XII INTRODUCTION
une réaction de la vie psychique sur la vie organique, du moral sur le physique.
Appliquant alors ce que nous enseignait la pathologie générale, aux circonstances particulières de l'éthérisation, nous avons vu les mêmes causes favoriser la même aptitude, et divers troubles fonctionnels, tels qu'un accès de suffocation, un arrêt momentané des mouvements respiratoires , une grande fatigue des nerfs, etc., qui pouvaient faire croire à autant d'accidents spéciaux, aboutir tous à une syncope dont l'existence s'est révélée pendant la vie et après la mort.
De part et d'autre même diversité dans les troubles fonctionnels qui précèdent, même identité dans leur produit, même effet sans cause organique appréciable !
Par conséquent il est aussi inutile que dangereux de s'égarer à la recherche de causes de mort subite, spéciales à la chloroformisation ; il n'y a , dans ces événements imprévus , rien qui ne s'observe partout ailleurs dans l'exercice de la vie chez l'homme.
Nous devons aller ici au-devant d'une objection.
Du moment que la mort subite pendant l'état anesthésique est le résultat d'une syncope accidentelle, la chloroformisation n'a pas besoin de règles; elle réclame plus de bonheur que de prudence.
Nous croyons tout le contraire. En restituant à la vie psychique le rôle prépondérant qu'elle ne cesse d'exercer, on rappelle au clinicien qu'il n'a pas tout fait lorsqu'il s'est prémuni contre les dangers d'empoisonnement et d'asphyxie.
C'est surtout contre des difficultés d'un autre ordre qu'il doit être en défiance.
La chloroformisation n'est point une manipulation physique clrangùre à l'art de guérir, et dont rhal)ilc direclion soit ime