DOSA.GE APPLIQUÉ A LA MÉTHODE ANESTIIÉSIQUE
Irouve disposéfi une sorte de registre ou cadran gradué de 1 à 90 degrés.
b. A la rigueur, le titre du mélange destiné aux inhalations peut être réglé par l'opérateur, mais là s'arrêtent les efforts des partisans de l'anesthésiraétrie, qui se sont montrés dans leurs essais plus physiciens que physiologistes. La deuxième condition indispensable à l'existence du dosage, et qui réside dans la détermination approximative, sinon rigoureuse, des quantités de médicament qui sont absorbées, présente une difficulté que nous croyons insurmontable. A force de patience et de recherches, on pourrait encore établir un certain rapport entre le titre du mélange aéro-éthéré et les différents rhythmes de la respiration, de façon à obtenir la pénétration d'une quantité approximativement connue d'éther ou de chloroforme dans l'appareil pulmonaire. Mais les poumons sont bien différents des premières voies relativement à l'absorption des médicaments. Il est accepté que ceux-ci, confiés à l'estomac sous une forme convenable, sont intégralement absorbés ; confiés aux poumons , au contraire , ils ne font que traverser l'appareil, et sont rejetés en grande partie pendant le mouvement, d'expiration. On peut savoir à peu près ce qu'il entre de vapeurs stupéfiantes dans un mouvement ou une série de mouvements d'aspiration ; on ne sait pas ce qu'il en sort. Comment déterminer ce qui reste? Et pourtant ce qui reste est la seule partie absorbée, la seule dont il faille tenir compte. Quiconque sera tenté d'entreprendre la tâche ingrate de résoudre le problème du dosage appliqué à la méthode anesthésique, devra d'abord compter avec l'énergie de l'absorption pulmonaire : jusqu'à ce moment, la précision mécanique mise au service de l'éthérisation chez l'homme est plus apparente que réelle ; les régulateurs, les mensurateurs thermoraétriques sont bons, tout au plus, pour déterminer la quantité de vapeur qu'eut aspirée un soufflet, mais ils ne peuvent donner de résultats sérieux quand ils sont apphqués à l'acte si complexe, on peut dire si personnel, de la respiration.