INTRODUCTION
En publiant, avec notre collaborateur M. Duroy, nos recherches physiologiques sur les agents anesthésiques, notre but principal était de servir la cause de Fanesthésie chirurgicale.
Le grand intérêt pratique de cette question, les développements qu'elle comporte, nous avaient décidés, dès le principe, à en faire l'objet d'une pubhcation spéciale qui se trouve annoncée à la fm de l'introduction de notre premier travail (1).
Pour réaliser ce projet, deux partis se présentaient : rester sur le terrain de la physiologie expérimentale, et conclure, sans plus ample informé, des animaux à l'homme ; ou bien poursuivre notre enquête, faire pour ce dernier ce que nous avions fait pour les premiers, interroger l'observation sans opinion préconçue, et voir, avant de poser des conclusions et proposer des régies à suivre dans la pratique de l'anesthésie, quelles analogies et quelles différences peut susciter l'action des éthers, selon qu'elle s'exerce sur un animal ou sur l'Iiomme lui-même.
De ces deux voies, la première était la plus séduisante. En raison des lois si simples et si rigoureuses qui régissent les effets anesthésiques dans toute l'échelle zoologique, il eût été facile de déterminer les conditions physiques des inhalations, capables de contenir dans des limites toujours inoflensives l'action progressive du médicament.
(1) Du rôle (lé l'alcool cl des anesthésiques dans Vorganismey recherches expérimentales itnr LiKjjjcr Lallorriantl, Maurice Pcrrin et J. L. P. Duroy, Paris, J8G0, p. XI,