jamais mangé de maïs. Constitution robuste, hygiène satisfaisante, nourriture ordinaire des ouvriers.

Depuis douze ans, à chaque printemps, retour de la dermatose, des troubles digestifs et de la lypémanie. Le U mai 1860, violent accès de manie aiguë, au moment où l’érythème récent commençait à s’exfolier.

Exfoliation complète de l’épiderme, au sortir de l’hôpital, le 5 juin.

Récidive de l’érythème, le \k juin, sous l’influence du soleil.

La photographie est faite le U août 1860.

Les points en voie d’exfoliation sont d’un gris terreux; les points desquames sont rosés ( mal de la rosa). Plusieurs gerçures profondes existent vers le métacarpe. (Obs. XI, p. 30, de l’ouvrage De la pellagre sporadique, par M. Laudouzy, de Reims.

Fig. Zi. Érythème dorsal des mains chez un pellagreux de cinquante ans, né dans la Marne et n’ayant jamais mangé de maïs.

Constitution athlétique ; excellente nourriture, excellente hygiène.

Depuis treize ans, retour périodique de l’érythème vernal, des accidents digestifs et des accidents cérébraux.

La photographie a été faite, le k août, après la desquamation complète de l’érythème vernal survenu en mai. La face dorsale des mains et des doigts est noire avec des intervalles de peau rosée. (Obs. VIII de l’ouvrage de M. Landouzy, page 25.)

Fig. 5. Érythème squameux des pieds, chez un pellagreux de cinquante- cinq ans, né dans les Ardennes, et n’ayant jamais mangé de maïs.

Bonne constitution, mauvaise nourriture, mauvaise hygiène.

Érythème douloureux reparaissant depuis quatre ans, au printemps, avec troubles digestifs, diarrhée, affaiblissement général, rachialgie, tentatives de suicide.

La photographie a été faite le k août, au moment où la desquamation était déjà très avancée. Les points en voie d’exfoliation sont d’un gris sale ; les points desquamés sont d’une teinte rosée. (Obs. XIV de l’ouvrage de M. Landouzy, page 35.)

(1) Les figures 3, h, 5 de la planche CLXXXIX ont été dessinées d’après nature à l'Hôtel-Dieu de lleims, sous la direction de M. le docteur Landouzy ;

nous prions ce médecin distingué d’agréer nos bien sincères remercîments.

EXPLICATION DES PLANCHES

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