‹ Traité d'anesthésie chirurgicaleChapitre 25 sur 133 · COMPOSITION DES MÉLANGES ANESTHÉSIQUES · texte numérisé non relu

COMPOSITION DES MÉLANGES ANESTHÉSIQUES

plongé dans un mélange réfrigérant. La condensation des vapeurs commence immédiatement. On attend qu'elle soit complète, ce qui demande quelques minutes, après lesquelles le niveau du mercure reste stationnaire. Par cette condensation, le volume du mélange diminue ; comparée au volume primitif, cette diminution traduite par l'élévation de la colonne de mercure, donne directement la proportion de vapeur anesthésique et comparativement celle d'oxygène et d'azote.

Nous avons opéré à la température de la glace fondante, parce que ce refroidissement nous a paru suffisant. Nous aurions pu tenir compte, dansles résultats que nous avons obtenus, de la petite quantité de vapeur persistante, de la condensation de l'air et de la rétraction du verre sous l'influence du froid ; influence facile à calculer du moment que l'on connaît le coefficient de dilatation de ces corps : mais nous nous sommes assurés que ces causes prévues d'erreurs pouvaient être négligées sans inconvénient pour le but que nous nous proposions. Le mercure dont on veut se servir doit être soigneusement maintenu à la température du lieu où l'on opère, afin d'empêcher qu'une partie des vapeurs ne se condense sur les parois du tube au moment où le mélange gazeux le traverse.

A l'aide de ce moyen, qui n'est en quelque sorte que la contre-partie de celui dont s'est servi M. Lassaigne, nous avons obtenu les résultats suivants :

Température moyenne ~|- 18 degrés.

Température du mélange réfrigérant. . . -|- 0 —

4' Mélange fourni par les inhalateurs mécaniques.

Expérience. — Débit de l'appareil Duroy, entretenu au minimum d'écartement des siphons.

4 00 parties du mélange donnent :

Air

Vapeur de chloroforme. 5,00

COMPOSITION DES MÉLANGES ANESTIIÉSIQUES. 125 Expérience. — Débit du même appareil entretenu au maximum d'écartement des siphons.

■I 00 parties du mélange donnent :

(Azote 73,47

Air 93,00 r^ , .q m,

' (Oxygène 1^,56

Vapeur de chloroforme. 7,00 93,00

2» Mélange obtenu dans des conditions analogues à celles des appareils à air libre.

Expérience. — Mélange fourni par un courant d'air passant .sur une éponge contenant I gramme de chloroforme, et entretenu artificiellement avec un soufflet dont le jeu simule autant que possible les mouvements respiratoires. Le mélange est pris à 3 centimètres du foyer d'évaporation.

100 parties du mélange donnent :

Air 95,00

f Azote 75,05

(Oxygène 4 9,95

Vapeur de chloroforme. 5,00 95,00

Expérience. — Mélange obtenu dans les mêmes conditions ; seulement la quantité de chloroforme versée sur l'éponge est de 5 grammes au lieu de I gramme.

■100 parties du mélange donnent :

„, (Azote 74,26

Ar 94,00 „ , ,'„,

' (Oxygène 19,74

Vapeur de chloroforme. 6,00 94^00

3" Mélange obtenu dans des conditions analogues à colles des appareils à air confiné.

Expérience. — Mélange formé, à l'abri de toute agitation de l'air, dans un bocal contenant une éponge imbibée de chloroforme.

1 00 parties du mélange donnent :

(Azote 71,89

Air 9^00L .

\ Oxygène 19,11

Vapeur de chloroforme, 9,00 9^ qq

Expérience. — Mélange puisé dans un bocal d'un litre et demi rempli d'air, et dans lequel on a versé 8 grammes de chloroforme, en ayant soin d'agiler constamment le liquide pendant cinq minutes.

126 DOSAGE APPLIQUÉ A LA MÉTHODE ANESTHÉSIQUE. 100 parlies du mélaiigo donnent :

Nous avons employé le chloroforme de préférence, parce qu'il est beaucoup plus répandu dans la pratique ; sans aucun doute on obtiendrait avec l'éther des résultats comparables.

ARTICLE III

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