‹ Traité d'anatomie topographique avec applications à la chirurgie (volume 2)Chapitre 96 sur 219 · F. — TISSU CELLULAIRE · texte numérisé non relu

F. — TISSU CELLULAIRE

Tous les éléments dont se compose le cordon spermatique sont enveloppés d'une gaine celluleuse propre, et de plus séparés les uns des autres par une couche abondante de tissu conjonctif. Au milieu de ce tissu se trouvent des faisceaux de fibres musculaires lisses auxquels Henle a donné le nom de crémoi' 1er inteime. On y trouve encore les débris du canal péritonéo-vaginal, sous forme d'un mince cordon celluleux.

C'est au sein de cette couche celluleuse, et au milieu des éléments le plus souvent dissociés du cordon, que s'engage le sac des hernies inguinales. Lorsque la hernie guérit, que le collet s'oblitère, une portion du sac peut persister dans l'épaisseur du cordon, se remplir de liquide, et donner naissance à une

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variété rio kysle .■uni parubU^ quant a son urigiiio. ;n.-('lle inii réstillf diinc \wrsisLancc parlielli^ du noiuliiil périluuéo-viiginal.

Giraldts a signalé l'existence d'un groupe de granulations glandulaires c|iii seraient, pour cet auteur, nn débris du corps de WolfF. Elles siègent à la partie inférieure du cordon, au niveau du bord supérieur du testicule, entre le corps de i'épididyme et le canal déférent. Leurcavilé renferme un liquide transparent, el nul doute qu'elles ne soient le point de départ de kystes qui constituent une troisième variété.

J'ai déjà signalé l'existence do l'hydrocèle enkystée spcrmatique, développée entre la tôle de I'épididyme et le testicule el qui doit, à mon avis, être rangée

DA, darlos du cAlt oppoM.

parmi les kystes du cordon, puisqu'elle siège en dehors du teslicult^ proprement dit et de la tunique vaginale. De là une quatrième variété do kysle du cordon, caractérisée par la présence d'animalcules spermatiques dans le liquide. Celle hydrocële, ai-je dit plus bant, est conliguë au testicule, en raison du point oîi elle se développe; on trouve cependant des kystes à contenu spcrmatique sur un point plus élevé du cordon, à sa parlie moyenne, par e.xemple. Il est vraisemblable qu'ils oui pour point de dépari le vtu nbeirans de Huiler.

Le vas aberrans consiste en un diverticnlum d'une longueur de :2 à 3 cenlimé- Ires, communiquant avec le canal de I'épididyme, sur un point quelconque du trajet de cel organe. Sa forme esl celle d'un cône dont le sommet répond à I'épididyme. 11 se termine cji cul-de-sac, d'où le nom de canal déférent borgne.

VÉSICULES SÉMINAtHS.

que lui avait donné A. Cooper. Son existence n'est pns constante. D'apr6s M. Sappey, on le rencontre mit seulement une fois sur six. Le vas aberrans est, en général, considéré comme un débris du corps de WolIT.

En résumé, le cordon spermatique, composé des organes qui se rendent au testicule et do ceux qui en reviennent, offre les couches suivantes sur une coupe perpendiculaire à son axe, pratiquée à la racine des bourses, ainsi que le représente le schéma ci-contre [fig. 221), Ce sont d'abord les enveloppes du scrotum : peau, dartos, couche eelluleuse, crémasler, tunique fibreuse. Ces parties sont communes au cordon et au testicule. Vient ensuite le cordon proprement dit, entouré d'une sorte de toile eelluleuse, partant de l'orillcG inférieur du canal inguinal. Les éléments dont se compose le cordon présentent les rapports réciproques suivants : le canal déférent occupe, sauf le cas d'inversion, la partie postérieure ; deux groupes de veines sont, l'un antérieur, l'autre postérieur. Dans le groupe antérieur est comprise l'artère spermatique: au groupe postérieur correspondent : le canal déférent, les artères déférentielle et funiculaire. La plupart des lymphatiques sont annexés au groupe antérieur. Les nerfs sont accolés aux artères pour former les plexus spermatique et déférentiel.

11 résulte de ces dispositions que, dans l'opération du varicocèle, même en comprenant dans l'anse du ttl le plus grand nombre de veines possible, la nécessité absolue d'isoter le canal déférent oblige à laisser avec lui l'artère déférentielle et les veines du groupe postérieur, ce qui suffit à entretenir la nutrition du testicule. Par contre, c'est à cette même disposition anatomique que sont dues les récidives souvent observées au bout d'un certain temps.

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