ORDRE PREMIER
Voûte du crâne.
La voûte du crâne constitue une seule région très simple , V occipito-fvontale , partout formée des mêmes couches j la cessation des cheveux en avant, ne serait pas une raison suffisante pour y établir une région frontale j il conviendrait bien moins encore, d’en former une pariétale et une occipitale j ce serait s’exposer à de fréquentes , ennuyeuses et inutiles répétitions.
Région occipito-froütale.
Cette région impaire et symétrique, s’étend d’arrière en avant , depuis la protubérance occipitale externe, et une ligne menée de ce point aux apophyses mastoïdes, jusqu’à la bosse nasale et les sourcils ; sur les côtés, la cessation des cheveux la sépare en arrière, des régions mastoïdienne et auriculaire , tandis qu’en avant , elle est distincte de la tempe, par une ligne courbe à concavité inférieure, ligne que l’on trouve bien sur les os, mais que l’élève ne voit plus à l’extérieur, quand il veut apprécier l’étendue de cette région entière j qu’il sache pourtant, que les extrémités de cette courbe sont appuyées , l’une sur l’apophyse orbitaire externe , l’autre sur la racine de l’apophyse zigomatique , et ((u’elle même forme une demi-circonférence, dont cette dernière apophyse représente le diamètre. Ces limites sont toutes, comme on le voit, naturelles et faciles à poser.
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J^a forme de cette l'égion es(; celle; d’ime calotte (le sphère; on lui donne aussi qu(3l{picf(3is le nom de calollo cnimeniie. Son épaisseur varie suivant beaucoup de circonstances qui seront indiquées : lermc moyen, chez l’adulte, elle est de demi-pouce.
La région occipito-frontale présente deux faces, l’une cutanée, l’autre séreuse ; la première, convexe, est couverte de poils en arrière, les cheveux ; en avant, au contraire , dans un quart de sa longueur, elle est a peu près glabre; ces poils occupent les trois quarts postérieurs delà région; quelques-uns, en ar- • rière et en haut, ont une direction perpendiculaire, et constituent Vépi, autour duquel les autres formeni; une sorte de tourbillon , dirigé de droite à gauche En arrière, ils dépassent cette région, et s’avancent vers la nuque ; en avant ils cessent brusquement suivant une ligne variable, qui déterminela hauteur et certaines formes du front , dont les divers degrés d’inclinaison appartiennentau squelette; cette ligne tantôt représente une courbe simple, à concavité inférieure, tantôt elle offre , au milieu , une convexité inférieure et deux demi-kines latérales , disposition généralement considérée comme la plus belle. En dehors et en avant , les cheveux se prolongent sur la tempe, mais en dehors et en arrière, ils cessent constamment , suivant une courbe à concavité in- Férieure , qui embrasse les régions auriculaire et mastoïdienne; dans leurs intervalles, on trouve les
‘ Les directions difféventc.s de celle-ci, que Pou obserx o quelquefois , sont artificielles.
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orlHoes de nombreux follicules sébacés. Le nombre des cheveux varie beaucoup , de même que leur f^rosseur et leur direction : tantôt ils sont très droits, tantôt très flexueux et frisés ^ ce dernier état est porté au plus haut degré dans le nègre ; leur couleur ne varie pas moins, depuis un blanc mat jusqu’au noir le plus foncé j leur longueur est restreinte chez nous par la mode j dans l’état de belle nature , ils descendent jusqu’à la partie inférieure du tronc , et alors leur accroissement cesse , ou se ralentit beaucoup j au contraire, ils croissent indéfiniment et même d’une quantité extraordinaire, lorsqu’on les coupe avant ce terme. — La partie glabre de cette région , le front , variable comme il a été dit, présente latéralement le relief des bosses frontales , et une dépression plus inférieure.
La face séreuse où cérébrale de la calotte crânienne est lisse , et habituellement humectée d’un fluide séreux; elle donne naissance sur la ligne médiane, à la grande faux delà dure-mère, et en arrière, au niveau d’une ligne menée entrp les apophyses mastoïdes et la protubérance occipitale externe, à la tente du cervelet, ce qu’il importe de Ijien apprécier en dehors, comme on le verra.
Structure. — 1“ Eléments. — Peu de parties composent cette région ; sa résistance est due à un squelette , que forment la partie supérieure du frontal et de 1' occipital, et presque toute la surface des pariétaux, pièces unies entre elles parles sutures sagittales , quelquefois la médiane du frontal , l’occipitopariétale ou lambdoïde et la fronto pariétale. Cette
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calotte osseuse présente au milieuj les ti(jus pariétaux, et en dedans , la crête frontale en avant, la {gouttière longitudinale en arrière j son épaisseur varie beaucoup suivant les âges : terme moyen, chez l’adulte elle est de cfuatre lignes j elle est plus grande en avant, sur la ligne médiane, au niveau de la crête frontale.
Les périostes externe et interne , passent sur les sutures , leur adhèrent et les fortifient beaucoup. Le périoste externe, péricrâne ^ ne présente rien de particulier j le périoste interne , duremère, est très fort, contient, dans son épaisseur, deux sinus , l’un longitudinal supérieur , l’autre latéral j au niveau de la jonction de ceux-ci , le pressoir d’Erophyle; ce dernier est placé sur la protubérance occipitale externe, les autres à la base des cloisons incomplètes, qu’envoie dans la cavité du crâne, la face interne de cette région; l’un, par conséquent, sur la ligne médiane, l’autre entre les apophyses mastoïdes et la protubél ance occipitale externe. Les seuls muscles occipitofrontaux, et leur aponévrose se rencontrent ici; rappelons que cette dernière, forme au crâne une calotte complète , galea-capitis ,q^neV on suit même jusque sur les tempes, et qu’avec ses muscles, elle joue un grand rôle dans cette région. Le tissu cellulaire y est rare et très dense en dedans des os ; en dehors, il est lamelleux et très lâche au-dessous du muscle occipito-frontal, l’inverse a lieu au-dessus de lui. La graisse se rencontre seulement dans ce dernie/T point; elle y est peu abondante.
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Les iH'tèrDs Jo celte rég^ion sont antérieures , postérieures, on latérales j les unes aussi sont exlérieures au squelette, les autres sont profondes; parmi les premièi'es, les antérieures sortent de l’orbite, et sont fournies par les branches sus-orbitaire et frontale de l’ophtalmique , artère qui émane d’un t.ronc cérébral^ les postérieures sont des rameaux de l’artère occipitale , qui elle-même sort de la nn- ([ue ; les latérales enfin sont fournies par les deux branches de la temporale et par l’auriculaire postérieure; toutes s’anastomosent entre elles. Parmi les secondes, les antérieures, méningées antérieures , appartiennent aux ethmoïdales ; les postérieures à l’occipitale, la pharyngienne inférieure et la vertébrale , ce sont les méningées postérieures ; les latérales à l’artère méningée moyenne. Les veines , en général, suivent le trajet des artères, à l’exception de la préparate ou frontale, qui pourtant, jusqu’à un certain point, représente le trajet de la branche frontale de l’ophtalmique, son volume est considérable et lui donne souvent à l’extérieur, uji relief très marqué ; de petites veines émissaires se trouvent au niveau des sutures, deux considérables surtout à la hauteur des trous pariétaux, sur le sommet de la région. Les vaisseaux lymphatiques internes ne sont pas connus; Mascagni dit pourtant en avoir vu quelques-uns dans la dure-mère ; ceux qui naissent à l’extérieur, forment deux faisceaux latéraux très considérables, qui suivent les artères lernporale, auriculaire postérieure, et se rendent dans les ganglions parotidiens et mastojdhms ; un
ANATOMIt: Tül’OCllAPHIQUK.
faisceau postérieur, suit Tartère occipitale et se rend dans les ganglions sous-sterno-mastoïdiens j enfin, un petit faisceau antérieur accompagne la veine frontale, descend à la face, et se rend dans les ganglions sous-maxillaires.
Les nerfs sont comme les vaisseaux , antérieurs , postérieurs et latéraux; les premiers sortent de l’orbite, ce sont les rameaux du nerf sus-orbitaire; les seconds viennent de la nuque , ce sont les branches postérieures des premiers nerfs cervicaux ; les derniers , enfin , sont des filets du nerf facial , du temporal superficiel du maxillaire inférieur, et du mastoïdien du plexus cervical.
Enfin la peau et le feuillet pariétal de l’arachnoïde, complètent tous les éléments de cette partie.
2° Rapports. — Les rapports de la région occipito-frontale sont d’une rare simplicité; les couches sont partout; uniformes ; la première est formée par la peau, dont la densité et la nature folliculaire ne peuvent être méconnues; la deuxième couche est constituée par un tissu cellulo- graisseux très dense, formant des brides qui lient intimement la peau à la couche suivante ; au milieu d’elle se trouvent tous les vaisseaux et nerfs extérieurs ; la troisième couche est formée par les muscles occipito-frontaux , et l’aponévrose épicrânienne. Ln tissu lamelleux très lâche forme la quatrième , e1. unit la précédente à un périoste externe, dont l’adhérence très forte au niveau des sutures et des trous pariétaux, est établie par des veines émissaires cl des prolongements fibreux, qui viennent de la