DE LA RÉGION MASTOÏDIENNE
avec le conduit régulier. Je n’ai trouvé aucun fait analogue dans les auteurs.
Déductions pathologiques et opératoires . ■ — On conçoit que des hernies encéphaliques cérébrales où cérébelleuses , pourraient se faire par la fontanelle de cette région j mais ce n’est pas ici le lieu d’élection de ces hernies. Les plaies antérieures ou postérieures, pourraient être accompagnées d’hémorragie , c’est en effet en avant et en arrière, que se trouvent les troncs vasculaires de la région ; les os sont quelquefois fracturés avec enfoncement vers le tympan seulement, ce qui, de prime-abord, pourrait être facilement pris, pour une lésion plus grave. La carie, la nécrose ou les exostoses de l’apophyse mastoïde, ne soirf, pas rares dans les affection syphilitiques. Les abcès de cette région, abcès presque toujours le résultat d’une altération de son squelette, ne dénotent souvent que très tard leur existence , après avoir fusé, comme il a déjà été dit, dans le conduit auditif. Les tumeurs que l’on trouve dans le sillon mastoïdo-auriculaire , peuvent être symptomatiquement produites, par les maladies de la région occipito-frontale -, ce sont des engorgements de ganglions lymphatiques. La peau de ce sillon, est très sujette à des ulcérations scrophuleuses, chez les jeunes enfants; la veine émissaire mastoïdienne, explique la bonté du précepte donné généralement, d’appliquer des sangsues sur cette région , dans les affections cérébrales. On a proposé * d’ouvrir ici un
' Jassor, diirurgien pru.ssicn , on 1793.
ANATOMII-; topo(;ra PHiQur:,
(‘oncliiit arl ificiel , sur ics cellules niasfüidieiines , dans divers buts, surtout pour ])erme(,tre l’accès fie 1 air dans la caisse du tympan , accès ([ui peut être empêché, par l’oblitération de la ti om pe d’Eustacbe. Cette opération , comme on le voit, n’est praticable que chez l’adulte, puisque c’est seulement à cetâ^e que les cellules mastoïdiennes existent j elle met l’individu , presque dans le cas de celui qui portoit dans la région mastoïdienne , un conduit auditif accessoire. Tout concourt à faire regarder cette opération comme rationnelle : la facilité de la faire , le peu de parties que l’on intéresse, si l’on s’éloigne du sillon mastoïdo-auriculaire , où sont des vaisseaux et des nerfs , la liberté avec lacjueUe l’air doit pénétrer par ce conduit, qui peut être regardé comme une trompe d’Eustache artificielle, et l’intégrité dans laquelle on maintient la membrane du tympan. Cette dernière circonstance , doit peut-être la faire préférer, à la perforation proposée par M. Cooper. L’accident funeste arrivé à J. Just, médecin du roi de Danemarck , qui mourut d’un érysipèle , à la suite de cette térébration, que lui pratiqua le professeur Kœlpin , de Copenhague , ne saurait la faire proscrire; quelle est, en effet l’opération , quelque légère quelle soit, qui ne puisse déterminer des accidents graves? La phlébotomie, l’incision la plus simple des parties molles, n’ont-t-elles pas eu cjuelquefois ces inconvénients? Personne, cependant, ne s’est avisé de les proscrire.