‹ Traite d'anatomie topographique, ou anatomie des regions du corps humainChapitre 6 sur 132 · DE L’ANATOMIE DE L’HOMME · texte numérisé non relu

DE L’ANATOMIE DE L’HOMME

L’anatomie humaine, ou l’anthropotomîe, qui doit ici spécialement nous occuper , n’est ainsi ([u’une division minime de la science générale de l’organisation j elle a pour objet la connaissance particulière du premier degré d’organisation de l’echclle des êtres qui en sont pourvus.

L’analyse par le scalpel, seul juoycn d’arriver à

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des connaissances anatomiques profondes^ a été de

nos jours portée si loin , qoe pour décrire le corps humain , en commençant par scs parties élémentaires, il faut aller bien au-delà de ce qui faisait le sujet des méditations d’anatomistes, même peu éloignés de nous. Et sans parler des globules microscopiques, à la recherche desquels Leuvenoëck et Hewson se sont surtout exercés, qui paraissent de nouveau aujourd’hui fixer l’attention des savants, et que M. Milne Edwards a trouvés semblables dans tous les tissus , et présentant partout un Soo^ de millimètre de diamètre, globules qui ne sont pas de véritables éléments anatomiques ^ , nos organes se composent d’un certain nombre de fibres qui, s'associant diversement , constituent les organes simples ou tissus élémentaires, tandis que, par une gradation successive de composition , ceux-ci donnent naissance aux organes complexes, dont l’ensemble forme les régions, et le corps tout entier.

Les fibres élémentaires généralement admises sont au nombre de trois : la celhdaii'e, la contractile et la nerveuse. Le savant auteur de la N omencla- 'tare anatomique moderne y ajoute encore la Jihre alhuginée, qu’il considère toutefois avec Béclard, comme une modification plus où moins éloignée de

’ Les cléments chimiques des tissus animaux, sont principalement : l’oxygène, l’hydrogène, le carhonc et l’azote, corps sinqiles , auxquels s’en surajoutent plys ou moins accessoirement, un certain nombre d’autres. (jCS éléments, par des combinaisons premières, forment les principes immédiats, qui deviennent^ leurtourla base des éléments anatomi(jues.

INTRODUCTION

la fibre celluJaire, se fondant sur son développement, sa composition cbirnique et les pliénomènes qui accompa(^nent sa décomposition par macération. M. Blainville va encore plus loin , il ne reconnaît que la fibre cellulaire et la fibre nerveuse. Suivant cet anatomiste célèbre, la fibre contractile n’est qu’une modification de la première j en effet, observe-t-il, dans les derniers animaux où il n’y a pas de muscles , les mouvements existent néanmoins, et sont produits par la fibre cellulaire. Cette opinion de M. Blainville , qui paraît singulière au premier abord, mérite un examen d’autant plus sérieux, que, chez l’homme lui-même, on voit dans quelquespoints, letissu cellulaire devenir contractUe, celui du dartos, et que dans d’autres lieux, on trouve un tissu qui, sous le rapport des propriétés et aussi delà composition chimique ^ , semble établir la transition, entre les tissus cellulaire et musculaire ^ • c’est le ûssn fibreux jaune où élastique. Nous ne parlons nullement de cette fibre invisible , unique et idéale des anciens, qu’ils regardaient comme composée d’eau , de terre et de fer.

Les organes, parties solides, qui ont une action 3 dans l’économie, sont fort nombreux : on les divise

’ Béclard a montré que le tissu fibreux jaune contient beaucoup de fibrine.

» Nous avons eu plusieurs occasions d’observer un petit muscle, tendu entre l’apophyse styloïde et le sommet de la petite corne de l’hyoïde, remplaçant le ligament stvlo-hyoïdien. Comme dans l’état normal, ce ligament est formé de tissu fibreux élastique, on conçoit facilement, d’apres ce qui a été dit, sa transformation musculaire.

3 Cbaussier, Tables synoptiques.

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en organes simples, eten organes complexes ;les organes simples sont généralement répandus dans un grand nombre de points du corps, et sont simples, surtout sous le rapport de la structure, les tissus cellulaire, adipeux, fibreux . Les organes complexes, sont formés d’un nombre variable d’organes simples, auxquels toujours se joignent d’autres organes complexes, tels que des vaisseaux, etc. L’estomac par exemple, est un organe complexe, formé des tissus cellulaire, séreux, etc., organes s impies, diWX.- (piels viennent se joindre des vaisseaux et des nerfs organes complexes.

Les organes simples, généralement répandus dans le corps humain, offrent un grand nombre d’analogies ; les organes complexes en présentent, de non moinsréelles,quoiquemoins nombreuses^ d’où l’idée de réunir en uncorps de sciencetoutes ces généralités organiques, conception éminemment philosophique, à laquelle nous sommes redevables de gé-

ncrale^ que l’on peut ainsi définir : la science de la généralisation desorganes. Bichat,dansson immortel ouvrage, à l’occasion des organes simples, tels que le tissu cellulaire et la graisse , présente nonseulementdes considéra tionsgénérales, mais encore il eutredans des spécialités, sur ces tissus considérés

* Cette dénomination d’anatomie {générale, donnée à la science de la généralisation des organes, n’est peut être pas la plus convenable, puisqu’elle tend à la faire confondre avec la science générale de l’organisation, ou l’anatomie étendfie à tous les êtres organises* Pour éviter toute ambiguité, il faudrait nommer la première Vanatomie générale des organes.

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