‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 30 sur 102 · DE LA RÉGION OLFACTIVE INTERNE. Q · texte numérisé non relu

DE LA RÉGION OLFACTIVE INTERNE. Q

nets : j’en ai trouvé jusqu’à cinq., le plus souvent quatre.

Déductions pathologiques et opératoires . — La région olfactive interne manque tout-à-fait , plus souvent que l’externe. Son squelette peut être fracturé, dans les simples percussions du nez, ou par un instrument vulnérant qui traverserait l’orbite , la bouche, etc. On conçoit la gravité de celles de ces solutions de continuité qui siégeraient en haut. Dans le coriza, la tuméfaction delà membrane muqueuse, rétrécit la cavité, déjà rendue étroite parles cornets; de là, difficulté de la respiration par le nez ; le gonflement, dans les mêmes circonstances, du repli valvulaire du canal nasal, détermine le larmoiement. Les corps étrangers , venus du dehors , s’ils sont portés sur le plancher, glissent facilement, et tombent dans la gorge ; s’ils sont poussés en haut , ils s’enclavent , au contraire ; les différences de capacité de la cavité dans ces lieux, expliquent ces divers phénomènes. Les polypes naissent, le plus souvent, dans cette portion des narines, surtout sur sa paroi externe; ils ont tous pour premier effet, d’aplatir en dehors les cornets , et d’augmenter la cavité ; les plus durs, ceux qui sont fibreux, déjettent les parois plus loin , et augmentent souvent une des régions aux dépens de l’autre. J’ai observé, à Bicêtre, un fait dont, nulle part, je n’ai trouvé d’analogue r,

1 Long-temps avant que parût l’ouvrage de M. Velpeau , je citais dans mes cours d’anatomie topographique, ce

un polype fibreux et vasculaire , avait dilaté le trou sphéno’-palatin , et ensuite s’était porté , par cette ouverture dans la fosse zygomatique. La saillie de l’apophyse montante de l’os maxillaire, sert de guide pour le cathétérisme du canal nasal; pour l’exécuter on introduit, aplat, sur le plancher des narines, une sonde convenablement courbée, son bec regarde en dehors; lorsqu’elle est parvenue à un pouce de profondeur, on la retire doucement , faisant frotter la pointe contre la paroi externe; puis, au moment où elle est arrêtée par la saillie indiquée, on abaisse le pavillon, que l’on porte aussi un peu en dedans, et par ce mouvement de bascule, l’instrument pénétre facilement dans le canal nasal. De même le rapport du pavillon de la trompe d’Eustache, et de l’ouverture postérieure de la cavité olfactive , sert de guide dans le cathétérisme de la trompe; on doit, pour cette opération, employer une sonde courbée suivant un angle de cent trente-cinq degrés, l’introduire horizontalement , son bec étant dirigé en bas, et frottant contre le plancher des narines, et lorsqu’elle est arrivée au bord postérieur de ce plancher, ce que l’on reconnaît à sa chute dans le pharynx , on lui fait exécuter une rotation d’un quart de cercle en dehors , en même temps qu’on la fait basculer dans cette direction; alors elle pénétre facilement dans le conduit , ce que l’on reconnaît à sa fixité.

fait, dont mon collègue doit avoir lu la relation dans les cahiers deM. Paillard ; depuis, ii annonce qu’il en a observé un tout-à-fait semblable.

DE LA BOUCHE

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