DANS L'ORGANISME CONSTITUÉ
On ne voit aucune fonction dévolue à la totalité des cellules, ni même à un certain nombre de tissus ou d'organes. Chacun a des propriétés ou des fonctions spéciales. La division des fonctions est la règle. Elle est en rapport avec la disposition particulière des organes, chacun apportant son concours pour constituer l'harmonie générale.
Les phénomènes communs à totis les organes sont ceux qui assurent leur existence^ et au nombre desquels se trouve la rénovatioa cellulaire intimement liée à la nutrition des organes avec laquelle elle est en rapport direct, 'comme il ressort très manifestement des observations faites à Tétat normal et pathologique.
On peut constater, en effet, que l'augmentation des éléments de nutrition favorise non seulement l'augmentation de volume des cellules quand elles ont T espace suffisant pour se développer, mais, encore celle de leur nombre, comme on en a la démonstration surtout dans les états pathologiques où ces phénomènes peuvent se présenter dans des conditions très variables, mais qui ne font que confirmer ce que nous avançons.
Or, les éléments de nutrition sont fournis par les éléments du. sangy c'est-à-dire à la fois par son plasma, ses globules rouges etses globules blancs. Si l'on ne connaît pas encore d'une manière très précise comment chaque partie est utilisée, on sait cependant que tous les liquides de l'économie sont fournis par le plasma, sanguin, que les hématies sont principalement les vecteurs de l'oxygène dans l'intimité des tissus, et que les globules blancs sortent aussi de l'appareil circulatoire par diapédèse, à l'état normal et à l'état pathologique, pour aller constituer certains éléments anatomiques.
Assurément on n'est pas d'accord sur le rôle que remplissent les éléments diapédésés. Si certains auteurs leur attribuent une fonction particulière dans l'inflammation, sous le nom de phajgocytose, qui, selon nous, est irrationnelle et inadmissible, comme, nous chercherons à le démontrer à propos de Tinflammation, ^