AVANT- PROPOS. IX
sont propres. Qui ne voit dès-lors que la physiologie, c'est-à-dire Yhistoire de la vie envisagée dans toutes ses conditions , doit intervenir dans les questions qui se rapportent à l'origine des maladies organiques?
C'est dans cet esprit qu'a été conçu le travail dont je soumets la première partie au jugement du public; j'ai cru devoir y réunir l'histoire biologique ou vitale des organes malades à leur histoire anatomique ; persuadé que le seul moyen de répandre de l'intérêt sur un sujet aussi aride, était de le rattacher à des considérations d'un ordre plus relevé.
Quant à la méthode que j'ai suivie, je l'ai puisée dans la nature même de la science dont j'avais à m'occuper. Avais -je à dévoiler la structure d'un organe altéré , son analyse toute mécanique consistait à le décomposer en ses tissus simples ou primitifs; s'agissait-il d'en étudier les propriétés vitales , me rappelant alors celles qui appartiennent à chaque tissu, je m'appliquais à déterminer si ces propriétés étaient exaltées ou affaiblies, perverties ou entièrement éteintes.