E LA VOUTE PALATINE
Ul['(^ EHl' Fuil ol'lice de cloison entre la cavité buccale et la cavîlt^ îles fasses nasales.
La forme de la voûte palatine est Ir 6s- variable suivant les sujets et aussi suivant qu'on l'examine recouverte ou non de la muqueuse palalinu.
Considérée sur le squelette, elle représente une sorte de plateau horizontal supporté par des piliers verticaux qui sont les arcades alvéolaires. Mais, à l'état . frais, les angles formés par la rencontre de ces deux parties sont comblés par ', la membrane muqueuse, qui présente une épaisseur beaucoup plus grande en I ce point que sur la partie moyenne, ce dont rend exactement compte la '<
figure 98, qui représente une coupe verticfile et transversale de la voiUe palatine.
Sur celle coupe la voûte palatine h l'élal normal a donc la forme d'un plein einlre reposant sur deux piliers latéraux qui sont les arcades dentaires et supportant lui-même sur la ligne médiane la cloison des fosses nasales.
La hauteur de ht voûte, c'est-à-dire la perpendiculaire abaissée du sommet de j celle-ci sur un plan horizontal passant au-dessous des dentx, est en général / de I 1/2 à 2 ccnlinl^tre3 sur île» sujets bien conformés: mais cette hauteur
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ANATOMIE TCI'WHAPHIQCE.
peut ulliiiiidru îles dînieiiisons beaucoup plus grandes : cbez ceiluins suJeU, aa elTel, au lieu de former un plein cintre, la voûle palatine forme un^jiue, en surLe que le centre de la voûte est beaucoup plus élevé et que de ce centra parlent deux plans inclinés allant rejoindre les arcades dentaires.
Dans la division cougéniUle du palais, il n'est pas rare de trouver les deux apophyses palatines du maxillaire supérieur disposées sous forme d'un plan incliné en bas et en debors, au lieu de former un plan presque borizonlal comme à l'étal normal; il semble alors que les deux multiés de la voûle aient été déjetées en debors, tout en conservant leurs dimensions primilives. J'ai pu apprécier toute l'imporlutice do celle disposition sur une jeune Dlle atteinte de division congénitale de la voûte et du voile du palais, que j'ai opérée avec succès à l'hûpital Lariboisiëre. Dans ces cas, en effet, il y a assez d'éloffâ pour refaire une voûle complète : il suftil de décoller la muqueuse de l'haquB cftté, de rabattre les deux lambeaux, qui viennent s'adapler d'eux-mêmes parleursbords internes, sans qu'il soit nécessaire d'exercer dessus la moindre traction, en sorte que les incisions latérales ne présentent pas d'éeartement de leurs bords.
Chez ma jcime malade, lorsque les deux lambeaux furent abaissés et mis en contact, il y avait plutôt trop de muqueuse pour combler la perforation.
Les voûtes palatines, de forme ogivale, sont nécessairement rétrécies dans le sens transversal, ce qui donne lieu à du prognathùvie ; les arcades dentaires ne se correspondent plus; tes incisives supérieures font, en avant des inférieures, une saillie qui repousse la lèvre en avant, saillie d'autant plus disgracieuse que la lèvre, en général, est plus courte qu'à l'étal normal.
On a considéré jusqu'à notre époque colle disposition congénitale comme étant an-dessus des ressources de l'art, mais il est possible aujourd'hui de la faire disparaître, au moins en grande partie; de rendre h la voûte palatine sa forme, de faire rentrer les incisives en exerçant une pression longlemps soutenue sur les arcades dentaires avec des ressorts appuyant concentriqucment on excentriquement, suivant les cas. La condition indispensable au succès est l'IgB du sujet, qui ne doil pas avoir encore accompli son développement complet. / La voûle palatine, concave dans le sens transversal, l'est également dans le / sens anléro-postérieur. Sa partie la plus large est en arrière îi son union avec le voile, et sa partie la plus étroite en avant; les dimensions en largeur sont à peu prés égales aux dimensions en longueur, sauf pour les voûtes ogivales, bien enlendu. Sur un adulte bien conformé, elles varient de < à 5 cenlimèlres. \ l'occasion des fosses nasales j'ai étudié la face supérieure de l;i voûle p.'il.i-
Fig. SU