DE LA RÉGION OLFACTIVE EXTERNE. ()I
placé au-dessus le plus ordinairement, rarement au-dessous de l’orbite unique; les ouvertures du nez sont quelquefois oblitérées. On cite quelques exemples d’un nez double. Les fractures du nez ont quelquefois une gravité , que Ton explique très bien par l’ébranlement propagé , des os propres du nez ; à la lame perpendiculaire de l’ethmoïde , et de celle-ci à la lame horizontale , d’où résulte à la base du crâne , une fracture dont on connaît les dangers. La richesse vasculaire du nez, a fait donner le précepte, de tenter la réunion de ses plaies, après une ablation presque complète et même complète ; néanmoins , dans ce dernier cas, il y a peu d’espoir de succès , quoiqu’on en conçoive la possibilité ; le fait rapporté par Garengeot , ne rassure pas beaucoup les praticiens. Les mêmes raisons, ont suggéré l’idée de refaire un nez vivant, pour remédier à son absence. Cette sorte de prothèse , paroit avoir été imaginée dans les pays , où les malfaiteurs étaient punis par l’ablation du nez; elle est en usage de temps immémorial parmi les Indiens , et leur méthode est sans contredit, beaucoup plus rationnelle, que celle du chirurgien bolonais nommé Tagliacozzi, méthode au reste, que celui-ci a seulement la gloire d’avoir bien décrite, mais que l’on connaissait avant lui. Les premiers se servent de la peau solide de la région frontale ; le second donne le conseil de tailler le nez de nouveau, dans la peau de l’avant-bras. Dans tous les cas, les bords mutilés du nez doivent être rendus saignants, et l’on rabat sur eux, par sa base, le lambeau que l’on a coupé en triangle, e<
qui tient encore par sa pointe, au lieu duquel il est emprunté. Le nez est fréquemment le siège de tumeurs , d’un volume variable ; ce sont presque toujours des follicules cutanés, développés d’une manière morbide ; la nature folliculeuse de la peau le fait aisément concevoir. La distribution du nerf naso-lobaire , dans l’aile du nez, et aussi son origine du nerf nasal , dont la branche externe appartient aux paupières, a fait donner le conseil négligé d’ailleurs, d’appliquer dans l’ophtalmie , des vésicatoires sur l’aile du nez.
‘2 » Région olfactive interne.
(fosses nasales.)
La région olfactive interne , se compose de la partie anfractueuse de l’appareil olfactif, de laquelle toutefois on doit distraire les sinus, qui se rapportent à d’autres régions.
Elle est cachée profondément dans la face , et continue avec le nez. C’est à elle spécialement , qu’appartiennent les cornets , qui augmentent si fortement la surface de la membrane olfactive , en rétrécissant l’étendue transversale de la cavité ; en haut elle n’a pas plus de trois ou quatre lignes.
La cavité olfactive interne est ceinte par des parois, qui offrent deux faces : l une extérieure, propre au crâne , en haut ; à la voûte palatine , en bas ; et en dehors, aux régions zygomatique de l’orbite et des joues; l’autre interne , libre et muqueuse,.