LE FEUILLE
Les chênes vus d’ensemble offrent les aspects pittoresques les plus variés. Nous en donnons comme exemple (fig. 93) un groupe tiré de la forêt de Fontainebleau. Ce groupe, qui comprend le Charlemagne et le Roland, est célèbre par la majesté de son ensemble.
Nous adressant dans cet ouvrage à des personnes sachant déjà dessiner et connaissant au moins les principes élémentaires du feuillé nous nous dispenserons de revenir sur ce sujet.
Devant les arbres, le peintre n’a pas à chercher la feuille, mais l'ensemble des groupes de feuilles, la direction de ces groupes et, enfin, leur expression. Ce qui doit le préoccuper d’abord, c'est le modelé et la couleur de ces ensembles de feuillage, selon la distance, et par-dessus tout la recherche des valeurs.
Ce serait une grande erreur que de chercher à analyser le feuillage; car, si multipliés que fussent les détails, ils seraient toujours au-dessous de ce que présente la nature. C’est pourquoi, pour peindre, il faut avoir beaucoup dessiné, afin de pouvoir, avec la couleur, simplifier le détail et l'interpréter, parfois même l’oublier pour ne voir ([lie la masse.