ATROPHIE. — HYPERTROPHIE
Fig. 1 et 2. Atrophie des circonvolutions cérébrales dans un cas d’idiotie.
Fig. 1. Hémisphère gauche du cerveau plus petit, plus aplati que le droit, offrant en A, à son extrémité postérieure et occipitale, un aspect pointu, et à 6 centimètres au-devant de sa terminaison, en B, des circonvolutions qui ont à peine la moitié des dimensions de celles des autres parties du cerveau.
Fig. 2. Ce même hémisphère gauche vu par sa face interne : on voit sur une coupe verticale de l’encéphale, derrière l’inflexion postérieure du corps calleux, en CC, des circonvolutions tout à fait comprimées et presque rudimentaires.
Fig. 3-5. Hypertrophie de la membrane musculaire et des autres tuniques du pylore, simulant le cancer.
Fig. 3. Portion pylorique de l’estomac : A, ouverture pylorique ; B, muqueuse stomacale ; C, coupe des tuniques du pylore : a, membrane muqueuse ; b, tunique musculaire ; c, tunique péritonéale ; d, tissu adipeux.
Fig. U. Tissu musculaire organique dans son ensemble.
Fig. 5. Fibro-cellules organiques isolées.
Nous reviendrons sur celte pièce à l’occasion des maladies de l’estomac; nous dirons seulement ici qu’elle provient d’une femme d’environ cinquante ans, qui, depuis plusieurs années, avait eu une maladie d’estomac simulant les symptômes du cancer: vomissements opiniâtres, tumeur sous l’hypochondre droit ; dépérissement. Pendant les deux derniers mois, cependant, les vomissements avaient cessé. Nous avons affaire ici à un exemple caractéristique d’hypertrophie concentrique de toutes les tuniques du pylore.
Fig. 6. Éléments microscopiques de la tunique musculaire d’une vessie généralement hypertrophiée : A, ensemble des fibro-cellulés ;
B, fibro-cellules dans leur ensemble rendues transparentes par l’acide acétique; C, fibro-cellules et noyaux isolés; a a, parois des fibro-cellules; bb, noyaux; cc, fibres élastiques.
Ce dessin reproduit aussi un des types les plus remarquables de l’hypertrophie partielle d’un organe simulant le cancer.
Fig. 7. Hypertrophie osseuse d’une côte à la suite d’une pleurésie chronique. A, côte coupée transversalement et montrant en a « la substance osseuse de nouvelle formation, et en bb, les anciennes limites de la côte. B, coupe verticale de cette côte.
Les pièces m’ont été communiquées par M. Parise, qui a publié sur ce sujet un travail fort remarquable dans les Archives générales de médecine, novembre et décembre 1849. Nous reviendrons sur celte altération à l’occasion delà pleurésie chronique.
Fig. 8 et 9. Hypertrophie osseuse: morceau d’une exostose considérable du sinus maxillaire, opérée par M. Michon.
Fig. 8. Segment de la coupe du tissu éburné montrant des couches concentriques.
Fig. 9. Structure microscopique de ce tissu, montrant des canaux étroitement juxtaposés et les corpuscules des os.
Nous avons fait figurer celte pièce comme ,type de l’hypertrophie concentrique et éburnée des os, tandis que la figure 7 montre plutôt une des formes de la périostite hypertrophique avec structure spongieuse et staiacliliforme.
Fig. 10, A et B, et pl. X, fig. 1. Hypertrophie des papilles de la peau.
Fig. 10, A. Condylome papillaire du gland, vu à la loupe, grossi 3 fois.
Fig. 10, B. Papille grossie 50 fois pour montrer les vaisseaux : aa, cellules épidermiques; b b, vaisseaux sanguins.